Des sculptures en pleine nature

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Une des sculptures monumentales qu'on peut admirer au nouveau parc Artria de Waterloo.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) Il aura fallu quatre ans pour mettre au monde le parcours d'oeuvres en nature Artria en Haute-Yamaska, mais l'attente aura valu la peine. L'immense musée de sculptures à ciel ouvert se déploie maintenant sur plus d'une soixantaine de kilomètres le long du réseau cyclable de l'Estriade. Une offre touristique unique au Québec.

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Le site fait partie du parcours d'oeuvres en nature Artria le long du réseau de l'Estriade.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

L'inauguration de ce parcours a eu lieu vendredi matin en grande pompe au tout nouveau parc Artria à Waterloo. Composé d'un grand jardin aménagé «à l'européenne», d'aires de détente et d'un site de spectacles extérieur, celui-ci est situé juste derrière le kiosque d'accueil touristique de la rue Foster. Les usagers de la piste cyclable peuvent désormais s'y arrêter pour reprendre leur souffle et admirer trois sculptures monumentales permanentes, dont une du Granbyen Jean Côté, et quatre oeuvres installées temporairement. Un emplacement est déjà prévu pour y installer la future sculpture qui soulignera les 150 ans de la ville en 2017.

Le parc Artria fait partie des huit «salles» qui ponctuent le musée à ciel ouvert avec le parc Daniel-Johnson, le Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin et le centre-ville à Granby; la Halte du ruisseau à Bromont; le Relais des cheminots à Shefford; le Relais McLaughlin à Warden; et le parc de la Caboose à Waterloo.

À ces sites soigneusement aménagés pour mettre en valeur ces grandes oeuvres s'ajoutent de nombreuses sculptures solitaires qu'on peut apercevoir sur l'Estriade et son réseau. En tout, une cinquantaine de monuments sont visibles sur l'ensemble du circuit, la plupart ayant été créés lors des différentes éditions du Symposium international de sculptures monumentales de Granby organisées par l'artiste Roger Lapalme depuis 1997.

De longue haleine

Née d'une vaste concertation régionale, le parcours Artria a été imaginé et créé pour offrir un produit mariant environnement, culture et art de vivre, en partant de la prémisse que la clientèle de cyclotouristes est friande de ce genre d'expériences.

«Ce projet est le résultat d'un travail colossal», a déclaré le maire de Waterloo et président de la Corporation d'aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska (CARTHY), Pascal Russell, en saluant ceux «qui ont eu le courage d'affronter les obstacles» qui se sont dressés au cours des quatre dernières années.

Pour le «père» et la «mère» de ce projet, Roger Lapalme et la Commissaire au développement touristique chez Commerce Tourisme Granby_région, Sylvie Vandal, l'ouverture officielle du parcours a suscité beaucoup d'émotion, hier.

En rappelant que sa vision de 1997 d'un musée à ciel ouvert était en ligne directe avec celle d'aujourd'hui, M. Lapalme a souligné la somme d'énergie que le comité Artria et les partenaires avaient déployée pour que le projet se concrétise.

Sylvie Vandal espère pour sa part en faire le «nec plus ultra» des réseaux cyclables du Québec. «Ma plus grande fierté est d'avoir convaincu les villes d'embarquer dans ce projet. Je voulais réaliser quelque chose avec une vision sur le futur et qui unirait les villes autour du vélo. En y mariant la culture, ça devenait encore plus intéressant. On a maintenant des havres de paix pour les cyclistes et les résidants», fait-elle remarquer.

1,2 million$

Mme Vandal chiffre l'ensemble du projet à 1 211 000 $, incluant notamment la contribution des municipalités (470 000 $), les subventions (423 000 $, dont 196 000 $ de la MRC de la Haute-Yamaska), une contribution de Commerce Tourisme Granby_région (35 000 $), celle de partenaires privés (17 000 $) et le coût de la restauration des sculptures existantes (138 000 $).

Selon une étude de faisabilité menée en 2012-2013, le parcours Artria avait le pouvoir de faire grimper l'achalandage du réseau cyclable de la Haute-Yamaska de 28 %, tout en générant des retombées économiques supplémentaires de 2,5 millions$, à l'intérieur de cinq ans. «Or, ces chiffres sont déjà presque atteints», indique Mme Vandal.

Si la base du projet Artria est maintenant solidement ancrée, il faudra bonifier l'offre touristique en innovant sans cesse. «Deux autres sculptures sont en cours de restauration, une nouvelle salle extérieure sera aménagée au parc national de la Yamaska et un circuit de balado-découverte bilingue devrait être disponible dès cet automne.»

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