Yvan Lapalme peindra à l'aveugle

Yvan Lapalme peindra une toile les yeux bandés... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Yvan Lapalme peindra une toile les yeux bandés lors du Souper dans le Noir au profit de l'organisme l'O.E.I.L., samedi.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Depuis qu'on lui a diagnostiqué un cancer, le peintre Yvan Lapalme s'est mis en tête de découvrir de nouvelles choses, de tenter de nouvelles expériences, de relever de nouveaux défis. C'est exactement ce qu'il fera en créant pour la toute première fois une toile en direct... les yeux bandés !

« On voit souvent des non-voyants invités à se mettre dans la peau de voyants, comme pour le Défi-Vision, mais le contraire est plutôt rare », fait remarquer celui qui est présentement dans sa phase de rémission.

L'idée de peindre une toile à l'aveugle lui est venue l'année dernière, alors qu'il était assis à la même table que Pierre Champagne, le président de l'O.E.I.L., lors du souper annuel au profit de l'organisme. « Je jasais avec lui et je le trouvais vraiment inspirant de faire tout ce qu'il fait sans voir, même des travaux manuels avec son banc de scie ! » s'étonne encore l'artiste granbyen.

Il a lancé l'idée, elle a mûri dans la tête du président de l'O.E.I.L., et celui-ci l'a rappelé en début d'année pour l'inviter formellement à mettre en oeuvre son initiative.

C'est donc ce samedi, lors du Souper dans le Noir au Collège Mont-Sacré-Coeur, qu'Yvan Lapalme relèvera son défi. Privé du sens de la vue, il tentera de recréer son univers, sa marque de commerce, sur une toile de 24X36 pouces. Sa conjointe, Monique Forgues, lui servira de guide. « Elle confirmera si j'ai les bonnes couleurs ou si ma toile est bien remplie », explique-t-il.

Pour le reste, il se servira de ses autres sens, laisse-t-il savoir. « Je vais entre autres me servir de mes doigts pour mesurer les distances », cite-t-il en exemple.

Pratiquer ou pas ?

De prime abord, l'artiste-peintre avait décidé de ne pas se pratiquer avant le jour J. Mais il est revenu sur sa décision. « Une fois », précise-t-il.

Cette pratique ne se voulait toutefois pas tant pour « acquérir de l'expérience », mais pour « tester la communication » entre lui et celle qui lui servira de guide. « Et ça s'est très bien passé », assure-t-il. Le résultat qu'il dévoile à La Voix de l'Est est d'ailleurs plus que convaincant... « Je ne le fais pas tant pour le résultat que ça va donner, affirme pourtant M. Lapalme, mais bien pour le ressenti de l'expérience. »

Déjà, seulement avec la vingtaine de minutes qu'il a prises pour son petit test, il a été en mesure de faire quelques constats. « Je me suis aperçu que même quand je vois, mes mouvements se font machinalement. Je ne pense pas tant à ce que je vais faire; ce n'est pas moi qui parle à la toile, c'est elle qui me parle. Tout se fait de façon instinctive », dit-il.

La toile qu'Yvan Lapalme réalisera samedi sera remise à l'O.E.I.L.

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