La route infinie : variations sur le thème de l'amour

Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau lanceront lundi La... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau lanceront lundi La route infinie, leur deuxième album de compositions originales et leur cinquième disque en carrière.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) En 2014, alors qu'ils n'étaient pas encore parents, Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau nous chantaient l'enfance sur Libre. Maintenant qu'ils sont trois, ils reviennent à l'amour qui unit deux personnes dans leur second album de compositions originales - et cinquième disque en carrière - à être lancé lundi. Absurde? Pas tant que ça. Plutôt un deuxième pas dans la direction que le couple s'est donnée et qui se précise de plus en plus... sur cette Route infinie.

«La route infinie, c'est un peu le frère ou la soeur de Libre», lance Marie-Ève en tendant un jouet à la petite Léa, âgée de presque sept mois. «Il (l'album) vient renforcir ce qu'on veut faire comme musique originale. On savait que ça allait en quelque sorte être la suite de Libre.»

En effet, à travers les 11 titres qui composent l'album, on reconnaît les sonorités country-folk-rock qui ont inspiré le précédent, confirmant du coup que le vintage et les reprises de La vie à deux sont bel et bien derrière.

«On a eu du fun à jouer la carte de la crinoline, du noeud papillon et des covers, on l'assumait parfaitement et on ne regrette rien, dit-elle. Mais on est rendus ailleurs.»

«On a envie de faire de la musique qui nous ressemble, qui est inspirée de ce qu'on écoute», enchaîne Jean-François en énumérant les CCR, Eagles, America et autres.

«Pas des copies de, des chansons inspirées de», prend soin de rajouter Marie-Ève.

Inspirées, également, de ce qu'ils vivent. Libre avait eu pour étincelle la naissance d'un enfant chez un couple d'amis à eux. La route infinie, elle, est plutôt le résultat d'«une réflexion, une mise à jour qui s'est imposée dans notre couple».

«Ça avait toujours été clair pour nous qu'en ordre de priorités, il y avait notre carrière d'abord et notre couple ensuite, explique la chanteuse. Mais on a fait une mise à jour, et on a décidé de remettre notre couple en premier.»

«Ça fait 13 ans qu'on est ensemble, qu'on travaille ensemble. On a dû se poser la question: quand les projecteurs vont arrêter d'être sur nous, est-ce qu'on va s'aimer encore? Est-ce qu'on va encore être là l'un pour l'autre?», renchérit Jean-François.

C'est d'ailleurs ce «vieillir ensemble» qu'expriment les paroles de Stéphanie Boulay dans Resteras-tu mon coeur?

Dans C'est toujours le premier jour, c'est plutôt la nécessité de «se choisir chaque matin, s'entretenir» qui est abordée, tandis que la pièce-titre de l'album, La route infinie, parle de «la spontanéité parfois nécessaire pour y arriver».

C'est pourtant probablement Le temps manque, composée par leurs deux bons amis Alex Nevsky et Jean-Philippe Perras, qui résume le mieux l'atmosphère dans laquelle baigne le tandem Breau-Janvier en ce moment. «Un bonheur complètement assumé», résume le principal intéressé.

Marque de commerce

«On se fait souvent dire qu'on a l'air du petit couple parfait qui feel le parfait bonheur... C'est correct, on joue l'étiquette à fond, c'est ce qu'on pousse comme marque de commerce. Qu'on le veuille ou non, notre duo professionnel et notre couple, ça forme un tout. On peut pas faire semblant», raconte Marie-Ève.

«Pis en fait, on est juste bin!» résume-t-elle.

Six mois plus tard

À la base, La route infinie devait être lancé au printemps dernier. «Mais on a bien vu que ça n'avait aucun sens de sortir un disque avec Marie-Ève en fin de grossesse ou tout juste après l'accouchement», reconnaît aujourd'hui le papa.

«On aurait eu l'impression de vivre ces deux événements importants de façon diluée, ajoute sa compagne. L'arrivée d'un premier enfant, ça arrive juste une fois dans une vie. Alors on a préféré se concentrer là-dessus.»

«De toute façon, je ne voulais pas enregistrer mes voix finales en étant enceinte... les (notes) aiguës sont beaucoup plus difficiles à pousser avec le poids de la bedaine», rajoute Marie-Ève.

Cette dernière tenait aussi absolument à attendre d'avoir accouché pour chanter C'est une fille, dédiée à leur petite Léa. «Pour savoir, sentir vraiment ce que je chantais, ce que c'est qu'être une maman.»

Et? «C'est ni plus facile ni plus dur que ce à quoi je m'attendais... En fait, je ne m'attendais à rien parce que je ne savais pas à quoi m'attendre! Mais aujourd'hui, je ne peux imaginer ma vie sans elle. C'est de l'amour inconditionnel. Comme une grande porte qui s'ouvre sur la vie, sur une vie que tu ne voyais pas avant. Un bébé, ça te ground sur les vraies affaires comme rien d'autre. Plein de trucs deviennent très secondaires soudainement...», répond-elle.

«Mais tout ce qui compte, en fait, c'est de donner le meilleur de nous-mêmes. Et c'est ce qu'on essaie de faire tous les jours», ajoute-t-elle en guise de conclusion à notre entretien.

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