Candide et pétillant

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Avec Rites de passage, Émile Bilodeau fait son entrée officielle dans l'univers du disque.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Il avait cassé la baraque du Festival international de la chanson de Granby en 2014. Voilà qu'il s'apprête à lancer son tout premier album - bien nommé - Rites de passage. À 20 ans, l'auteur-compositeur-interprète Émile Bilodeau n'est pas du genre à regarder le train passer. Son voyage, croit-il, ne fait que commencer.

Il parle beaucoup, Émile Bilodeau. Avec la fraîcheur et la bonhommie qui avaient conquis le public et les juges de Granby. Pas question pour lui de contenir son enthousiasme et de jouer la carte de l'indifférence. Il est heureux de son sort, tout simplement.

Le lancement aura lieu le 7 octobre - parce que c'est le numéro de son chandail d'impro - à Montréal. Il lui aura fallu deux ans pour en arriver là. Sans souffrir d'une pression indue, assure-t-il. «Je fais le plus beau métier du monde. Je me sens valorisé là-dedans. Ce serait plate que je me plaigne!»

Le Longueuillois est d'avis qu'il faut prendre le temps de bien faire les choses. Prenez l'écriture, par exemple, elle s'est étalée sur une période de trois ans. «Ça parle de choses que j'ai vécues. C'est un album qui me définit beaucoup. Et l'émotion est plus facile à rendre dans ce temps-là.»

Un peu mélancolique, hautement idéaliste, Rites de passage est en effet ancré dans la réalité de son âge. Il y est question de déceptions amoureuses, d'alcool, de craintes face à l'avenir. De critiques sociales aussi sur l'argent et le show-business, entres autres. Le tout rendu à travers des textes colorés, parfois impertinents, qu'on reçoit comme si on se faisait raconter de jolies histoires où l'humour n'est jamais loin.

Bien accompagné de son mentor Philippe B, mais également de Michel-Olivier Gasse à la basse, Pierre Fortin à la batterie et Alexis Dumais au piano, Émile a mis le paquet. Des mois à travailler et à retravailler les pièces ont mené à une galette de 13 chansons, dont il est drôlement fier.

«La musique est bien produite, bien habillée. Je suis content que les chansons que j'ai écrites dans ma chambre soient entendues par le monde!»

Quand on lui demande qui est Émile Bilodeau, sa réponse est teintée de candeur. «C'est un jeune homme un peu naïf qui tente d'entrer dans le monde des grands, armé de sa guitare et de sa créativité... Un jeune homme qui a connu des joies et des peines et qui est rempli d'attentes.»

Rempli de certitudes aussi. Suffit de l'entendre discourir sur la radio et l'industrie pour comprendre qu'il se refuse à tout compromis quant aux «formules» toutes faites et à la langue française. Émile Bilodeau ne jure que par la liberté de création.

D'enfant à adulte

C'était déjà le cas à l'époque du Festival de la chanson de Granby, qui l'a vu passer de l'adolescence et l'âge adulte. «J'avais 17 ans en demi-finale et 18 ans en finale!», rappelle-t-il en riant.

Forcément, ça marque l'imaginaire. Surtout quand on remporte pas moins de sept prix sur quatorze, dont le Prix de la presse, le Prix Francofolies et celui de la Meilleure présence sur scène.

«Le Festival a été quelque chose d'important pour moi, mon premier contact avec l'industrie. Ce que j'ai appris là m'a servi et va me servir toute ma vie», dit-il, en soulignant notamment le message du conférencier Hubert Mansion sur les aléas du métier d'artiste et sur l'importance de représenter un concept.

Celui qu'Émile Bilodeau a trouvé le sert plutôt bien. «De toute façon, j'ai toujours eu seulement un plan A, moi, jamais de plan B! Je vais faire ça toute ma vie, que le monde aime ça ou non. Mais je me force pour que ce soit bon!», lance-t-il.

Retour dans la région

L'artiste est revenu chanter à Granby à quelques occasions depuis son passage remarqué au Festival. Mais pour ceux qui s'en ennuient, il sera possible de voir Émile sur scène à deux reprises dans la région au cours des prochains mois: le 18 novembre chez Beat & Betterave à Frelighsburg et le 27 janvier prochain à la Maison de la culture de Waterloo en première partie des Trois Accords.

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