Hommage aux femmes et à la vie

Amélie Pomerleau propose Dérobée chez Boréart durant tout... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Amélie Pomerleau propose Dérobée chez Boréart durant tout le mois de mai.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

En 2012, l'artiste Amélie Pomerleau a perdu son enfant peu après lui avoir donné naissance. De ce drame innommable est née une collection d'oeuvres touchantes qu'elle a intitulée Dérobée.

La jeune femme mettait la dernière touche, mardi matin, à l'exposition solo - la première de cette ampleur - qu'elle présente à Boréart tout le mois de mai. Elle y propose une trentaine de tableaux et de sculptures en hommage aux femmes, à la vie et surtout, dit-elle, à la résilience.

« Cet événement a été déterminant dans ma vie. Ç'a été un traumatisme. En fait, ça m'a tellement jetée par terre qu'il fallait que je me relève et que je me trace un nouveau chemin. Ma vie devait avoir un sens à tout prix », raconte-t-elle doucement.  

Plusieurs mois après le décès de son bébé, Amélie a repris d'instinct ses crayons et s'est mise à dessiner, pour atténuer sa peine et exprimer ses émotions encore vives. Sont ainsi apparues des robes, souvent soulevées, qui traduisaient cette impression « d'avoir été brusquée et volée ».

Depuis 2015, elle travaille activement à sa série Dérobée. Au point d'avoir maintenant le statut d'artiste professionnelle. 

« L'art me permet de mettre en lumière ce que je porte en moi, ma sensibilité, ma compassion et mon regard sur la vie. C'est maintenant une évidence que je dois faire cela. Je me sens complètement engagée dans ce chemin. »

En parcourant la salle, le visiteur découvre des tableaux ornés de silhouettes féminines habillées de « dentelle » ou de robes qui cachent parfois une seconde dimension.

Puis le regard est irrésistiblement attiré par ses sculptures de mains et de ventres rebondis, couvertes de mille détails : des empreintes de coquillages, de coraux, mais aussi d'éléments « humains ». Suffit de bien les observer pour prendre la mesure du travail qu'elle y a consacré, devant et derrière, en dessus comme en dessous.      

Riche parcours

Amélie Pomerleau est native de l'Alberta, mais habite le Québec depuis son adolescence. Elle possède une formation en art, composée entre autres d'un DEP en taille de pierre et d'un baccalauréat avec majeure en sculpture de l'Université Concordia. Ses stages et formations l'ont amenée aussi loin qu'en France et en Italie. 

Après la série Dérobée, elle se promet bien d'explorer d'autres thèmes, en conservant la touche poétique qui la caractérise. 

On devine déjà que la nature ne sera jamais bien loin. « La nature m'a beaucoup aidée à reprendre le dessus. J'ai pris conscience de son immense générosité ! Je sais que le printemps revient toujours ! »

Dérobée est présentée à Boréart du 3 au 28 mai. Le vernissage aura lieu le dimanche 7 mai de 13 h à 16 h.




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