L'artiste Zut dévoile à Bromont ses dernières créations

Julie Touchette, alias Zut, pose ici avec la... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Julie Touchette, alias Zut, pose ici avec la toile à l'origine de sa collection Le coeur à l'amour.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Bromont) On voit beaucoup moins les tableaux de l'artiste Zut accrochés sur les murs de différents cafés et bistro de la région depuis quelque temps. Pourtant, elle ne chôme pas pour autant. Elle est en fait en train de peaufiner sa dernière collection, qui sera dévoilée au public jeudi soir lors d'un vernissage au Quartier Général de Bromont Immobilier.

Intitulée Le coeur à l'amour, cette nouvelle production d'une trentaine de pièces - des tableaux, mais aussi des objets recyclés tels un mannequin, des bancs de cantine et quelques tables - contraste quelque peu avec ses oeuvres antérieures. On y reconnaît encore néanmoins sa griffe bien particulière très moderne, mélange de graffitis, de «gribouillis de téléphone», d'art naïf et d'abstrait.

«Je dirais qu'il y a plus de délicatesse dans cette collection-là, qu'elle est plus sobre», dit l'artiste bromontoise, qui nous a reçus dans son atelier situé au 3e étage d'une maison pleine de cachet dans la rue Shefford. «Avant, c'était plus brut, plus fougueux mon affaire. Il y a encore quelques flashs de couleurs vives, mais je reste dans les tons plus neutres de blanc, de noir, de brun...»

Remarquez... c'est peut-être l'amour qui fait effet... Ou l'âge... Ou les deux... «Je m'inspire toujours de ce que je vis pour peindre, et oui, là, je suis dans une nouvelle relation», admet-elle, ajoutant qu'à 38 ans, elle commence à sentir davantage un petit besoin de stabilité.

Vivre de son art

Il y a encore quelques années, Julie Touchette de son vrai nom devait encore partager sa création avec son métier de palefrenière. Mais depuis trois ans, elle parvient à vivre uniquement de son art.

«De bouche à oreille, je me suis bâti une belle clientèle de particuliers qui me confient le mandat de donner du punch à leur maison et remplissent mon carnet de commandes», explique-t-elle.

«C'est pour ça que maintenant je me limite à un seul vernissage par année alors qu'avant j'en faisais vraiment beaucoup, et que je n'ai plus le temps d'exposer autant dans les lieux publics. En fait, je n'ai bien souvent même pas l'inventaire pour!»

Entre ses nombreux coups de pinceau et ses multiples traits de crayon, Zut admet commencer à penser sérieusement à s'exporter à l'international. Elle avait bien tenté une incursion dans la Grosse Pomme en 2010, alors qu'elle avait exposé au ArtExpo New York, un tradeshow annuel auquel participent plusieurs centaines d'artistes. «Mais je crois que je n'étais pas prête à faire ce grand saut... considère-t-elle aujourd'hui avec le recul. Là, je pense que je le suis. Mais pas avec n'importe qui, pas à n'importe quel prix.»

Elle ne force donc pas les choses et se concentre sur ce qui se présente à elle en attendant de saisir une opportunité.

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