Les accords, gags et contorsions de Julien Tremblay

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L'humoriste Laurent Paquin a mis en scène ce premier spectacle solo de Julien Tremblay.

fournie par Marie-Daniel Lussier

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) On dit de lui qu'il est un virtuose de la guitare, mais vous n'aurez droit qu'à un accord à la fois - et souvent le même - en assistant au spectacle de l'humoriste Julien Tremblay. «Je veux être le seul gars qui a une guitare sur un stage, mais qui ne jouera jamais!»

Dans Humble et magnifique, l'instrument est pourtant un accessoire incontournable, presque aussi important que les blagues elles-mêmes. La guitare l'accompagne dans ses textes et remplace même le traditionnel coup de cymbales suivant les punchs.

Désolée, donc, mais aucun solo spectaculaire ne viendra pimenter le spectacle. «Je ne veux pas montrer mon talent musical, je veux faire de l'humour. De toute façon, je ne suis pas capable de me prendre au sérieux», confie le principal intéressé.

En effet. Julien Tremblay a bien compris que sa drôlerie et son énergie faisaient de plus en plus mouche au Québec.

Ajoutez à cela une gestuelle particulière et des formules prononcées en anglais sur un ton érotico-radio (Yeah Baby!) et vous avez la mesure du style unique de l'humoriste. «Certaines de mes formules commencent à être reprises par le public! C'est cool!», dit-il.

Pourtant, nombreux sont ceux qui, encore, posent la question qui tue: «C'est qui, Julien Tremblay?»

«Je n'ai pas de misère avec ça. Ma quête, ce n'est pas d'être populaire, c'est d'être drôle», laisse tomber celui qui gravite dans le milieu depuis 20 ans, tant à la radio, à la télévision que sur la scène. «J'avais des tribunes, disons plus low profile, mais ça payait l'hypothèque!»

Premier one-man-show

Ce n'est pourtant qu'aujourd'hui, à 41 ans, qu'il s'apprête à lancer son premier one-man-show, le 15 novembre prochain à Montréal. Et c'est beaucoup dans la région - à Cowansville, à Granby, puis à Acton Vale - qu'il y mettra la dernière touche.

En rodage de Humble et magnifique depuis un bon moment, Julien Tremblay est fier du résultat (presque) final. «Le show a beaucoup bougé depuis le début. Les wow!, on n'en a jamais assez. On passe le spectacle au scalpel chaque soir. Je suis très critique... Je laisse trois chances à un gag, sinon, je l'enlève.»

Ses textes, il les écrit avec un autre humoriste, Franky Laff, qui assure d'ailleurs sa première partie.

Mis en scène par Laurent Paquin, le spectacle profite d'un support visuel et musical important, grâce entre autres à la grosse machine Juste pour rire. «La première fois que j'ai vu les effets, j'ai paralysé de la gauche, rigole-t-il. Et je suis chaque fois flabbergasté».

«On n'atteint pas la perfection, ajoute le comique, mais les gens rient beaucoup et on rejoint un public large. J'aime montrer mon personnage, c'est-à-dire moi, fois 1000. C'est là que je suis rendu dans mon humour.»

Cet humour, dit-il, relève du stand-up traditionnel. Et son ton se veut positif avant tout. «Je parle du quotidien de tout le monde. C'est de l'humour pour les 13 à 93 ans. J'ai beaucoup de références - comme ma mère qui est sur Facebook, par exemple -, mais ce n'est pas nécessairement autobiographique. La vraisemblance, selon moi, n'apporte rien de plus aux gags. J'écoute beaucoup les autres et ça m'inspire.»

«Au fond, je suis juste une bibitte qui se contorsionne avec ses jokes!», résume Julien Tremblay sans trop s'embarrasser des étiquettes.

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