Suspense au coeur de l'Amazonie

L'ancien journaliste de La Voix de l'Est, David... (Alain Dion)

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L'ancien journaliste de La Voix de l'Est, David Riendeau, publiait récemment son premier roman, Le testament.

Alain Dion

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Dans une autre vie, David Riendeau devait être sud-américain. Sa fascination pour cette partie du globe est intense, presque viscérale. C'était donc tout naturel pour lui de prendre la direction du Pérou, en 2011, et d'en faire naître un roman de suspense qu'il a baptisé, Le testament.

En fait, il a passé plusieurs mois dans ce pays, répartis en différents séjours. Durant un bon moment, cet ancien journaliste de La Voix de l'Est s'est notamment établi dans la région de Satipo, au centre du Pérou. Parti seul, avec une base d'espagnol, il a beaucoup observé, beaucoup écouté, beaucoup lu les journaux locaux, en s'imprégnant de tout.

« J'étais comme une éponge. Ça a été extrêmement nourrissant pour moi », dit-il.

En couchant dans les petits villages et en fréquentant les gens du coin, il a pu poser un regard différent, plus authentique, sur la réalité péruvienne.

« J'étais à l'extérieur du folklore et du circuit touristique, avec un arrière-plan plus cru, où pointait la corruption, raconte-t-il. Je me suis fait des amis qui m'ont mis en contact avec des gens pas très recommandables, dont des narcotrafiquants. C'était du bonbon pour moi, car j'avais accès à un univers sans concession. J'avais souvent l'impression d'être dans un film ! »

Comme la fois où l'armée l'a arrêté et contrôlé lors d'un périple à moto avec un ami sur une route fréquentée par les narcotrafiquants et les terroristes du Sentier lumineux. L'heure n'était pas à la rigolade, confie le jeune homme. « Mais étrangement, devant le danger réel, je me sens plus calme que dans ma réalité quotidienne... »

Virée à moto dans la jungle

C'est vers la fin de cette virée à moto, dans la jungle, que l'idée du livre s'est imposée. « Je divaguais, en me demandant ce qui arriverait si un tueur entrait dans ma chambre et me tirait. Et je me suis mis à tisser la trame du récit. »

Malgré le portrait sombre qu'il dresse du Pérou dans Le testament, le jeune homme en est visiblement fou. « J'aime sa proximité avec la tradition, sa mosaïque de cultures et sa géographie tout en contrastes - c'est toujours un sujet d'émerveillement pour moi qui adore le plein air. J'aime aussi son côté moins aseptisé, moins normé qu'ici. » 

Il a mis quatre ans à pondre ce roman, en étalant son écriture au Québec, au Pérou et en voyage ailleurs­ sur le continent. 

Bain de culture péruvienne

Tirée de son imagination, mais branchée sur la situation complexe du pays, l'histoire entremêle la mort du journaliste québécois Charles Bernard dans la jungle péruvienne, les tensions liées à un projet d'oléoduc, des tribus amazoniennes, une puissante multi­nationale canadienne, et la quête de Sophie - la conjointe de Charles - pour découvrir la vérité sur sa mort et l'enquête qu'il menait sur place.  

« Depuis le début de l'écriture, des choses se sont matérialisées au Pérou. C'est très collé à l'actualité et aux conflits qui se trament là-bas », fait remarquer ce « journaliste indépendant et écrivain-voyageur » qui signe ici son premier ouvrage.

Une fois passés par-dessus la typographie - c'est écrit très petit ! -, les amateurs du genre apprécieront le style bien tourné de David Riendeau, l'intrigue et le volet instructif du récit. L'auteur ne se contente pas d'écrire une histoire, il offre littéralement un bain de culture péruvienne.

Une suite est déjà en chantier.

Publié aux Éditions Montmartre, Le testament est disponible en format numérique sur Amazon et sur Kobo, ainsi qu'en version papier chez Buropro Citation des Galeries de Granby.

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