La passion des sommets

Manon Marchand expose chez Boréart jusqu'au 5 mars.... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Manon Marchand expose chez Boréart jusqu'au 5 mars.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Fascinée par les montagnes, l'artiste peintre Manon Marchand transmet dans ses tableaux les sensations qu'elle a ressenties lors de ses expéditions dans les Rocheuses canadiennes et américaines, de même que dans les Alpes suisses, pour ne nommer que celles-là.

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Adepte de randonnée pédestre, l'artiste peintre traduit dans ses oeuvres les sensations qu'elle vit en montagne.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

Mme Marchand chausse facilement ses bottes de randonnée pour conquérir toutes sortes de sommets. Mais ceux qu'elle préfère, ce sont les plus hauts. 

« Je fais des montagnes ici, mais les Rocheuses sont plus imposantes, plus fascinantes, plus impressionnantes », explique-t-elle en entrevue chez Boréart, où son exposition Au coeur de la montagne prend l'affiche jusqu'au 5 mars. 

« Quand j'ai fait mes randonnées, j'ai eu des sensations fortes, j'ai senti les vibrations de la Terre, je me suis sentie plus groundée que jamais. Il y a quelque chose de magique qui s'est passé. Ce que cherche un artiste qui arrive dans son atelier est une sensation forte pour avoir un élan, pour avoir quelque chose d'intense à transmettre. »

Depuis 2015, elle peint des montagnes. Les toiles de son premier mouvement explosent de couleurs. La Maskoutaine travaille de façon intuitive, laisse libre expression à ses émotions. Durant le processus de création, la montagne se définit d'elle-même. « Mais des fois, je les manque ! Donc je roule mes toiles, je les mets de côté et je récupère toujours­ tout. »

Manon Marchand a d'ailleurs trouvé la façon idéale de récupérer ses montagnes. C'est ainsi qu'ont vu le jour les inukshuks, ces amas de pierres qui tiennent en équilibre, et les randonneurs qu'on peut voir dans le troisième courant de sa collection. 

« Mes inukshuks sont découpés dans de vieux tableaux de montagne. C'est comme si j'allais cueillir des roches dans cette montagne-là pour faire ça. Les inukshuks, dans les sentiers, c'est ce qui nous empêche de nous perdre, qui nous montre le chemin. Dans ma démarche, c'est comme si ça me disait de suivre ce chemin-là du collage, de trouver mon équilibre en plaçant les roches, de me recentrer pour continuer ma recherche. »

Les randonneurs, coiffés d'un chapeau et portant un sac à dos, ne sont pas définis. Les silhouettes des personnages coupés dans les anciennes montagnes, « ça montre davantage l'intériorité de l'être. C'est comme la montagne qui est en lui : il est groundé­ », explique l'artiste.

Monique Marchand parle aussi de mouvement. En effet, contrairement à ce qu'on voit dans la représentation habituelle d'une montagne, les siennes ne sont pas dures et définies pour ne plus bouger. Par son coup de pinceau, elle crée un mouvement au pied de son sujet, lui donnant une impression d'être éphémère. 

Le vernissage de son exposition s'est tenu dimanche après-midi. Malgré les avertissements de tempête, les invités étaient nombreux à être venus admirer les oeuvres et discuter­ avec l'artiste.

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