La retraite en art du Dr Simoncelli

Luc Simoncelli a troqué son stéthoscope de médecin... (Alain Dion)

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Luc Simoncelli a troqué son stéthoscope de médecin urgentologue et tuteur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal pour devenir galeriste à Sutton.

Alain Dion

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Sutton) En entrant un jour au 20 de la rue Principale à Sutton, Luc Simoncelli a eu une véritable révélation. Dans cette ancienne boutique de vélos, il imaginait déjà sa future galerie d'art. Rencontre avec un jeune retraité de la médecine qui réalise aujourd'hui un grand rêve.

« Je suis passionné d'art depuis toujours et je troque mon stéthoscope d'urgentologue et tuteur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal pour devenir galeriste », explique-t-il. Après 25 ans de médecine d'urgence, à Montréal principalement, le p'tit gars de Montréal-Nord a pris sa retraite il y a trois ans.

« J'ai pratiqué la médecine avec passion, mais avec les horaires de fou et tout, ça rentre dans le corps. Et j'avais plein de projets. J'aime le sport - je pratique les arts martiaux -, la nature, l'art culinaire aussi », confie-t-il en avouant aborder la vie « à fond de train ».  

Il a fallu deux mois de travail pour faire du local anonyme de Sutton « une oeuvre d'art en soi ». Fluide, lumineux, différent, empreint de beauté, JazzArt Bazar correspond à l'idée que le Dr Simoncelli se faisait de sa galerie idéale. Même les cimaises - conçues par une amie sculptrice-soudeuse - sont uniques en leur genre.

Musique et trésors 

Inauguré depuis peu, l'endroit regorge de musique et de ce qu'il surnomme « ses trésors ». Réparti sur deux étages, l'espace immaculé met d'abord en vedette plusieurs oeuvres colorées de son réputé ami, le peintre émailleur Bernard Séguin Poirier, et des aquarelles sur toiles de sa dulcinée, France Lamarre.    

Apparaissent ensuite quelques huiles sur toile de lin de Patricia Bellerose et des oeuvres du maître italien Umberto Bruni, un autre de ses grands amis. Puis l'oeil se pose sur quelques objets d'art africains choisis avec soin. 

Une partie de l'étage impressionne également par ses raretés d'Orient. Sabres, bouddha, oeuvres de calligraphie japonaise, bol de thé du 12e siècle... Une collection qui fait la fierté du galeriste. 

« Je voulais qu'il y ait un côté éclectique dans cette galerie, je voulais faire voyager les gens », fait remarquer M. Simoncelli, lui-même grand voyageur.   

Les amateurs de musique ne manqueront pas non plus de remarquer la rutilante batterie du propriétaire, derrière laquelle il n'hésite pas à s'installer lorsque le coeur lui en dit. « Je suis batteur depuis une cinquantaine d'années. J'ai joué pas mal partout pour le plaisir... En fait, plus jeune, j'avais le choix entre devenir batteur ou médecin ! » lance-t-il avant de nous offrir un aperçu de son talent.

L'art qui guérit

Mais l'humaniste n'est jamais bien loin. Luc Simoncelli croit profondément aux vertus de l'art. « L'art et la musique apaisent et guérissent les gens. C'est bon pour la santé, ça fait du bien », affirme-t-il avec conviction. Pour cette raison, 3% des profits de la galerie seront versés à la recherche contre le cancer et l'aide humanitaire.       

Pour ce Suttonnais d'adoption - « C'est l'amour qui m'a amené ici. Sutton est un endroit merveilleux, un véritable havre d'art », dit-il -, le JazzArt Bazar est le fruit d'un grand investissement de coeur, de temps et d'argent. Et il suffit de voir son grand sourire pour comprendre à quel point il s'y sent comme un poisson dans l'eau. 

« Mon rêve est concrétisé. Je souhaite maintenant diffuser l'art, rendre les gens heureux et faire vivre ma galerie ! »

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