FICG: des premières notes inégales

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Quelques mois à peine séparent la création du Bow Bow Band, premier demi-finaliste à être monté sur scène, et sa première apparition au festival. Mais l'expérience, elle, est au rendez-vous depuis longtemps.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Le coup d'envoi a été donné. Les six premiers semi-finalistes à convoiter les grands honneurs du 48e Festival international de la chanson de Granby ont donné le ton à ce qui s'annonce une édition plus qu'éclectique, mercredi soir au Palace. Malgré une première soirée inégale, ça promet pour la suite.

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La force de Thomas Hodgson, qu'on a entre autres découvert à La Voix 2014, réside surtout dans ses textes et ses mélodies, faisant de l'artiste multidisciplinaire derrière L'inventaire des lieux un troubadour des temps modernes. 

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

L'équipe du festival nous a habitués à un haut calibre au cours des dernières années: les attentes étaient donc élevées. Et les participants y ont bien répondu, bien qu'on aurait aimé que certains sortent un peu plus des sentiers battus.

Quelques mois à peine séparent la création du Bow Bow Band, premier demi-finaliste à être monté sur scène, et sa première apparition au festival. Mais l'expérience, elle, est au rendez-vous depuis longtemps. Avec Lisa-Marie Jolin à sa tête, la formation complétée par Mathieu Roberge, Christine Séguin, Léandre Joly-Pelletier, et Marie-Pierre Daigle, nous a doucement bercés avec son country-folk.

On nous a chanté l'amour et ses déboires au temps du 2.0 sur Tinder, une chanson bien de son temps empreinte d'un humour parfois subtil, mais efficace. Le groupe nous a ensuite servi une finale plus rythmée où le public a été invité à se «défouler à souhait», yodle en prime.

Le style de Thomas Hodgson, qu'on a entre autres découvert à La Voix 2014, a offert tout un contraste. La force du lauréat 2014 du prix Relève du Conseil montérégien de la culture et des communications, dont la voix n'était pas sans rappeler celle de Luc De Larochellière, réside surtout dans ses textes et ses mélodies, faisant de l'artiste multidisciplinaire derrière L'inventaire des lieux un troubadour des temps modernes.

Autre participant, autre registre: Samuele ne fait pas dans la demi-mesure, nous avait prévenus Matthieu Girard, de retour à l'animation. L'auteure-compositrice-interprète a livré, entre deux pièces, un monologue résolument féministe qui démontre à quel point la Montréalaise, révélée aux Francouvertes 2015, est une artiste engagée. «À tous ceux qui m'ont dit que je joue aussi bien qu'un garçon, je vous emmerde», a-t-elle déclaré sous les applaudissements du public.

Un discours percutant qui, bien que mettant la table pour sa troisième pièce, a un peu éclipsé son excellente prestation musicale. On a quand même bien aimé Le matin, qui nous rappelle à quel point il est bon de se languir au lit dans les bras de l'être aimé... ou de son chandail préféré.

Styles éclatés

Au retour de l'entracte, Marie Onile s'est présentée vêtue d'une belle grande robe blanche. L'ancienne participante à La Voix et diplômée de l'École nationale de la chanson a laissé toute la place à l'émotion dans Allonger, suivie de la plus rythmée Nos p'tits coeurs en poudre et d'Amour éparpillé. Une prestation égale et solide de la part d'une jeune artiste qui a vraisemblablement trouvé sa voie.

Numéro planant et plus théâtral de la Franco-manitobaine Rayannah. L'artiste de Winnipeg, qui a déjà un EP à son actif, va-et-vient entre plusieurs styles. D'abord intimiste avec Ce matin et Chaque fois, elle s'est un peu plus extériorisée avec Delphine et Marylou. Chaque fois, une voix sublime et une interprète enrobée de mystère.

On nous avait dit de surveiller Mehdi Cayenne. Avec déjà trois albums à son actif, l'auteur-compositeur-interprète d'Ottawa, qui gesticule comme un André Sauvé muni d'une guitare, n'a pas déçu. Ne tenant pas en place durant sa performance, Cayenne a une énergie contagieuse en plus d'avoir des chansons accrocheuses et ensoleillées. Résolument notre coup de coeur de cette soirée, de laquelle on aurait souhaité un peu plus d'originalité.

En fin de soirée, Joanie Roussel, la toute première interprète à s'être taillée une place en finale depuis la fusion des différentes catégories de finalistes, en 2006, est remontée sur les planches du Palace comme si elle n'avait jamais quitté la scène l'an dernier. Elle l'a fait en étant encore plus sûre d'elle et en contrôle de sa puissante voix, si c'est possible.

Les demi-finales reprendront tous les soirs jusqu'à samedi, où les finalistes choisis par le jury et le coup de coeur du public seront dévoilés.

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