Dans le sillage des élections américaines

Robert Liddell expose pour la toute première fois... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Robert Liddell expose pour la toute première fois ses dessins, une réflexion sur les élections américaines.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) « Je suis quelqu'un qui ne parle pas beaucoup de ses émotions. C'est plus facile de les dessiner. »

Granbyen d'origine américaine, Robert Liddell a ressenti le besoin d'exprimer les sentiments par lesquels il est passé depuis l'élection de Donald Trump. On peut découvrir le résultat au Petit Boréart, où il expose ses dessins pour la première­ fois.

Dessinés à la mine, à l'encre et avec un peu de peinture, ses dessins représentant des visages sont pleins de contrastes et de nuances. Le premier de la série fait suite à l'élection du 6 novembre. Un autre fait écho à la marche des femmes organisée la veille de l'investiture du nouveau président américain. Stupéfaction, colère, réflexion, isolement : les émotions sont nombreuses selon la période évoquée.

« En tant qu'Américain, je regarde encore l'actualité qui vient de mon pays, explique le jeune designer industriel et artiste. Ce qui arrive au niveau de la politique me touche beaucoup actuellement. » 

Un portrait exposé représente d'ailleurs le moment où M. Liddell a décidé d'arrêter de se surexposer à l'actualité politique de son pays d'origine. « Ça change notre façon d'interagir avec les autres si on est toujours en train de penser que le monde est en train de crever, explique-t-il. C'est pas bon pour notre santé mentale. »

Ont suivi, chez lui, une réflexion et une recherche sur l'histoire des civilisations, qu'elles soient grecque, romaine ou même britannique.

« La civilisation continue. C'est une chose importante que je voulais faire ressortir. C'est normal que les empires se lèvent et tombent. C'est comme la respiration­ de la civilisation. »

On peut reconnaître l'influence du designer industriel dans ses oeuvres qui s'insèrent, par exemple, dans des jeux de lignes. 

Robert Liddell le dit lui-même : ses oeuvres n'entrent pas dans la catégorie des beaux arts et du réalisme. Elles sont créées pour être esthétiques.

L'exposition se poursuit jusqu'au 2 avril.




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