Deux gros coups de coeur

Avec son langage imagé et sa grande expressivité,... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Avec son langage imagé et sa grande expressivité, Liliane Pellerin est une conteuse née; la comparaison avec un autre célèbre Pellerin de la Mauricie est d'ailleurs inévitable.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) La compétition s'est élevée d'un cran, vendredi soir, à l'occasion de l'avant-dernière soirée de demi-finales au Festival international de la chanson de Granby. Une soirée lors de laquelle deux prestations sont clairement ressorties du lot.

Premier toit a offert une performance sans artifice,... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 1.0

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Premier toit a offert une performance sans artifice, mais efficace, où les paroles emplies d'espoir et la voix de Jeanne Côté sont bien mises en valeur par son groupe de musiciens.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Les hostilités ont été lancées par Premier toit, qui vient tout juste de lancer son EP, financé via la plateforme Haricot. Mené par Jeanne Côté aux voix et claviers et complété par Arthur Bourdon-Durocher à la batterie, Philippe Montreuil à la basse, David Éthier à la guitare et Guillaume Aubertin pour toutes les autres tâches connexes, le quintette montréalais a offert une performance sans artifice, mais efficace, avec Ranime-moi, Par le drain et Courir sur les toits - où les paroles emplies d'espoir et la voix de Côté sont bien mises en valeur par son groupe de musiciens.

Le public est ensuite passé à un registre plus country, légèrement teinté de blues, avec Frédérick Patry, alias Rain Normand, de Rouyn-Noranda, qui a eu droit à son «douze minutes de gloire», de ses propres mots. Le Gatinois d'adoption, inséparable de sa guitare, a su comment rafraîchir le style et se l'approprier. Impossible de ne pas taper du pied pendant les festives En voiture, Les breaks (sont longs) et Mon tour. Nous n'étions plus au Palace, nous nous étions transportés dans une boîte à chansons.

S'est ensuite amenée sur scène l'énigmatique Lydia Képinski, qui a tout de go dédié sa première chanson au propriétaire d'une Mitsubishi Mirage mauve métallique: Toronto (j'ai saboté les freins de ton auto). Dès les premières notes de Le Morse, on a tout de suite accroché. Et pour vous dire la vérité, on en redemandait au terme d'Apprendre à mentir, le style chanson française faisant comme un gant à l'artiste.

Si en début de festival, on aurait souhaité un peu plus d'excentricité, on a été servi avec cette Montréalaise, qui nous a appris qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Car sous ses airs de fille timide un peu nerd s'est dévoilée une jeune femme anticonformiste, qui sait où elle s'en va sans que rien ne puisse l'arrêter: sur la route du succès.

Invitation au voyage

La Grandméroise Liliane Pellerin a repris le bal au retour de l'entracte. Cette autre diplômée de l'École nationale de la Chanson de Granby nous a offert une balade en pleine nature avec son «folk-électro-rap-country-trad-bluegrass-introspectif pour poésie de route». Avec son langage imagé et sa grande expressivité, Pellerin est une conteuse née - la comparaison avec un autre célèbre Pellerin de la Mauricie est d'ailleurs inévitable. Chaque chanson (La dose, La louve et La route) était une invitation au voyage en compagnie de ses pèlerins, ce qui n'a pas manqué de plaire au public qui l'a chaudement applaudi.

Un rossignol a ensuite chanté Hirondelle: Émilie Landry est une auteure-compositrice-interprète originaire de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, ayant remporté plusieurs prix au 47e Gala de la Chanson de Caraquet, l'an dernier. L'égérie du groupe Émilie & les City Folks, qui en chanson avait du mal dans Faire ses nuits, s'est montrée un peu moins statique pour sa finale, Tomber dedans, la meilleure de ses trois pièces. Une jolie voix et un talent indéniable, mais était-ce suffisant pour se démarquer du lot? On le saura samedi soir.

Dernière en lice vendredi soir, la Lavalloise Catherine Dagenais, sa voix cristalline et sa guitare nous ont servi Entre les pinces du crabe, une chanson rythmée qui nous a mis de bonne humeur avant de nous bercer sur Échapper au hasard. La diplômée en chant populaire et en chant jazz est revenue au up-tempo avec La grande histoire, le récit des jeunes artistes qui aspirent à faire leur place dans le show-business. Pourtant, la jeune femme n'a absolument rien du tout à envier à ceux qui roulent déjà leur bosse dans la profession.

Une fois de plus, cette soirée de concours s'est terminée par le retour d'un finaliste de l'an dernier, Joey Robin Haché. «L'énergumène» barbu autoproclamé de Nigadoo, Nouveau-Brunswick, n'a pas perdu une once de sa fougue. L'original auteur-compositeur-interprète, qui s'était entre autres mérité le prix de la meilleure présence sur scène, nous est revenu en forme avec des pièces éclatées et hop la vie, en plein dans le genre qui en avait fait l'un de nos coups de coeur en 2015. Cadeau, il nous a fait Loin des vagues.

Le volet concours du festival se poursuit samedi soir avec le dernier quart des demi-finales. Les finalistes et le choix du public vous seront révélés dans notre édition de lundi.

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