Dans la bulle de Charles-Antoine Gosselin

Ex-membre de la formation Harvest Breed, Charles-Antoine Gosselin... (Pascal Grandmaison)

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Ex-membre de la formation Harvest Breed, Charles-Antoine Gosselin lancera son premier album solo, Bleu soleil, au mois de mars.

Pascal Grandmaison

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Waterloo) Charles-Antoine Gosselin sortira de la « retraite fermée » que lui impose la création de son premier album solo le temps d'un spectacle à la Maison de la culture de Waterloo ce samedi 28 janvier. Il proposera un show en toute intimité, en formule solo, dépouillé de tout artifice, à l'image des chansons qu'il nous offrira sur l'opus à paraître au mois de mars.

« C'est la formule que j'affectionne le plus, avoue l'auteur-compositeur-interprète au bout du fil. Je crée ma bulle, et j'invite le public à y entrer. »

Pendant une dizaine d'années, le Sherbrookois d'origine a préparé le terrain pour sa carrière solo au sein du groupe Harvest Breed (anciennement Jake and the Leprechauns). Il précise d'ailleurs que les fans de la formation « vont trouver leur compte » dans ce qu'il propose en solo puisque ce qu'il crée aujourd'hui « est dans la continuité » de ce qu'il proposait avec son groupe. « Comme c'est moi qui composais la musique, on peut faire des rapprochements », reconnaît celui qui donne aujourd'hui dans la tradition du folk anglophone « teintée d'un petit côté pop ». 

Son grand saut en solo, Charles-Antoine Gosselin l'a fait lorsque sa formation a décidé de prendre une pause. « Ça faisait longtemps que je voulais me lancer, ça date même d'avant la création de Jake and the Leprechauns. Mais le band me tenait tellement occupé que j'avais mis l'idée de côté », raconte-t-il.

Le musicien ne cache cependant pas être passé « à travers une crise existentielle » lors de la transition. « Je me suis questionné pour savoir ce que j'aimais de ce métier-là et ce qui me donnerait envie de continuer. »

Sur un coup de tête, il s'est inscrit aux Francouvertes. « C'est un défi que je me suis lancé. En étant accepté, je n'ai pas eu d'autres choix que de composer des chansons et de les enregistrer », dit-il.

Non seulement a-t-il terminé deuxième au concours en plus de remporter le prix de la chanson SOCAN pour Il en aura fallu du temps, mais il a trouvé la réponse à ses doutes et interrogations. « Quand j'ai vu la réaction des gens lorsque je leur ai présenté mes chansons, j'ai compris que j'étais à ma place. »

Cette même année, il a été des demi-finalistes au FICG, puis a remporté le festival de Petite-Vallée l'année suivante, en plus du prix de la chanson SOCAN pour L'hiver arriverait en retard.

Les deux titres primés, ainsi que les autres qu'il nous a présentés sur YouTube depuis deux ans, figureront d'ailleurs sur son album, laisse-t-il savoir.

Bleu soleil

Intitulé Bleu soleil, ce premier disque se voudra « à l'image de ce qui se passe dans ma vie depuis quelque temps », indique Charles-Antoine Gosselin. « Chaque chanson est un peu comme un court-métrage, mais le thème général qui ressort est la transition entre deux contrastes. Je suis passé d'un groupe à solo, je suis déménagé de la métropole à la campagne, dans les Laurentides... », cite-t-il en exemples.

Le titre évoque d'ailleurs la transition entre la nuit et le lever du jour. « Quand le soleil commence à peine à se lever, il teinte tout d'une couleur bleue », explique l'auteur-compositeur-interprète.

La création de cet album, co-réalisé avec Andre Papanicolaou, n'a pas été un long fleuve tranquille. « J'ai dû adapter ma façon de travailler, reconnaît le principal intéressé. Mais en même temps, je retire tellement de satisfaction à m'impliquer dans chaque étape du processus, j'en retire tellement de fierté que je ne trouve pas ça si dur que ça. »

Son principal défi, admet-il toutefois, s'est trouvé dans l'écriture des textes. « Je n'avais jamais vraiment fait ça avant, c'est Philippe (Custeau) qui s'en chargeait pour Harvest Breed. »

C'est ce qui explique l'adoption du français dans la transition. « Lui, il était plus à l'aise en anglais, pour moi, c'est plus naturel en français. »

Le passage de la langue de Shakespeare à celle de Molière implique toutefois un autre petit défi au niveau vocal. « C'est vraiment différent quand vient le temps de chanter, j'ai dû travailler pour trouver ma nouvelle voix », dit le chanteur et guitariste.

De ce qu'on a entendu jusqu'à présent, Charles-Antoine Gosselin n'a pas à rougir du résultat qu'il nous proposera sur disque en mars. Et à la Maison de la culture de Waterloo samedi.

Envie d'y aller ?

Quand : ce samedi 28 janvier 2017

 : à la Maison de la culture de Waterloo

Billetterie : www.mcwaterloo.com

Le saviez-vous ?

La Maison de la culture de Waterloo fut, à une certaine époque, le local de répétitions de la formation Harvest Breed.

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