La fantaisie selon Paul-Émile Racine

Paul-Émile Racine devant ses oeuvres surréalistes.... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

Agrandir

Paul-Émile Racine devant ses oeuvres surréalistes.

Alain Dion, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Fantasmagorique et ludique. C'est ainsi que l'artiste Paul-Émile Racine dépeint son travail. Et on lui donne parfaitement raison.

À travers son exposition Vers l'au-delà qu'il tient tout le mois d'octobre à Boréart, le résidant de Lac-Brome invite le public dans son univers à part.

«Il y a un volet surréaliste, mystique et fantaisiste dans mes oeuvres. J'ai toujours préféré la fantaisie et la poésie. En fait, j'ai la même griffe que du temps des Beaux-Arts il y a 40 ans, même si ça a évolué», fait remarquer celui qui se dit «très porté sur la spiritualité, mais agnostique».

En parcourant la salle, le visiteur comprend aisément cette signature qui est sienne. Toute en suggestion et dotée de plusieurs niveaux. «C'est fascinant de voir le premier degré, puis de travailler dans d'autres niveaux de subtilité. J'aime suggérer et induire la fascination.»

«J'aime penser qu'il y a un univers qui nous entoure, mais qu'on ne perçoit pas toujours. Quand on observe avec patience, on peut s'investir dans l'image», ajoute-t-il.

Pour apprécier les toiles - et les cinq sculptures de stéatite - de M. Racine à leur juste valeur, les curieux ont donc intérêt à se poser un instant, à ouvrir leur imaginaire et à laisser les multiples détails s'imposer d'eux-mêmes.

Ici, un visage humain, là, un bec d'oiseau, tantôt une silhouette se matérialisent selon le regard qu'on y porte.

On remarque beaucoup de noir, illuminé par des touches claires. «Mais je m'en vais vers quelque chose de plus lumineux, j'amorce un virage de transparence et de couleur», laisse-t-il entendre.

Il conserve cependant sa façon intuitive de travailler avec divers médiums (acrylique, encre de Chine...) et outils (papier sablé, pointe sèche, instruments de joaillerie...), qui lui permettent de multiplier les effets.

Artiste au long cours, il s'est promis que malgré le difficile marché de l'art et les aléas de la vie, il ne freinerait jamais sa créativité.

Il l'a donc écoutée chaque fois qu'elle s'est pointée. Pour résumer sa démarche, il cite... Albert Einstein. «Le plus beau sentiment que l'on puisse éprouver, c'est le sens du mystère. C'est la source de tout art véritable, de toute vraie science.»

Parallèlement à l'exposition de Paul-Émile Racine, l'autre moitié de la salle d'exposition est occupée par les oeuvres hyper réalistes que l'artiste Kéno Beauregard présente dans le cadre de son exposition Fascination brute: du dégoût à l'appétit.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer