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Journées de la culture: arbres, plans d'eau et urnes funéraires

Paul-André Leblanc est expert dans la fabrication d'arbres... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Paul-André Leblanc est expert dans la fabrication d'arbres de cuivre.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Cowansville) «Dans la vie, je fais des arbres.» Paul-André Leblanc fabrique des arbres depuis 18 ans, après avoir passé la majeure partie de sa vie à en vendre. Celui qu'on appelle «L'homme qui fait des arbres» a ouvert les portes de son atelier dans le cadre des Journées de la culture et du circuit court organisé par la Ville de Cowansville. Lui comme plusieurs autres artistes en avait pas mal à raconter sur leur art.

Paul-André Leblanc est surnommé «L'homme qui fait des... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 1.0

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Paul-André Leblanc est surnommé «L'homme qui fait des arbres».

Julie Catudal, La Voix de l'Est

M. Leblanc se faisait un plaisir de faire visiter son atelier et ses différents postes de travail afin d'expliquer comment il réussit à transformer une couette de fils de cuivre en un arbre des plus réalistes.

L'ancien horticulteur part d'un croquis provenant de son imagination ou d'une photo qu'il a prise d'un arbre et forme le tronc et les plus grosses branches avec du cuivre, qu'il resserre à l'aide d'une broche d'acier. Il soude ensuite les fils du tronc qui deviennent de l'étain bien solide.

Grâce à de la colle époxy, il colle l'arbre à une roche - ramassée dans une rivière - et il transfère sur celle-ci de la poussière de cuivre. Cette poussière donnera un effet de mousse après l'étape de l'oxydation. Par contre, avant d'en arriver là, l'arbre en formation est envoyé chez les «tourneux» -  des contractants chargés de former les petites branches de l'oeuvre.

«Quand l'arbre est terminé, il ressemble à un vrai arbre. Ça ressemble aux arbres que tu peux rencontrer.»

Urnes funéraires

M. Leblanc a réussi à tirer de son art un revenu plus régulier. «L'art et l'industrie funéraire se rejoignent. Je trouve ça très intéressant.» Depuis une dizaine d'années, il propose aux salons funéraires des urnes à base d'arbres de cuivre.

«Je fabrique la roche en polymère et un artiste ébéniste fait la base et les cendres vont dedans. Ça fonctionne beaucoup. J'ai huit salons funéraires qui me représentent. Si j'avais plus de coeur au ventre pour les présenter à d'autres salons j'en vendrais plus.»

Toujours créatif, il travaille déjà sur la prochaine étape des urnes funéraires sur lesquelles trône un arbre. Un prototype se trouve déjà dans son atelier. «C'est encore un arbre avec une fausse roche, mais qui va être vissé sur une urne en bronze avec un beau facing dans laquelle les cendres de deux personnes entrent. L'urne carrée de 1' x 1' entre parfaitement dans un columbarium, raconte-t-il, enthousiaste. Ça, c'est l'avenir.»

Il compte sur la relève pour mener cette entreprise plus loin puisque l'âge de la retraite approche pour lui. Pour la première fois depuis le début de sa carrière, il n'a pas participé au dernier Salon des métiers d'arts de Montréal. «Je me calme les nerfs!»

Dans l'eau

Kylie Sandford est l'experte du trompe-l'oeil. Au fil de sa carrière de peintre, la Cowansvilloise a reçu l'enseignement de plusieurs maîtres ce qui l'a aidé perfectionner son art, consistant à confondre tableaux et photographies.

«Je fais de la feuille d'or, de la feuille d'argent, et j'ai déjà travaillé dans la restauration et la conservation. Ce sont des experts qui m'ont engagée et qui m'ont enseignée. J'ai fait des faux finis pendant dix ans avec toutes sortes de techniques.»

L'artiste, qui a aussi ouvert les portes de son atelier au public durant le week-end, a ouvert son porte-folio à La Voix de l'Est. Elle a ainsi transformé un autel en peignant du faux marbre, par exemple.

Ses toiles ayant pour thème l'eau sont à s'y méprendre. «Ce sont des techniques de trompe-l'oeil et je les ai appliquées à mes tableaux. On voit la profondeur de champ parce qu'il y a des couches de glacis transparentes. On rend la peinture plus transparente et on met plusieurs couches pour rendre les couleurs plus nuancées, plus complexes, et on garde la luminosité du fond, qui est blanc.»

Elle a par ailleurs exposé cet hiver en Australie et profité de l'occasion pour photographier... de l'eau. «Les couleurs dans l'eau sont magnifiques!»

Mme Sandford a récemment remporté le premier prix du concours Rêves d'automne, à Baie-St-Paul, fin septembre.

Réunir les artisans

Isabelle Daval, propriétaire de l'atelier galerie Hors-Cadre, a voulu réunir différent médium pour sa première participation aux journées de la culture. Atelier de mandala, artiste peintre en résidence, prestation musicale du groupe Déjà Two et artiste potier ont animé tout au long du week-end la rue Knowlton, à Lac-Brome. Une formule qui fonctionne!

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