FICG: un quatuor en or en finale!

Lydia Képinski, Étienne Fletcher, Catherine Dagenais et Samuele ont... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Lydia Képinski, Étienne Fletcher, Catherine Dagenais et Samuele ont séduit le jury du 48e Festival international de la chanson de Granby.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Les jeux sont maintenant faits. Lydia Képinski, Étienne Fletcher, Samuele et Catherine Dagenais seront de la finale du 48e Festival international de la chanson de Granby.

Il arrive que les finalistes soient faciles à déceler, selon la cuvée du festival cette année-là. Or, cette année, plusieurs candidats auraient mérité de se retrouver en grande finale. On pense entre autres à Medhi Cayenne, à Alexandre Larouche, à Simon Daniel et à Vanessa Borduas, pour ne nommer que ceux-là.

On avait toutefois prédit la consécration de trois des quatre finalistes, avec un gros coup de coeur pour la quatrième, sélectionnés par le jury composé d'Alain Chartrand, Marie-Pier Pilote, Marc-André Sarault, François Bissoondoyal et de Vincent Garneau.

Surprise et marathon

Pour les heureux élus, l'ascension à la finale, qui s'accompagne d'une bourse de 1000$, relevait de la surprise.

«On dirait que j'avais oublié que ça pouvait arriver, que c'était un concours», a souligné la Lavalloise Catherine Dagenais.

Celle-ci admet avoir sous-estimé l'ampleur du concours. «On a tellement de gros horaires qu'on n'a pas conscience de tout ce qui se passe et de tout ce que ça implique», ajoute-t-elle.

Et si les Jeux olympiques viennent de prendre fin, le marathon des quatre finalistes, lui, se poursuit toute la semaine alors que de nouveaux ateliers et répétitions s'enchaîneront pour peaufiner leur numéro. Ils joueront ensuite le tout pour le tout vendredi soir au Palace, dans l'espoir de remporter les honneurs.

Samuele, elle, compte bien prendre la semaine à venir une journée à la fois. «Je suis bien, je suis plutôt calme. J'imagine que j'apprends à gérer mon stress!» note la Montréalaise.

Heureuse que son puissant monologue féministe ait eu l'effet escompté, elle n'aime toutefois pas l'étiquette d'artiste engagée. «Je suis plutôt une personne engagée et forcément, ça transparaît dans ce que je fais», nuance-t-elle.

Képinski trois fois primée

En plus d'accéder à la finale, la pétillante Lydia Képinski a remporté le Prix du public Yves-Gagnon et le Prix de la chanson primée SOCAN pour Apprendre à mentir, mentions également assorties de bourses de 1000$.

«Je suis sans mots. Je ne m'attendais tellement pas à recevoir ces prix-là, surtout celui de la SOCAN, a commenté la musicienne excentrique. On a trois tounes par artiste, et on est 24 à passer. J'en ai entendu de vraiment bonnes.»

Celle qui s'attendait à rentrer chez elle cette semaine prolongera finalement son séjour à Granby. «Je vais me faire des lunchs. Honnêtement, il n'y a rien qui change. Ça ne change rien aux tounes qui sont déjà faites. Mais je ne cacherai pas que je suis contente de revenir et de rejouer. J'aurais été déçue de ne pas le faire.»

Une belle revanche pour la Montréalaise, qui n'avait pas été retenue au terme des auditions du concours, l'an dernier. «On m'avait dit que j'étais poche!, souligne-t-elle. Mon honneur est sauf. En fait, ce n'est pas une question d'honneur, c'est tout le travail qui est derrière. C'est une belle reconnaissance.»

Une pensée pour ceux qui partent

Ceux qui restent ont toutefois une pensée pour ceux dont l'aventure s'est terminée samedi soir. «Beaucoup d'autres projets auraient pu se rendre en finale», souligne Samuele, un constat qui a trouvé écho auprès des autres finalistes.

Même si de nombreux spectateurs convergeront vers la métropole de la chanson au cours des prochains jours, pour Étienne Fletcher, Granby semblera vide maintenant qu'ils ne seront plus que quatre à prendre part au concours. «L'atmosphère de gang est tellement belle qu'on oublie que c'est un concours, affirme le citoyen de Régina. Qu'on gagne ou qu'on ne gagne pas le concours, pour moi, Granby est un tremplin.»

Le finaliste est cependant fier de représenter la Saskatchewan au FICG. «Il y a plein de talents de l'Est du Canada, mais on a aussi des choses à dire dans l'Ouest.»

Notons aussi que le flamboyant Medhi Cayenne et l'énigmatique Thomas Hodgson, à défaut d'accéder à la grande finale, sont repartis respectivement avec les prix de la meilleure présence sur scène et de la chanson populaire Tim Hortons.

Enfin, le ténébreux Jean-François Janvier a remporté une participation au stage d'écriture des Rencontres d'Astaffort en France, parrainées par Francis Cabrel.

Vanessa Borduas... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Vanessa Borduas

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Le sentiment du devoir accompli

Même si elle n'a pas atteint la finale du concours, la Granbyenne Vanessa Borduas a le sentiment du devoir accompli.«Je ne suis pas trop déçue, a-t-elle confié à La Voix de l'Est, quelques instants après le dévoilement des quatre finalistes. Même que je suis vraiment satisfaite. J'ai l'impression d'avoir donné le meilleur de moi-même.»

Rappelons que l'auteure-compositrice-interprète avait offert une excellente performance jeudi soir. Un numéro plus rythmé que ceux auxquels on avait été habitués jusque-là aux demi-finales du festival.

Si cela n'a pas été suffisant pour lui attirer les coups de coeur du jury et du public, la chanteuse blonde affirme néanmoins que le jeu en a une fois de plus valu la chandelle. «Quand ça fait longtemps que tu fais ce métier-là, tu peux facilement tomber sur le pilote automatique, mais ça n'a pas été mon cas, se réjouit-elle. J'ai vraiment été dedans tout le long. J'ai savouré mon quinze minutes et j'en étais fière, peu importe le résultat.»

Pour la suite des choses, Vanessa dit vouloir se consacrer à sa musique, mais aussi explorer le côté un peu plus administratif de sa carrière. «Je vais me pencher plus sérieusement sur mes différentes stratégies, explique-t-elle. Par exemple, je vais profiter de mon temps pour faire des demandes de subvention pour me donner du temps pour écrire. J'ai écrit de nouvelles chansons, mais je veux en faire plus.»

Mais ne vous en faites pas. Vous pourrez croiser l'artiste en ville au cours des prochains jours, elle qui compte suivre de près le dénouement du concours.

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