40 jours de jeûne racontés

À travers son oeuvre, le cinéaste Yves Langlois... (Fournie, archives La Voix de l'Est)

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À travers son oeuvre, le cinéaste Yves Langlois a voulu vanter les bienfaits du jeûne.

Fournie, archives La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

En 2014, le cinéaste Yves Langlois a entrepris un jeûne de 40 jours. Même s'il était déjà un adepte de cette pratique - c'était son 40e à vie -, le cinéaste de Saint-Armand n'avait jamais jeûné aussi longtemps. Il en a fait un documentaire qu'il présente ce vendredi à Sutton.

Tout simplement intitulé Mon jeûne de 40 jours, ce film le suit à travers ce processus hyper personnel, qui lui a servi de prétexte pour vanter les bienfaits du jeûne, raconte-t-il.

Car Yves Langlois y croit dur comme fer. Il assure que c'est grâce à un jeûne de 34 jours qu'il s'est guéri de l'emphysème à 30 ans. «Je m'étais promis de faire un film là-dessus un jour, dit-il. Je pensais que ce serait facile de convaincre les gens du milieu, mais personne ne voulait financer un tel projet. Je l'ai finalement réalisé grâce à une campagne de sociofinancement.»

Un diagnostic, à 60 ans, de début d'angine et des problèmes d'arthrose aux doigts ont été la bougie d'allumage de son projet. «Au lieu de prendre des médicaments, j'ai choisi le jeûne. Je ne suggère pas aux gens un jeûne de 40 jours, mais je voulais le vivre. Je souhaitais parler de la capacité d'autoguérison du corps et témoigner de mon expérience.»

Même si celle-ci s'est généralement bien déroulée, cette période de privation aurait pu, admet-il, être plus optimale s'il avait respecté à la lettre le troisième des grands principes du jeûne: ne pas manger, boire de l'eau et ne pas bouger, affirme le réalisateur.

«Je faisais beaucoup de choses pour le tournage... Tellement que dans les dix derniers jours, j'ai décidé de rester au lit et de ne pas parler. C'est là que ça a commencé à faire effet. Et je n'avais plus envie d'arrêter, car je me sentais en plein processus de guérison!»

À travers ce documentaire, le public suivra donc Yves Langlois dans les différentes étapes de cette «épreuve» - tant les bouts difficiles que les victoires -, mais fera aussi connaissance avec Pierre Graveline, Stella Altamura, Mélanie Laframboise, Sonya Anvar et d'autres intervenants qui évoluent dans ce domaine.

L'oeuvre fait présentement près de 30 minutes, mais Yves Langlois rêve d'en faire un long-métrage international. Une campagne de sociofinancement est en cours sur le site indiegogo. «Une fois terminé, j'aimerais convaincre la télévision de le diffuser. Sinon, il pourra circuler sur internet et dans les festivals.»

Le lancement aura lieu le vendredi 7 octobre à 19h30 à la Salle Alec et Gérard Pelletier de Sutton. À la projection d'une demi-heure suivra une causerie d'une heure. Des membres de l'équipe de tournage et divers intervenants seront présents sur place. Les billets sont disponibles au www.salleagpelletier.com.

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