À quelques heures du couronnement

Lydia Képinski... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Lydia Képinski

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Ils ont passé à travers toutes les étapes du concours et conquis les juges. Ils ne sont plus que quatre, désormais, et à peine quelques heures les séparent du couronnement de la gagnante ou du gagnant 2016. Rendez-vous avec les finalistes du Festival international de la chanson de Granby, qui monteront vendredi soir sur la scène du Palace.

Lydia Képinski, 23 ans

Lydia Képinski remercie presque le ciel, aujourd'hui, de ne pas avoir été retenue l'an dernier au Festival de la chanson. Ce refus, dit-elle, lui a été bénéfique. «Ça m'a donné le coup de pied qu'il fallait. Je me suis alors fixé comme objectif de devenir meilleure et plus cohérente.»

L'expérience de cette année lui a non seulement permis une ouverture aux autres, mais aussi une nouvelle vision de la musique, dit-elle. «Techniquement, le travail avait été fait avant Granby. C'était plus pour valider si j'avais bien travaillé.»

Il semble que oui. À l'issue des demi-finales, la Montréalaise s'est enrichie du Prix du public et du Prix de la chanson SOCAN pour sa pièce Apprendre à mentir. Des honneurs qui lui ont scié les jambes, littéralement. «Il a fallu que je m'assoie!», lance-t-elle, encore tout étonnée. Toutes ces belles choses qui lui arrivent lui font maintenant dire que «ça valait la peine d'attendre». «Mon histoire avec Granby commence mal et se finit bien!»

À son retour à la maison, une fois la poussière retombée, Lydia terminera le mini-album de quatre chansons prévu pour l'automne. Apprendre à mentir est d'ailleurs le premier extrait disponible. «Avec les prix que j'ai reçus et le buzz que ça suscite, ça devrait permettre à l'album de mieux fonctionner», espère-t-elle à voix haute.

Son style: pop, progressif, jazz et rap... selon ses humeurs

Sa plus belle rencontre au Festival: le directeur artistique et metteur en scène des demi-finales et de la finale, Robert Bellefeuille. «J'étais un peu réfractaire à son enseignement au début, mais je l'ai trouvé très pertinent. C'est un de mes coups de coeur.»

Les chansons qu'elle interprétera ce soir: Apprendre à mentir - Le Morse - Toronto (j'ai saboté les freins de ton auto)

Samuele, 30 ans

On ne peut pas la manquer. Avec son allure singulière et sa forte personnalité, Samuele s'impose dans la vie comme sur scène. La musicienne multi-instrumentiste à la plume mordante n'a pas hésité à servir un monologue féministe aux spectateurs de la première demi-finale. Elle s'en félicite encore.

Doyenne des finalistes, Samuele rappelle qu'elle évolue dans le métier depuis 15 ans et qu'elle en vit depuis plusieurs mois. «Je n'étais pas ici pour le volet formateur. Je venais surtout pour la vitrine que ça apporte.»

Avoir côtoyé de près les demi-finalistes fait aussi partie des bons côtés de son passage à Granby. «J'ai apprécié les autres artistes. Je pars avec 23 expériences de plus!»

Bien qu'enrhumée, la chanteuse ne ressentait aucune nervosité cette semaine, rassurée par sa performance de la semaine dernière. «J'étais contente de ma prestation. Je m'inquiétais un peu de ne pas être avec mon band, mais ça s'est super bien passé.»

Sur scène vendredi soir, Samuele pourra compter, encore une fois, sur son porte-bonheur, son fils Maël, 7 ans.

Et peu importe l'issue de l'aventure, elle repartira vers Montréal avec des souvenirs, bien sûr, mais aussi avec sa belle bicyclette turquoise dont elle ne se sépare plus. «Le Festival nous prêtait des vélos. Avec lui, ç'a été l'amour au premier regard. Je l'ai acheté!»

Entre deux balades à vélo, elle mettra la dernière touche à son prochain album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. «J'ai aussi quelques spectacles bookés, mais à part ça, je n'ai aucune idée de ce qui m'attend», confie-t-elle candidement.

Ce dont elle est convaincue cependant, c'est qu'après Granby, elle mettra une croix sur les concours. «C'est mon dernier. Je hais la compétition et j'ai fait le tour du jardin...»

