Simon Leblanc et les mécanismes de l'humour

«J'aime beaucoup écrire et produire des spectacles pour... (André Pichette, archives La Presse)

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«J'aime beaucoup écrire et produire des spectacles pour renouveler mon matériel et rester vif. Je ne me mets pas de pression, c'est mon rythme à moi», affirme Simon Leblanc.

André Pichette, archives La Presse

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Cowansville) Vous en connaissez beaucoup, vous, des humoristes qui mènent deux spectacles de front ? Pour Simon Leblanc, la chose s'est imposée d'elle-même... parce qu'il a trop de choses à dire.

Hyperactif, Simon Leblanc ? « Je suis assez calme de nature, mais je fais beaucoup de choses. J'ai juste de la misère à arrêter de penser ! J'ai tout le temps des histoires à raconter. »

Lorsqu'il mettra un terme à Tout court, qu'il a présenté plus de 160 fois et qu'il roulera jusqu'à l'automne 2017, l'humoriste lancera Malade dès l'hiver 2018. 

« Il n'y aura pas de délai. C'est fondamentalement pour une raison de créativité. J'aime beaucoup écrire et produire des spectacles pour renouveler mon matériel et rester vif. Je ne me mets pas de pression, c'est mon rythme à moi. »

Mais revenons à Tout court, que les gens de la région pourront voir dans les prochains jours. Sur scène, Simon Leblanc y apparaît seul, sans autre artifice que ses histoires de fou. 

C'est dans les gènes des Gaspésiens - il est né à Sainte-Anne-des-Monts - d'être de bons conteurs ? « On est des jaseurs. C'est familial. Je pense qu'on est tous un peu notre environnement. En Gaspésie l'hiver, c'est parfois long longtemps, alors on se retrouve dans les salons et on jase. »

Le caractériser n'est pas évident. Est-il humoriste/conteur ou conteur/humoriste ? « Ma famille, c'est l'humour. Je n'ai jamais vraiment croisé de conteurs. Mon style s'éloigne du stand-up pur et dur pour verser dans le conte. Mais le but des conteurs, c'est d'immerger les gens dans une histoire et les faire rire. Moi, c'est l'inverse : je veux d'abord faire rire et je suis vraiment heureux si j'arrive à immerger les gens dans une histoire. »

«Faut faire confiance au malheur»

Pour produire autant de matériel cocasse, on se demande s'il ne fait pas exprès pour causer inconsciemment les situations. « Non, je ne les provoque pas. J'ai juste des drôles de projets dans la vie ! De toute façon, si je les provoque, ça ne donne jamais de bonnes histoires. Faut faire confiance au malheur ! », lance-t-il en riant. 

S'il n'avait pas tâté l'humour avec autant de succès, il aurait peut-être été ingénieur mécanique ou physicien, intéressé qu'il est par les sciences. Quand on lui fait remarquer qu'il en est bien loin, le jeune homme ne partage pas notre opinion. « Je suis fasciné par les mécanismes, et en humour, ce n'est que ça. Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi ce médium-là. On a juste deux choses à contrôler : la réaction du public et ce qu'on leur dit. Ça s'analyse facilement. C'est proche de bâtir une machine... », croit l'artiste qui s'avoue « terriblement perfectionniste ».

Son succès, il l'a construit histoire par histoire, et l'attribue surtout à ce qu'il dit et comment il pense. Ne pas être passé par les canaux habituels - comme l'École de l'humour par exemple - ne lui cause aucun complexe, car il a amplement mérité sa place au soleil. « Si j'avais eu un succès facile et rapide, j'aurais pu être complexé, mais j'ai commencé doucement, dans des bars, avec parfois six personnes dans la salle. »

Cette époque est bel et bien révolue.

Envie d'y aller ?

Simon Leblanc sera à l'auditorium Massey-Vanier de Cowansville le vendredi 25 novembre à 20 h et au Palace de Granby les 12 et 13 décembre à 19 h 30.

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