Résonances boréales: «Ce projet-là, c'est moi»

Roman Zavada sera de passage au Centre culturel... (Sylvain Humbert, Cinetic)

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Roman Zavada sera de passage au Centre culturel St-John de Bromont pour présenter ses Résonances boréales.

Sylvain Humbert, Cinetic

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Bromont) À l'automne 2013, le pianiste Roman Zavada a mis le cap sur le Yukon. Une idée folle lui avait traversé l'esprit : aller enregistrer du matériel musical improvisé sous l'influence et l'inspiration des aurores boréales en prévision d'un album. « Je voulais repousser les limites de l'improvisation », dit-il. Résonances boréales est sorti l'an dernier, et avec le disque un spectacle multimédia, qui a été présenté à plusieurs reprises à la Société des arts technologiques (SAT) à Montréal. En attendant la tournée officielle, le Valois s'arrêtera au Centre culturel St-John de Bromont le temps d'un spectacle.

Ce spectacle, qui se tiendra le samedi 28 janvier prochain, est assez différent de celui présenté à la SAT, indique toutefois le pianiste d'entrée de jeu. « J'ai dû l'adapter pour des salles plus conventionnelles, qui ne sont pas équipées pour les projections sur 360 degrés », explique-t-il, précisant que les images défileront plutôt sur trois écrans. 

Autre grande différence : la durée de sa prestation a été doublée, passant de 42 minutes à environ une heure et demie, laisse-t-il également savoir. « Je jouerai mon disque Résonances boréales au complet, je revisiterai quelques compositions qui figurent sur mes albums précédents [ndlr : Terre de feu (2002) et Nuit des temps (2007) ] et je ferai découvrir des nouvelles compositions. »

« Résonances boréales, c'est avant tout un show de piano, tient-il à rappeler du même souffle. Le visuel vient compléter et offrir une autre dimension au spectacle, il sert en quelque sorte de décor. »

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Résonances boréales, c'est aussi un concept qui a su piquer la curiosité de plusieurs, au point d'offrir au pianiste de 34 ans une belle, une très belle année 2016.

Sylvain Humbert, Cinetic

Cinéma muet

Résonances boréales, c'est aussi un concept qui a su piquer la curiosité de plusieurs, au point d'offrir au pianiste de 34 ans une belle, une très belle année 2016. Car le projet a beaucoup fait jaser. Il a notamment été présenté au Festival de jazz de Montréal et à Montréal en lumières, en plus de se retrouver en nomination à l'ADISQ dans la catégorie Album de l'année - Instrumental. « Je suis vraiment content parce que ce projet-là, c'est moi, dit Roman Zavada. C'est tranquillement vers ça, de l'improvisation plus abstraite, que je veux me diriger, sans délaisser complètement le cinéma muet. »

Le cinéma muet... c'est là que tout a commencé pour celui qui a improvisé ses premières compositions... à l'âge de 4 ans ! « Ma mère est une pianiste... », répond-il simplement pour justifier cette précocité.

Mais un parent n'est pas nécessairement la personne la mieux désignée pour être le professeur de son enfant, et le petit Roman ne se gênait pas pour défier l'autorité et développer son talent en parallèle, loin du solfège, des gammes et des arpèges. Quand un ami de sa mère a laissé savoir qu'il se cherchait un pianiste pour improviser sur du cinéma muet à la Cinémathèque, elle a tout de suite pensé à son fils ; ce fut une révélation pour tout le monde. « Après, j'ai voulu faire sortir le concept dans des lieux plus mainstream... les bars, les cafés, raconte l'artiste autodidacte. Puis j'ai eu envie de revenir dans des lieux plus 'sérieux', des salles de spectacles, des festivals. »

Depuis, il roule sa bosse et entretient plusieurs projets. Il retournera notamment à la SAT en avril, et a pour objectif de partir en tournée avec son spectacle à l'automne. Il est également question de tenter une incursion à l'étranger, aux États-Unis et au Japon, entre autres.

À propos de Résonances boréales

L'improvisation musicale a été enregistrée près de Yellowknife, au bord du lac Prélude, en septembre 2013. Roman Zavada s'est fait donner un piano abandonné, qu'il a installé sur une plateforme de camping en bois, de laquelle il avait une vue à 360 degrés sur le ciel étoilé. De retour au Québec, il a retravaillé ses compositions pendant deux ans avant de les endisquer.

Les airs de Roman Zavada touchent une vaste palette de styles allant du classique au jazz, en passant par le rock progressif et la musique plus populaire.

Le pianiste a fait appel à l'ingénieur de son de l'Orchestre symphonique de Montréal pour son album, enregistré en multipistes. «Chaque couche de musique représente un peu chaque mouvement des aurores boréales», aime-t-il illustrer.

Les images ont été captées en 2015 par une petite équipe des Productions Figure 55, compagnie spécialisée dans la réalité virtuelle et la captation vidéo sur 360 degrés. Son fondateur, Pascal Pelletier, est natif de Saint-Césaire. 

Les images ont été tournées en haute résolution, à 30 images par seconde, avec un dispositif composé de cinq caméras. Certaines de ces images ont également servi au spectacle Aurorae, présenté au Planétarium de Montréal.

Envie d'y aller?

Quand: le samedi 28 janvier 2017 à 20h

: au Centre culturel St-John de Bromont

Billetterie: 450-534-4414 ou centreculturelstjohn.com

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