La Mélodie du bonheur: «Beau pour les yeux et les oreilles»

Le rôle de Maria a été confié à... (Catherine Trudeau)

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Le rôle de Maria a été confié à la soprano Myriam Herman de l'Opéra de Montréal.

Catherine Trudeau

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Après des mois de répétition, la troupe de La Mélodie du bonheur, version granbyenne, met la dernière touche à cette comédie musicale qu'on promet de grande qualité.

De passage cette semaine à La Voix de l'Est, l'instigatrice du projet, la mezzo-soprano Sylvie Pellerin, et le metteur en scène Olivier Chagnon en avaient long à dire sur l'adaptation de cette oeuvre célèbre, qui fera résonner l'église St-George durant six représentations.

Pas moins de 28 comédiens-chanteurs monteront sur scène. Des artistes amateurs de la région qui ont impressionné lors des auditions de janvier dernier. Une cinquantaine d'enfants et d'adultes avaient alors tenté leur chance.

«Le casting s'est fait naturellement. Mais il n'y avait pas de garçons, alors on a trois filles qui jouent des rôles de garçons», explique Mme Pellerin.

Il ne faut pas croire que la gent masculine est absente pour autant. Le rôle du capitaine est tenu par Jacques Bouchard et celui de Max par Robert Porlier.

Tous ensemble, ils ont répété longtemps, sérieusement, pour atteindre la hauteur de leur talent.

Bon test

Il y a deux semaines, la distribution de La Mélodie du bonheur a offert sa toute première représentation à une douzaine de membres du milieu artistique triés sur le volet. Leur réaction, disent M. Chagnon et Mme Pellerin, a été pour l'équipe comme une formidable tape sur l'épaule. «On a reçu leur approbation. Plusieurs ont pleuré devant la beauté du spectacle.»

Qu'est-ce qui a pu les émouvoir autant? «Les chansons connues et les interprètes qui font remonter des souvenirs», affirme Olivier Chagnon.

«La musique et notre Maria, qui est exceptionnelle», renchérit Mme Pellerin.

Parlons-en de cette Maria, immortalisée au cinéma par Julie Andrews. Pour l'adaptation granbyenne, le rôle a été confié à la soprano Myriam Herman de l'Opéra de Montréal. «Les gens y croient. Elle a un rôle rassembleur doté d'une grande force. C'est elle qui mène le bal!», soutient Sylvie Pellerin, mentionnant aussi au passage le talent de Janie Lefebvre dans la peau de la baronne et d'une religieuse soliste.

Musique et décor

Sans surprise, les spectateurs de La Mélodie du bonheur se feront bercer par les airs classiques Edelweiss, Do-Ré-Mi, Mes joies quotidiennes (My Favourite Things) et Chansons des collines. La trame sonore - symphonique - sera préenregistrée, mais les voix, elles, seront plus vraies que vraies.

Grâce à des projections et à des éléments de décor amovibles, l'église changera complètement d'allure, passant de la maison de la famille von Trapp aux montagnes d'Autriche. Quant au choeur, il servira parfaitement les scènes de couvent.

«J'avais choisi l'église St-George pour son atmosphère et son acoustique. Et parce que c'est un décor naturel pour la douzaine de religieuses de la pièce», rappelle Mme Pellerin, qui endossera les habits de la mère supérieure à la tête de ce groupe de nonnes pour le moins... divertissantes!

«Disons qu'elles ont des personnalités variées. À chacune de leurs apparitions, il se passe quelque chose!», lance la chanteuse.

À la mise en scène, M. Chagnon tenait aussi à élargir son terrain de jeu, en se servant de l'intérieur de l'église pour faire évoluer ses personnages, à l'occasion. «On va dans la salle. Ça ajoute à la magie. Le public va se sentir dans l'histoire. Ce n'est pas une vraie salle de spectacle, mais on peut faire grand dans petit!»

Enthousiaste, le duo est maintenant impatient de montrer le résultat de tout ce travail à la face du monde. Même s'il s'agit d'une adaptation, Olivier Chagnon affirme avoir réussi à synthétiser l'oeuvre originale, en conservant l'âme de la pièce et les scènes clés de l'histoire, pour que le résultat tienne en deux parties de 45 et 55 minutes.

«Les gens vont redécouvrir ce grand classique, revivre des souvenirs, et ils auront envie d'appliquer ce message porteur de bonheur dans leur quotidien», lance Olivier.

«En peu de temps, on a installé quelque chose de magique, un spectacle beau pour les yeux et les oreilles», résume pour sa part Mme Pellerin, en soulignant l'apport bénévole et financier de plusieurs partenaires, qui a permis à toute l'équipe d'aller plus loin.

À moins de deux semaines de la première, le jeune metteur en scène aurait-il aimé faire certaines choses différemment? «Malgré la complexité de la salle, je pense que j'ai fait quelque chose de beau...», termine-t-il.

«Plus que ça. Il a été exceptionnel, extraordinaire!», renchérit sa complice, visiblement ravie du résultat.

La dame n'écarte pas la possibilité de faire de La Mélodie du bonheur un rendez-vous annuel.

Cette comédie musicale est présentée en collaboration avec Vie culturelle et communautaire de Granby, au profit de la Fondation Je pars du bon pied.

Saviez-vous?

  • Que certaines pièces de vêtements qui seront portées dans La Mélodie du bonheur auraient appartenu à des membres de la famille von Trapp? C'est une dame de Bromont qui les gardait, nous dit-on, dans son placard...
  • Que les auditions s'adressaient symboliquement «aux 7 à 77 ans». Or, le hasard veut que le plus jeune comédien ait 7 ans et le plus vieux... 77!

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