William S. Messier: un personnage nommé Granby...

William S. Messier a passé son adolescence à... (fournie)

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William S. Messier a passé son adolescence à Granby. Et, comme dans ses trois livres précédents, il n'hésite pas à faire de la ville qui l'a accueilli un personnage dans ses histoires.

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) William S. Messier est à quelques jours de voir son quatrième livre sortir en librairie. Dans Le basketball et ses fondamentaux, l'auteur originaire de Cowansville utilise une de ses passions - le basket- comme prétexte pour raconter des histoires et mettre en scène des personnages.

«C'est parti d'un désir d'écrire de façon plus ludique que Dixie (NDLR: son précédent roman). Le basket, j'en ai joué tout mon secondaire de manière presque obsessive. Dans la vingtaine, j'ai carrément arrêté. Puis j'ai renoué avec le sport dans ma trentaine», laisse savoir l'écrivain de 33 ans.

Cette tranche de vie explique que les cinq nouvelles formant son recueil soient entrecoupées de quatre textes à saveur auto-biographique - les fondamentaux - relatant des souvenirs d'adolescence. «Ces textes traitent de mon rapport au sport, de l'ambition que je nourrissais de devenir un joueur professionnel à l'époque, des heures que je passais à lancer mon ballon dans le panier, à répéter les mêmes gestes, ce qui peut paraître totalement insensé aujourd'hui», dit-il.

«Région molle»

Cette adolescence, il l'a passée à Granby. Et, comme dans ses trois bouquins précédents - Townships (2009), Épique (2010) et Dixie (2013) -, il n'hésite pas à faire de la ville qui a l'a accueilli un personnage dans ses histoires. 

«Dans mes trois premiers livres, la région de Brome-Missisquoi était davantage amenée comme un prisme à travers lequel on voit la vie. Elle servait de décor folk-country-rural, souligne-t-il. Là, la ville de Granby est venue par défaut, parce que je considère que c'est, à l'instar de beaucoup d'autres villes du Québec-, une région molle dans le sens qu'elle n'a pas une identité aussi forte que les Saguenay, Abitibi et autres Gaspésie. Ce n'est pas péjoratif: le Québec ordinaire se trouve là», croit-il.

Cette neutralité identitaire servait un beau terrain de jeu à l'auteur pour y planter un sport auquel le Québécois moyen ne s'identifie pas, ajoute-t-il. «Ça laisse énormément de place à la fiction.»

Radio communautaire et Websérie

Parlant de fiction, celui qui réside maintenant à Sherbrooke compte mettre une fois de plus Granby en valeur dans son prochain projet: une série de fiction audio qui sera offerte en baladodiffusion et pour laquelle il a reçu une bourse du Conseil des arts et des lettres. 

«Je vais inventer une radio communautaire pour le "village fantôme" de Savage Mills, cette espèce de hameau de quelques maisons qui a été inondé lors de la construction du réservoir Choinière, dans les années 70», indique-t-il.

William S. Messier est également à mettre la touche finale à une première expérience de scénarisation avec la websérie Terreur 404, qu'il a coécrite avec Samuel Archibald et qui sera réalisée par Sébastien Diaz.

Il s'agit de courtes histoires de peur en lien avec la techno-logie. «Le fait qu'on soit entourés de nouvelles technologies, mais qu'on ne sache pas exactement comment ça fonctionne laisse beaucoup de place à la créativité. On peut flirter allègrement avec l'horreur», souligne l'auteur.

Les capsules d'une dizaine de minutes seront diffusées au printemps sur tou.tv.

Le basketball et ses fondamentaux sortira en librairie le 28 février.




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