Henri Desclez vous invite au jardin

L'ancien bédéiste, rédacteur et éditeur Henri Desclez dans... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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L'ancien bédéiste, rédacteur et éditeur Henri Desclez dans son atelier, entouré de ses nombreuses toiles.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Cowansville) L'intérieur du Musée Bruck de Cowansville regorgera de couleurs éclatantes jusqu'à la mi--décembre, gracieuseté du peintre Henri Desclez. Avec son exposition Jardin mystique et cathédrales florales, l'artiste propose un véritable antidote- à la grisaille automnale.

« Onirique et fantastique ». C'est ainsi que Henri Desclez décrit son oeuvre. Quelque part entre le mandala et le kaléidoscope, ses oeuvres traversent le spectre des couleurs en entier. « Le kaléidoscope, c'est à l'infini. J'essaie de sortir de mon confort. Je travaille beaucoup mes couleurs, en chaud et en froid. J'ai une idée générale au départ, mais elle se transforme en cours de route », raconte celui qui entre dans une étanche « bulle » de création chaque fois qu'il pousse les portes de son atelier. Et cela arrive souvent. 

« Je peins tous les jours, tant par goût que par nécessité. »

Une première

C'est la première présence de l'artiste au Musée Bruck. Sa candidature a été retenue lors de l'appel de dossiers­ de l'an dernier. 

Au cours des deux prochains mois, 24 de ses oeuvres - pour la plupart de grand format - seront accrochées dans la salle Alexander Y. Jackson et la salle Raymonde et Léon Plomteux.

La directrice du Musée Bruck, Suzanne Morin, a été visiblement charmée par l'univers de Desclez. « Il a développé le thème de la nature de façon unique. On a l'impression d'entrer dans un jardin. Il y a quelque chose de mystique dans son oeuvre », fait-elle remarquer.

Proche de Goscinny et Hergé 

Établi au Québec depuis 1976, et à West Brome depuis une dizaine d'années, Henri Desclez - H.D. de son nom d'artiste - affiche un parcours fascinant. Ce Belge d'origine a commencé sa carrière de bédéiste aux côtés du célèbre père d'Astérix, Goscinny, puis il a côtoyé le non moins célèbre Hergé... « Ce sont des hommes que j'ai fréquentés et qui ont eu une très forte influence sur moi. Goscinny m'a donné ma première chance... Je garde d'eux un très bon souvenir », raconte-t-il.

On le connaît pour son travail au sein de plusieurs publications, dont Pilote, Tintin et Spirou. Dessinateur, rédacteur, éditeur, Henri Desclez a aussi oeuvré en télévision dans l'univers des productions jeunesse. On lui doit entre autres Monsieur Tranquille, Nic et Pic et Les Mics et les Micquettes

En 1999, du jour au lendemain, Henri Desclez laisse pourtant tomber ses activités professionnelles pour se consacrer exclusivement à la peinture. 

« J'ai toujours peint. Je possédais des tableaux inachevés parce que je manquais de temps. Et je vivais une frustration par rapport à cela. J'ai tout arrêté d'un coup pour assouvir cette passion. Je voulais aller au bout de mes rêves », confie l'artiste.

Inspiré du texte de Bernard Clavel, Si venaient à mourir tous les arbres du monde, il commence à peindre la nature. D'abord des arbres, puis de plus en plus de fleurs. Souvent des orchidées, toujours complexes, toujours­ hyper détaillées. 

Certaines toiles peuvent d'ailleurs exiger près d'un mois de travail à elles seules.

Noir et blanc

Étonnamment, cet amoureux fou des couleurs avoue que le noir et blanc ne l'effraie pas le moins du monde. Quelques tableaux en comptent déjà, dans une série où des figures humaines se glissent au coeur de toute cette nature. 

« C'est une période que j'ai eue, à la demande d'un ami qui souhaitait intégrer mon univers », dit-il. Des personnalités connues et moins connues, vivantes ou décédées, apparaissent donc parfois dans ses toiles. On peut y reconnaître le peintre lui-même, mais aussi Nelson Mandela, Magritte, Einstein et son bon ami Raôul Duguay, notamment.

Les deux hommes ont plusieurs choses en commun, dont un profond attachement pour la région de Brome-Missisquoi. « J'adore la région. Ça me fait penser à des endroits où j'ai habité dans le sud-ouest de la France », fait-il remarquer.

Et l'inspiration pour créer ces foisonnantes fresques, la puise-t-il au coeur d'un jardin luxuriant, niché sur sa propriété de West Brome ? « Mon jardin n'est pas grand, mais il est luxuriant, bien qu'un peu moins ces temps-ci ! De toute façon, je n'ai pas de problèmes d'imagination ! »

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