Son style: folk-rock aux accents blues, un mélange de chanson et de «spoken word»

Les chansons qu'elle interprétera ce soir: Le matin, Feu de paille et La sortie

Sa plus belle rencontre au Festival: la prof de chant Isabelle Côté. «Elle a gagné mon coeur. J'aimais son approche et ç'a cliqué.»

Étienne Fletcher, 25 ans

Il vient de loin, Étienne Fletcher. Aussi loin que Regina en Saskatchewan. En arrivant à Granby, il souhaitait d'abord et avant tout mettre à l'épreuve son matériel, et c'est ce qu'il a fait. Ça, et prendre le pouls du milieu musical québécois, en le comparant à celui de l'Ouest canadien.

Quand on lui demande de qualifier son expérience au Festival, l'auteur-compositeur-interprète ne cherche pas ses mots. «Ç'a été très intense, très formateur. Ici, ils mettent vraiment l'accent sur notre but, notre personnalité. Et ça donne un sens à notre spectacle. L'équipe de Granby est solide et très actuelle.»

Le côté humain a aussi beaucoup plus au jeune homme. «J'étais excité d'être ici. C'est l'fun de s'entourer d'artistes. Il y avait une très belle atmosphère parmi nous.»

En vue de la finale, Étienne ne souhaite qu'une chose: offrir une prestation semblable à celle de la demi-finale, «en élevant la barre un peu plus». «Je suis heureux de la réaction du public. J'ai senti une connexion avec les gens», confie-t-il, en avouant que se produire simultanément devant autant de joueurs de l'industrie de la musique, «ça ne s'achète pas».

En quittant le Palace ce soir, après avoir tout donné, le gars de l'Ouest promet de mettre la main à la pâte pour écrire des textes en français. «Je veux me lancer dans la création. Chez nous, c'est beaucoup de shows en anglais. Ça m'a démontré que les gens aiment ce que je fais en français. Ça prend des coups de pouce semblables pour nous encourager à continuer dans ce qu'on fait. C'est cool de parler français!»

Les chances sont grandes qu'on le revoie au Québec. «J'aimerais bien me trouver une communauté ici. L'Europe est aussi dans mes plans.»

Son style: rock, folk, blues bilingue

Les chansons qu'il interprètera ce soir: Chéri, chéri - Petits plaisirs - Loin d'ici

Sa plus belle rencontre au Festival: le directeur artistique et metteur en scène des demi-finales et de la finale, Robert Bellefeuille. «On s'est trouvés et ça a super bien été.»

Catherine Dagenais, 22 ans

Catherine Dagenais s'est pointée au Festival de la chanson sans trop d'attentes. L'expérience, fait-elle remarquer, ne pouvait donc qu'être positive à tous points de vue.

Tout en douceur et en sagesse, la benjamine du carré d'as assure avoir fait «du gros travail» sur son projet musical au cours des dernières semaines. «Ici, on peut vraiment se concentrer sur la musique et la présence sur scène. Tout est axé sur notre personnalité artistique et l'ambiance qu'on veut créer. Ça m'a aidée à mieux me définir comme artiste.»

Avec l'équipe, elle a notamment fignolé ses textes de transition qui, dit-elle, lui ont permis de créer une belle intimité avec les centaines de personnes présentes au Palace le soir de sa demi-finale.

«Et j'en ai appris une shot sur le milieu artistique! C'était très pertinent», ajoute-t-elle en qualifiant le Festival de «beau trip de gang».

Formée en comédie musicale, la jeune Lavalloise a déjà un mini-album de cinq chansons à son actif, mais elle se découvre de nouveaux intérêts, tâte de nouveaux registres. Elle fait remarquer que la dernière année a été drôlement profitable à son développement. «Je vois une évolution. Ma voix change, mes arrangements sont plus poussés.»

Tout cela la convainc qu'elle sait plus que jamais où elle veut aller. À commencer par l'écriture. Pendant qu'elle se préparait pour la finale du FICG, ces jours-ci, Catherine a en effet appris qu'elle recevait une bourse qui lui permettra de créer de nouveaux textes durant toute la prochaine année. «Pour en venir à la production d'un album complet», se réjouit-elle.

Son style: pop-folk francophone aux accents jazz

Les chansons qu'elle interprètera ce soir: Entre les pinces du crabe - Échapper au hasard - La grande histoire

Sa plus belle rencontre au Festival: «L'ensemble des concurrents. Les rencontrer, c'est ce qui m'a apporté le plus.»

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