La cabane à sucre des Rivard: une nouvelle saga pour Mario Hade

Malgré la maladie, Mario Hade vient de faire... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Malgré la maladie, Mario Hade vient de faire paraître cette semaine son 14e roman depuis 2010, le premier tome d'une nouvelle saga familiale intitulée La cabane à sucre des Rivard.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Ce n'est pas la maladie qui arrêtera Mario Hade. Après ses Chroniques d'une p'tite ville et ses Nouvelles d'une p'tite ville, l'auteur granbyen vient de faire paraître cette semaine son 14e roman depuis 2010, le premier tome d'une nouvelle saga familiale intitulée La cabane à sucre des Rivard. Comme il est en Thaïlande pour recevoir des traitements, La Voix de l'Est s'est entretenue avec lui via internet.

Tout d'abord, comment allez-vous ? Comment va la santé ? Comment vont les traitements ?

R Je me porte à merveille considérant que je suis parti en fauteuil roulant et que maintenant, je marche, parfois même sans canne. Les traitements sont épuisants et douloureux, mais comme disent mes amis anglophones : « No pain, no gain ! » Cette expression prend tout son sens en ce moment, en ajoutant les exercices exténuants que je dois faire quotidiennement. Seuls avantages réels : le beau temps est là, et la piscine est désertée par les Thaïlandais parce que trop froid... à 31 degrés Celsius !

Q Quelle a été l'inspiration pour cette nouvelle saga ? Pourquoi le thème de la cabane à sucre ?

R Tout d'abord, il n'y a jamais eu de roman écrit sur les cabanes à sucre. Ensuite, c'est un pan de notre culture traditionnelle que de se retrouver en famille et entre amis pour le temps des sucres et encore aujourd'hui, à la cabane, pour déguster le sirop et la tire sur la neige. J'ai connu la cabane à sucre grâce à deux de mes oncles qui en possédaient dans ma jeunesse et j'avais le sentiment de faire partie d'une grande famille élargie avec mes cousins et cousines, moi, le p'tit gars de la ville. J'ai voulu remonter dans le temps, vers la fin du 19e siècle, alors que les chaudières et les goudrelles étaient en cèdre, que le bénévolat et l'entraide étaient des valeurs importantes dans la société.

Q Il est également question de maladie dans cette saga familiale puisqu'un des fils des Rivard est atteint d'un « terrible mal »... Pourquoi ? Quel est-il ?

R Le terrible mal, c'était ce qu'on appelait « le grand mal », l'épilepsie. C'était la chasse aux sorcières, c'était l'exorcisme de l'Église et la douleur du rejet par ses victimes. Étant moi-même atteint d'une maladie neurologie, la sclérose en plaques, j'ai voulu en parler, mais j'étais trop timide. D'autant plus que la sclérose était moins victime d'ostracisme que l'épilepsie. De plus, je connaissais personnellement le président actuel de l'organisme Épilepsie Granby et région ; il m'a convaincu du bien-fondé de ma démarche. Un double thème toucherait plus de gens et lèverait le voile sur cette maladie si mal connue encore aujourd'hui en 2017.

Q Le premier tome s'appelle Premières générations. Combien de « générations », ou de tomes si vous préférez, y aura-t-il ?

R Il y aura trois tomes qui couvriront plus ou moins un siècle, de l'époque du cheval et des chaudières en cèdre, à celle des tracteurs et des seaux de métal jusqu'à la tubulure et les séparateurs par osmose. Le spectre complet, quoi.

Q Continuez-vous à écrire malgré la maladie et les traitements ? Où en êtes-vous avec la suite de cette saga ?

R Je ne sais pas arrêter ! Ça fait partie de mon processus d'acceptation de ma maladie. Je ne dis pas que c'est facile, mais je ne peux pas arrêter. J'ai attaqué le deuxième tome avec beaucoup de plaisir et d'ardeur. Ça va bien. Mon quinzième livre sortira à l'automne pour la rentrée littéraire.

Synopsis

1930. Augustin Rivard et sa femme Marie-Laure poursuivent un grand rêve transmis de génération en génération: exploiter à son plein potentiel la vaste érablière familiale. Avec les années qui passent, les enfants contribuent à perpétuer le succès et la tradition. Mais un des garçons du couple, Henri, est atteint d'un terrible mal, considéré par plusieurs comme une intervention du Diable, ce qui bouleverse leur entourage. Les caprices de la nature, les médisances des villageois et la maladie arriveront-ils à compromettre la réussite de la cabane à sucre des Rivard?




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