Jérémy Demay, l'humoriste qui vous veut du bien

Jérémy Demay entamera dans quelques jours le rodage... (fournie)

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Jérémy Demay entamera dans quelques jours le rodage de son deuxième spectacle, Vivant.

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Jérémy Demay entamera dans quelques jours le rodage de son deuxième spectacle, Vivant. Et c'est à Granby qu'il cassera la glace, mardi et mercredi prochains. Signe qu'il est très attendu, les deux représentations affichent déjà complet. Mais c'est loin de mettre de la pression sur les épaules du grand gaillard au bonheur inébranlable.

« Moi, je veux juste faire mon métier. Les attentes nous font trop souffrir dans la vie. Si les gens ont des attentes, c'est leur problème. Moi, je vais seulement faire de mon mieux, et je vous le garantis », dit-il, posé, ajoutant qu'il est quand même « avancé dans le processus » et qu'il saura s'éloigner de ses textes.

Le Français d'origine, débarqué au Québec en 2005, a su se créer « un style d'humour selon comment je suis dans la vie », mentionne-t-il. Vivant sera donc dans la continuité de son premier one man show, Ça arrête pu d'bien aller !.

Ses nouveaux numéros auront comme fil conducteur « tout ce qui me fait sentir vivant », laisse-t-il savoir. « Je parlerai du fait d'être privilégié d'être en vie, de vivre au Québec­, du fait que la vie est le résultat des choix que l'on fait, donc que c'est inutile de blâmer les autres... J'aborderai aussi l'importance d'exprimer ses émotions­ plutôt que de les refouler. »

« J'aurai un numéro sur la vieillesse, aussi, poursuit-il. J'aime l'idée de vieillir, j'aime la sagesse que je prends avec les années. Plus je vieillis, plus je me sens bien dans mon corps. J'aime les vieux. »

Et comme vieillesse va de pair avec la mort, il en sera aussi question dans le spectacle de Jérémy Demay. « J'ai été en contact très jeune avec la mort. Mon père est mort quand j'avais huit ans, raconte le Dijonais. Comme on va tous y faire face un jour, aussi bien l'accepter­ et en rire en attendant ! »

Et entre-temps, célébrer la vie ! « Le sexe, c'est merveilleux, c'est ce qui fait qu'on est tous ici aujourd'hui... il y aura un numéro sur ça aussi. »

Célébrer la vie

Célébrer la vie, Jérémy Demay décide de le faire chaque jour depuis qu'il s'est mis à remonter la pente d'une importante dépression, en 2009. Il raconte d'ailleurs ce passage à vide - mais surtout comment il s'en est sorti - dans le livre qu'il a publié en 2015, La Liste, qui trône encore au sommet des palmarès.

« J'étais en vacances à Cuba et l'idée d'écrire un livre m'est montée à la tête. Je suis rentré à la maison, et j'ai écrit un livre », raconte-t-il le plus simplement du monde. « Je voulais partager ce que j'avais vécu. » La Liste est rapidement­ devenu un best-seller.

Le trentenaire n'est pas étonné que son bouquin connaisse autant de succès. « Surpris que ça marche autant, oui, précise-t-il en appuyant sur son "autant", mais pas étonné que ça marche. On vit dans un monde où les gens souffrent de stress, d'anxiété, sont mal dans leur peau et aspirent à une vie meilleure. Je crois que mon livre est venu répondre à un besoin. »

Mais cette soif de « paix intérieure » n'est pas l'unique besoin auquel l'humoriste vient répondre. Il étanche également, et surtout, la soif de rire.

Lorsqu'on lui demande s'il craint de voir son offre diluée à cause du nombre record de nouveaux spectacles d'humour qui prendront la route en 2017 - 22 -, Demay répond tout simplement : « Wow ! Ça montre à quel point les gens ont besoin de rire et se divertir. »

« C'est sûr que ça vient morceler la tarte, mais je me compte privilégié d'être là, de faire le métier que je fais et d'en vivre, ajoute-t-il. Pour imager la situation, c'est comme si j'étais sur le troisième trio du Canadien. Même si je ne suis pas sur la première ligne, je suis quand même là, et je suis privilégié­. »

Il n'y a pas à dire : le verre de Jérémy Demay est toujours à moitié plein. « Toujours. Un ami à moi m'a dit un jour que tout, dans la vie, dépend d'où tu places ta caméra. J'essaie de voir la vie du meilleur angle possible. Parce que ce n'est pas tant ce qui t'arrive qui importe, sinon comment tu réagis­ », termine-­t-il, philosophe.

Outre Granby, Jérémy Demay s'arrêtera également, pour le rodage de Vivant, à la salle Laurent-Paquin d'Acton Vale, le 28 janvier, ainsi qu'au Théâtre des Tournesols de Cowansville­ les 12 et 13 mai. Il sera également de passage à la Maison de la culture de Waterloo­ les 23 et 24 février, mais les deux représentations affichent déjà complet. L'humoriste sera de retour au Palace de Granby­ le 4 novembre, après sa grande rentrée montréalaise le 17 octobre à l'Olympia.

Un bon ami d'Alex Nevsky

Jérémy Demay est un très bon ami d'Alex Nevsky. L'auteur-compositeur- granbyen lui a d'ailleurs dédié une chanson sur son album Nos eldorados.

« Pendant la période où je faisais l'album, je l'ai beaucoup vu. Il agissait à titre de psychologue, de gourou et de meilleur ami, disait d'ailleurs le chanteur à La Presse dans la foulée du lancement de son dernier disque. La chanson Réveille l'enfant qui dort, interprétée en duo avec Koriass, est en partie écrite pour lui. »

« Il a vraiment dit ça ? C'est cool, réagit Demay au bout du fil. Mais je crois que j'ai juste agi en ami. Je lui ai partagé le peu de sagesse que j'avais à des moments où il en avait besoin. Et ça m'a beaucoup ému qu'il écrive une chanson pour moi. »

Alex et lui se sont rencontrés il y a deux ans et demi lors d'un topo que l'humoriste faisait pour Salut Bonjour-, se remémore ce dernier. « On ne se connaissait ni personnellement ni professionnellement, mais on a eu un gros coup de foudre amical. On s'est échangé nos numéros de téléphone, et une amitié sincère et solide s'est développée entre nous deux. » Marie-Ève Lambert

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