De finaliste à juge au Festival

Alain Chartrand a été finaliste au FICG il... (courtoisie Isabelle Zimmer)

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Alain Chartrand a été finaliste au FICG il y a quarante ans.

courtoisie Isabelle Zimmer

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Chaque fois qu'Alain Chartrand revient au Festival international de la chanson de Granby, il renoue avec ses anciennes amours. Des souvenirs datant d'aussi loin que 1976.

Ce dernier faisait partie des cinq juges qui ont assisté aux demi-finales du Festival international de la chanson de Granby, la semaine dernière, avec pour mission de couronner les meilleurs. Au terme de ces spectacles, lui et ses collègues ont déterminé les quatre chanteurs qui s'affronteront lors de la grande finale de vendredi.

Cette expérience - et les précédentes, car ce n'est pas la première fois qu'il est membre du jury du Festival - lui a encore rappelé qu'il y a 40 ans, c'est lui qui était sur la scène, sous l'oeil averti du public et des juges.

Diplômé en biologie, il travaillait alors à la Baie-James, mais la chanson l'intéressait. Accompagné au piano par Lorraine Desmarais, l'auteur-compositeur-interprète avait atteint la finale du Festival dans sa catégorie. «C'était la première fois que je chantais avec des musiciens derrière moi. Je n'avais pas gagné le Festival, mais je n'avais pas non plus l'intention de faire carrière là-dedans», note-t-il avec du recul.

L'homme n'est pas devenu chanteur professionnel, mais le monde de la musique ne l'a jamais vraiment quitté. Cofondateur du festival Coup de coeur francophone, en 1987, il en est maintenant le directeur général et artistique.

Il reprend la plume d'auteur-compositeur à l'occasion, mais seulement pour le plaisir, confie-t-il.

Une fois, pour le 40e anniversaire du FICG, Alain Chartrand avait même été invité à remonter sur scène pour interpréter une chanson de l'époque, intitulée À toi, Jean-Maurice.

Jeu plus ouvert

Quand on lui demande ce qui a changé au FICG au cours de toutes ces décennies, Alain Chartrand fait remarquer que «le jeu s'est ouvert». «La proposition, à l'époque, était très "chanson". Maintenant, il y a une ouverture aux groupes qui fait qu'il y a plusieurs petites tribus qui se présentent», affirme-t-il.

L'approche artistique est aussi différente, selon lui. «Il y a plus de genres musicaux représentés, et on voit plus de jeunes artistes qui ont des parcours déjà amorcés. Ils ont déjà leur signature musicale.»

Sur le plan technique, M. Chartrand constate aussi une évolution, notamment pour la production des démos de candidatures, qui s'en trouve facilitée.

Quant à son rôle de juge, il avoue s'éloigner un peu de la fameuse idée «que la tâche n'est pas facile». «J'étais autour de la table avec des gens dotés d'une forte expérience dans le domaine. Il fallait se fier à des critères précis, mais aussi au potentiel des artistes. Les discussions ont été rigoureuses et harmonieuses», relate M. Chartrand, en mentionnant au passage que les propositions musicales, cette année, étaient «un peu moins standards».

Et qui pourrait devenir le grand lauréat de l'édition 2016? Au jeu des prédictions, il préfère ne pas trop se prêter, préférant laisser le dernier mot au jury de la grande finale.

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