Christian de la Cortina à la poursuite de ses rêves

L'acteur, scénariste et réalisateur Christian de la Cortina... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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L'acteur, scénariste et réalisateur Christian de la Cortina nous présentera son deuxième long métrage, Generation Wolf, le 14 octobre prochain.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Bromont) Cet automne, on retrouvera à nouveau Christian de la Cortina dans la peau de Miguel Gonzales dans le téléroman O', sur les ondes de TVA. Mais on le verra également au cinéma dans Generation Wolf, son deuxième long métrage, à prendre l'affiche le 14 octobre.

Generation Wolf, c'est le M39 dont on vous parlait dans La Voix de l'Est il y a deux ans. Mais à cause de difficultés à vendre le film à l'étranger avec ce titre, le comédien, scénariste et réalisateur bromontois a rectifié le tir. «J'avais beaucoup de problèmes avec les acheteurs étrangers parce qu'ils y voyaient plus une référence à de la science-fiction», explique-t-il.

Et Generation Wolf est loin de donner dans la science-fiction; il appartient davantage au monde du thriller. Le scénario est construit autour d'un homme qui souhaite démarrer son entreprise de transformation de vieux véhicules classiques en voitures électriques. Or, un pépin lui causera des soucis financiers et, à bout de ressources, il décidera de se tourner vers la solution de son ami: la culture de marijuana.

Tourné en bonne partie dans la région - Bromont, Granby et Brigham -, mais aussi à Montréal et même à Los Angeles, son budget total avoisine le million, laisse savoir de la Cortina, qui y tient le rôle principal. Il est entouré de Luc Morissette, Tyler Murree, Hayley Sales, Frank Baylis et Sergio Hernandez.

Et les loups (Wolf), dans cette histoire? «La génération loup, pour moi, c'est une gang de gars libres, qui font ce qu'ils veulent, qui sont sûrs d'eux, qui prennent des risques et n'abandonnent pas face aux difficultés. C'est un peu des mâles alpha, sans le côté macho», explique le réalisateur.

Lui-même un loup

Lui-même se définit comme un loup, d'une certaine façon. Un jeune loup. Le long chemin parsemé d'embûches qu'il emprunte dans la poursuite de son rêve - faire ses propres films et percer le marché international - en témoigne.

Rappelons qu'en 2009, Christian de la Cortina nous avait servi Transit, un tout premier long métrage qui explorait le monde du vol de voiture et de la mafia. Les critiques avaient été mitigées à son sujet, mais on avait salué l'audace du jeune homme ainsi que la qualité impressionnante qu'il était parvenu à aller chercher avec peu de moyens.

Séville avait accepté de le distribuer. Le film avait été à l'affiche de quelque 25 salles au Québec et avait trouvé acheteur dans sept pays.

Malgré tout, de la Cortina est loin de crier au succès. «Je n'ai pas fait une cenne avec ce film-là, j'ai été lessivé, mon coproducteur aussi... Disons que j'ai appris pas mal d'affaires», dit-il.

Ces leçons, il les a mises en application dans l'aventure de son deuxième long métrage. D'où la version originale en anglais, plus intéressante pour le marché international. «Le film est quand même sous-titré en français pour l'instant», mentionne-t-il.

D'où également la mise sur pied de sa propre boîte de production, Walk of Fame Entertainment. «Je préfère que mes films rapportent moins d'argent, mais que ce soit moi qui le contrôle au lieu que ce soit les autres qui le récoltent...», laisse-t-il entendre, légèrement amer.

Difficile, l'industrie du cinéma

Quand on le questionne sur cette forte volonté de percer à l'international, Christian de la Cortina n'est pas tendre envers l'industrie cinématographique d'ici. «Le box-office, au Québec, ça n'existe pas. Le marché québécois est trop petit, tout est subventionné. Certains se pètent les bretelles parce qu'ils ont été chercher deux millions aux guichets pour le film qui leur en a coûté 6 millions à faire... C'est ridicule. Le reste de l'argent, il provient de crédits d'impôt - et une chance qu'ils existent - et de subventions à même les poches des contribuables. Il n'y a pas d'argent à faire au cinéma ici.»

C'est donc la passion, bien souvent, qui porte les cinéastes à continuer d'avancer. «Moi, je veux faire des films qui me ressemblent. Je veux faire des films qui vont perdurer dans le temps», affirme de la Cortina.

 

Generation Wolf prendra l'affiche au Québec le 14 octobre. Il sera présenté en primeur à Granby la veille, soit le 13 octobre, ainsi que le 20 octobre.

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