Vanessa, la bête de scène

Véritable bête de scène, Vanessa a livré une... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Véritable bête de scène, Vanessa a livré une solide prestation qui lui a mérité une salve d'applaudissements.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Vanessa Borduas a brillé de tous ses feux, jeudi soir au Palace. Nous pouvons affirmer, sans complaisance aucune, que «notre» candidate locale a laissé sa marque lors de cette deuxième soirée de demi-finales du Festival international de la chanson de Granby qui elle, nous a envoyés, une fois de plus dans plusieurs directions.

Première à monter sur les planches après l'entracte, la Granbyenne était prête à prendre sa revanche après un premier passage au festival il y a quatre ans. L'aisance ne manquait pas, au contraire. On pouvait même facilement deviner que la jeune femme a pris son pied sur scène.

«J'ai l'impression que la première fois, j'ai été un peu plus sage», a d'ailleurs confié l'artiste qui, entre ses deux passages au FICG, a gagné en expérience dans plusieurs festivals et concours, dont la populaire émission La Voix.

Après La peau qui pleume, la blonde chanteuse a troqué la guitare pour le clavier pour Point de fuite et Glaçons brûlants. Véritable bête de scène, Vanessa a livré une solide prestation qui lui a mérité une salve d'applaudissements.

Mélange des genres

Cette deuxième ronde de demi-finales avait par ailleurs commencé tout en délicatesse, avec le duo ottavien Moonfruits. «P'tit couple» derrière le micro et dans la vraie vie, Alex Millaire et Kaitlin Milroy se sont mis à la musique ensemble il y a environ trois ans.

Forte d'un premier album intitulé Début, la paire ayant bourlingué en Europe nous a offert un doux voyage dans une autre époque avec leurs mélodies folk épurées, telles Le nid et Roustabout. Au diapason l'un de l'autre, ils nous ont montré que l'unité se fait aussi à deux, quoi qu'il faille aimer le genre pour l'apprécier à sa juste valeur.

Les quinze heures de bus nécessaires à Matiu, de son vrai nom Matthew Vachon, pour se rendre à l'audition du festival ont valu le coup. Ce fier représentant de la nation innu et originaire de Maliotenam sur la Côte-Nord a commencé sa prestation avec fougue sur Crépuscule, une pièce festive qui a définitivement sa place dans le répertoire des chansonniers.

Matiu a ensuite enchaîné avec Octobre, une chanson d'amour, avant que son côté plus rocker, auquel sa voix rauque sied très bien, ne reprenne le dessus avec Loup Garou.

Grand défi que d'interpréter Hier encore, du grand Aznavour, mais telle était la périlleuse mission que s'était donnée Émie Champagne, apparue doucement seule au piano. L'interprète victoriavilloise de 22 ans, finaliste de Cégep en spectacle et de Ma première Place des Arts en plus d'être apparue à La Voix, a somme toute bien livré sa version de l'indémodable morceau, avant d'y aller avec Montagne russe et Les mots d'amour.

Sa voix résonne parfois comme celle de certaines grandes dames de la chanson française, ce qui n'est pas peu dire sur son potentiel.

Atterrissage en douceur

Primé au Chant'Ouest 2015, qui lui a permis de remporter le prix André-Mercure et d'obtenir son billet pour Granby, Étienne Fletcher a amené un vent des Prairies avec lui. Son entraînante Chérie, chérie, lui ayant valu le prix SOCAN de la chanson primée au même concours, nous restera en tête pendant des jours.

Le Saskatchewanais à la longue crinière, autrefois membre du trio musical Indigo Joseph, nous a aussi séduits avec Petits plaisirs et Loin d'ici. Très belle découverte: on en redemande encore et encore.

C'est au Repentignois Jean-François Janvier qu'est revenu l'honneur de clore le volet compétitif de la soirée. Seul aux claviers, il a débuté par la solennelle Le bourdon, où dès les premiers couplets, le ténébreux auteur-compositeur-interprète a laissé sa voix magnifique faire le travail. Idem pour Corps à corps et Fort fragile. Un bel atterrissage en douceur pour terminer la soirée.

L'invité spécial de cette seconde demi-finale était Vincent Roberge, un jeune auteur-compositeur-interprète de la région de Québec qui va désormais sous le nom de scène Les Louanges. Auteur d'une des meilleures chansons présentées au festival l'an dernier (En d'dans, novembre), il avait toutefois offert la prestation la plus faible lors de la grande finale.

L'année qui vient de s'écouler semble avoir fait grand bien au jeune homme, qui a pris en maturité. On a renoué avec l'un de nos chouchous pour un instant.

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