France D'Amour, tout en émotions

Ces dernières années, les fans de France D'Amour... (François Courville)

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Ces dernières années, les fans de France D'Amour ont découvert son côté feutré.

François Courville

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Il y a la France D'Amour rockeuse et énergique, et il y a la France D'Amour douce comme la mer. C'est la seconde version d'elle-même qui s'invite au Palace de Granby vendredi soir avec Bubble Bath & Champagne 2, son deuxième album jazz.

Que ceux qui crient au contre-emploi se rassurent: France D'Amour n'est pas devenue chanteuse de jazz sur un coup de tête, du jour au lendemain. C'était plutôt un retour aux sources pour la rouquine, qui avait étudié la guitare jazz au collégial.

Elle raconte. «Dans les dix dernières années, je faisais des standards de jazz durant les tests de son de mes spectacles. Étant donné que le jazz est tout en nuances, ça me déliait les cordes vocales. Mes musiciens me suggéraient toujours d'en faire en show et je répondais ''Ben non! ''. Puis, une fois, durant un long rappel, j'ai sorti une chanson de jazz. Je me suis lâchée lousse! Et les gens ont aimé ça. J'ai appelé un diffuseur de Port-Cartier pour tester quelques chansons là-bas et ça été concluant. Ça a donné mes Bubble Bath & Champagne

L'artiste aurait pu entamer cette nouvelle étape de sa carrière en se contentant de chanter des covers. C'est mal la connaître. Elle a plutôt choisi de créer ses propres oeuvres.

«Avec les années, je découvre que ma passion, c'est de composer. C'est un défi, un véritable travail d'orfèvrerie, de finesse. C'est aussi la signature d'un auteur-compositeur-interprète. C'est ce que j'aime faire. Tout le monde fait des reprises; j'aimerais qu'un jour les gens fassent les miennes. C'est comme un héritage que je laisse.»

Elle se donne même la peine, parfois, d'écrire quelques pièces jazz... en français. Elle avoue cependant que l'exercice est «très difficile». «En anglais, ça sonne jazz, en français, non. C'est comme ça. Je ne sais pas pourquoi.»

À Granby

On a tendance à croire que sa longue carrière - amorcée à Granby, rappelle-t-elle - l'a souvent amenée au Palace. Pas tant. «Je ne viens pas assez au Palace! Je n'y ai pas fait de spectacles si souvent... Même pas Bubble Bath & Champagne 1. Là, je me reprends!»

Tellement qu'elle a préparé un petit spécial pour sa venue chez nous. «Sur Facebook, quelqu'un m'a demandé le classique All The Way et je l'ai apprise pour cette personne. J'espère qu'elle sera au spectacle!»

France D'Amour interprétera bien sûr les pièces de son album Bubble Bath & Champagne 2, mais aussi quelques succès glanés dans sa dizaine d'albums, des reprises connues et même des chansons faites sur mesure pour ce spectacle. «Ce sont des chansons qui ne seront jamais endisquées, plus personnelles, teintées d'humour et réservées qu'au spectacle», dit-elle.

Sur scène, France D'Amour et sa fidèle guitare seront entourées d'un bassiste et du guitariste/chanteur Jason Lang pour qui elle n'a que de bons mots.

Un autre ton

Sa voix, fait-elle remarquer, ne fréquente pas les mêmes tonalités lorsqu'elle chante du jazz. «Alors que le rock est de l'énergie brute, il y a une fluidité dans le jazz. C'est tout en retenue et en émotion. Le sens des mots est aussi beaucoup plus important. Il y a une danse, un mouvement dans les mots... Ça demande beaucoup de raffinement. Je n'aurais pas pu faire du jazz plus jeune, car je n'avais pas ce raffinement.»

Elle s'y applique, cependant. «Je ne suis pas Ella Fitzgerald, j'ai encore des croûtes à manger et des affaires à apprendre. Je sais que je peux amener le frisson plus loin. J'y travaille encore. Ma voix, mon son, évoluent toujours pour en arriver à donner un impact émotionnel encore plus grand», affirme-t-elle.

Et lorsqu'elle a le temps de se prélasser dans son bain moussant, elle écoute quoi, France D'Amour? «Bubble Bath & Champagne. C'est le seul de mes albums que je peux écouter en raison de l'atmosphère qu'il dégage. C'est nouveau pour moi. Et cette semaine, j'ai écouté Gregory Porter. Quelle voix!»

Envie d'y aller ?

Quand?: le vendredi 14 octobre à 20h

Où?: Palace de Granby

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