Brome-Missisquoi a son cadavre exquis...

La fameuse valise verte a été mise en... (fournie)

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La fameuse valise verte a été mise en circulation en janvier. Le tout premier dessin était l'oeuvre de Mia, la fille de l'initiatrice du projet, Karina Sasseville.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Le jeu du cadavre exquis, vous connaissez ? L'histoire veut qu'il ait été inventé par un trio d'artistes surréalistes parisiens en 1925. C'est de cela que Karina Sasseville s'est inspirée pour donner naissance au projet La Valise, qui s'est joyeusement baladé dans Brome-Missisquoi cette année et dont le résultat final sera dévoilé ce dimanche à Dunham.

Le jeu du cadavre exquis repose sur un concept simple et amusant : plusieurs personnes mettent la main à une oeuvre collective (un poème ou un dessin), en poursuivant la création de la personne avant elle, sans voir ce que celle-ci a fait. Une fois achevé, l'ensemble est immanquablement déjanté... et surprenant.

« J'aime les petits projets communautaires rassembleurs, raconte l'initiatrice du projet. En 2016, je travaillais au Centre d'art de Dunham et je voulais que la salle soit visitée autrement, par un public plus familial, et pas juste lors d'expositions professionnelles. J'ai alors eu l'idée de créer La Valise. »

Elle a donc tenté l'expérience l'an dernier, à petite échelle. Une jolie valise rétro vert olive, remplie de papier, de crayons, accompagnés des consignes de base, avait franchi quelques portes de Dunham. L'imagination d'une trentaine d'artistes en herbe s'était traduite par une oeuvre collective qui l'avait ravie. 

Assez pour que la dame relance La Valise au début de 2017. Mise en circulation au début janvier, paraît-il que la valise verte a surtout visité Dunham et Sutton ces derniers mois. 

« Pour lancer la chaîne, j'y avais mis un mot et ma fille Mia avait glissé un dessin. Les gens devaient ensuite faire circuler la valise en écrivant un mot et en faisant un dessin inspiré de l'oeuvre précédente. Tout le monde ne devait utiliser que ce qu'il y avait à l'intérieur, c'est-à-dire des pastels, des crayons-feutres, des crayons de bois, des crayons de plomb et du papier. Ils avaient un maximum de trois jours pour la passer au suivant. »

Karina Sasseville a récupéré la valise à mi-parcours et en a profité pour ajouter du papier et récupérer la vingtaine d'oeuvres qui s'y trouvait déjà. Depuis, elle a perdu sa trace et espère impatiemment son retour. « Je l'attends. J'ai hâte de l'avoir ! », confiait-elle mercredi matin, à quelques jours de l'exposition.

Elle prévoit qu'une trentaine de personnes de tous les âges y auront mis leur grain de sel. Ces dessins et ces mots seront exposés dans l'ordre exact dans lequel ils ont été créés pour bien saisir la démarche des participants.

De ce qu'elle a vu à ce jour, Mme Sasseville se dit étonnée. « Il y a certaines choses pas logiques, des surprises ! C'est complètement varié. »

L'exposition 2017 n'a pas encore débuté qu'elle pense déjà à La Valise de 2018. « Je vais l'améliorer chaque année, en essayant entre autres d'avoir un meilleur contrôle sur son parcours. Je pourrais par exemple mettre moins de feuilles de papier à la fois dans la valise pour qu'on m'appelle quand le paquet est fini. Je pourrais ainsi revoir la valise plus souvent et la rediriger vers d'autres municipalités de Brome-Missisquoi. »

L'oeuvre collective sera exposée au Centre d'art de Dunham du 29 avril au 29 mai prochain. Le vernissage aura lieu le samedi 29 avril de 14 h à 17 h.




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