David James tout en lumière

L'artiste de Sutton David James crée des oeuvres... (Maxime Picard, Spectre Media)

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L'artiste de Sutton David James crée des oeuvres en verre moulé. Son exposition Luminosité et opacité comporte également trois imposants monuments de granit combiné à l'acier inoxydable.

Maxime Picard, Spectre Media

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Pour célébrer son 35e anniversaire, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke s'offre sa toute première exposition consacrée à des oeuvres de verre, en l'occurrence, les sculptures du Suttonais David James. Luminosité et opacité, exposée tout l'été au rez-de-chaussée du musée, comprend plus d'une trentaine de pièces de verre moulé.

« Moins de 10 pour cent des verriers au monde utilisent la technique du verre moulé, car elle est beaucoup plus exigeante et complexe que celle du verre soufflé. Je peux souffler une balle en une demi-heure, mais chacune des pièces ici est restée au four au moins une semaine, parfois trois semaines », explique celui qui travaille essentiellement avec le verre de cristal, dont l'attrait réside dans sa mystérieuse transparence.

« À sa sortie du four, la surface des oeuvres se refroidira rapidement, alors que le centre demeurera chaud un bon moment. La contraction extérieure sera donc plus rapide que celle à l'intérieur, alors il y aura une lutte entre les portions froide et chaude et si ce n'est pas bien géré, la pièce craquera. Aujourd'hui, demain ou dans cinq ans », souligne l'artiste d'origine ontarienne qui habite les Cantons-de-l'Est depuis une quinzaine d'années.

Un écureuil dans une bûche de bois

David James s'intéresse à la sculpture depuis toujours. À huit ans, il sculptait sa première pièce à l'aide d'un couteau de scout dans une bûche de bois destinée au poêle de la cuisine. La création, un petit écureuil, décore aujourd'hui encore son atelier. 

Après des études en histoire et en politique à l'Université Trent, une carrière de journaliste, réalisateur et correspondant à Ottawa, Montréal, Toronto et Paris pour CBC, puis une carrière de consultant, David James suit une formation, à l'âge de 46 ans, à la prestigieuse école de verre suédoise Riksglasskilon. En 1996, il ouvre son premier atelier et devient l'apprenti du verrier européen Colin Reid. Vingt ans plus tard, ses oeuvres sont exposées en Amérique du Nord comme en Europe.

L'artiste fabrique ses moules, polit le verre. Sa méthode de travail est basée sur le procédé de la coulée de cire perdue, traditionnellement utilisé pour réaliser les sculptures de bronze. Minutie, contrôle et patience sont nécessaires pour accomplir chaque création. 

« À un certain stade, la température du four diminue de moins d'un degré par heure sur une centaine d'heures », note celui dont les oeuvres ont été acquises par plusieurs collectionneurs particuliers à travers le monde. Par exemple, la pièce Portal a été acquise par un amateur d'art de Los Angeles en 2010 et la valeur marchande de l'oeuvre demeure, à ce jour, l'une des plus élevées pour une pièce de verre moulé réalisée par un artiste canadien.

L'exposition Luminosité et opacité comporte également trois imposants monuments de granit combiné à l'acier inoxydable.

« Je dessine les formes de granit et je les fais couper. Les oeuvres Ciel et Terre et Caught the Moon sont des reproductions en grand format des oeuvres du même nom en verre moulé », souligne le sculpteur né en 1949, qui a transité du verre à la pierre pour la première fois en 2008. Passant du même coup de petites oeuvres translucides à des oeuvres monumentales opaques. L'ensemble menant à l'exposition célébrée au Musée des beaux-arts jusqu'au 9 octobre.




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