Vanessa Borduas: d'intuition et d'ambition

Vanessa Borduas chantera au Palace lors de la... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Vanessa Borduas chantera au Palace lors de la deuxième demi-finale, le 18 août à 19h30. Les billets sont disponibles au 450 375-2262 ou au www.palacedegranby.com . Après une première présence en demi-finale en 2012, Vanessa Borduas tente à nouveau sa chance au Festival international de la chanson de Granby, qui se tiendra du 17 au 27 août.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Ce qui étonne chaque fois qu'on croise Vanessa Borduas, c'est le calme et l'assurance qui l'habitent. Malgré le tourbillon dans lequel elle est plongée depuis quelques jours, la demi-finaliste du Festival international de la chanson de Granby se laisse porter par l'instant, avec une belle confiance.

«On a chacun notre personnalité, mais il y a beaucoup de respect entre nous. Je ne sens pas d'esprit de compétition. Je le vois comme un gros trip de gang», confiait la blonde chanteuse cette semaine, alors qu'elle venait de se joindre officiellement aux autres participants.

Il faut dire que malgré ses 25 ans - bientôt 26 -, la Granbyenne roule sa bosse dans le métier depuis longtemps. Toute petite, elle chantait dès que l'occasion se présentait. En offrant son premier spectacle solo à 14 ans, elle amorçait officiellement son parcours comme interprète, multipliant les prestations publiques et les concours.

En 2010, elle apposait enfin au bout de son nom le titre d'auteure-compositrice-interprète, avant de prendre d'assaut festivals et concours.

À sa sortie de l'École nationale de la chanson de Granby, en 2012, Vanessa Borduas avait d'ailleurs tenté sa chance une première fois au Festival international de la chanson de Granby (FICG).

«L'an dernier, je voulais revenir, mais on m'a offert une série de spectacles à la Maison du Québec de Saint-Malo en France. J'ai fait un choix. Je suis une fille d'intuition et j'ai décidé de me présenter au Festival cette année», raconte celle qu'on a notamment pu voir à La Voix en 2014.

Expérience

Ce cumul d'expérience lui permet d'aborder les deux prochaines semaines au FICG avec sérénité. Au cours des derniers jours, elle devait assister à des conférences et participer à des ateliers de voix, d'expression théâtrale et à plusieurs mises en situation plutôt stressantes - chansons imposées, jam session, traductions libres devant public. Rien pour la faire sourciller pourtant. «J'aime le lâcher-prise que ça demande et j'aime me mettre en danger», confie-t-elle.

La jeune femme se dit d'ailleurs «plus prête et plus aboutie» que jamais en tant qu'artiste. La sortie de son mini-album Trophée de chasse en 2014 a grandement contribué à cette maturité, estime-t-elle. «Ça a été comme le point de départ où je montrais vraiment qui j'étais et ça n'a pas cessé d'évoluer depuis.»

Son style pop-rock-folk, sa sonorité, tout est plus clair qu'à sa première présence il y a quatre ans, dit-elle. «J'ose peut-être un peu plus et je présente quelque chose qui me ressemble, sans compromis.» Le message qu'elle souhaite véhiculer est fort simple: «Malgré l'adversité, on a toujours l'option d'avancer et de suivre sa voie.»

Car elle ne cache pas avoir vécu une période de remise en question il n'y a pas si longtemps. «C'est épuisant de mettre toutes ses énergies et son argent là-dedans. À un certain moment, j'étais fatiguée. Mais un beau moment survenait, un commentaire positif me faisait du bien, et ça, c'était ma paye. Je savais alors que j'étais à la bonne place.»

Ce petit creux lui a aussi permis de se rappeler que sa passion pour la chanson allait de pair avec son côté entrepreneurial développé. «Où je vibre, c'est sur une scène, mais j'adore le côté gestion de ma carrière. La gérance, c'est moi qui m'en occupe.»

Lorsqu'elle montera sur la scène du Palace ce jeudi 18 août pour la seconde des quatre demi-finales, elle ne sera pas seule. Elle a choisi d'être accompagnée de ses trois musiciens. Elle-même joue du piano et\ou de la guitare sur ses chansons.

Ses objectifs pour cette 48e édition du FICG? «Me rendre à la fin, venir chercher un réseau de contacts, montrer où je suis rendue et prouver que je suis prête à faire un album complet.»

Assurément, ce sera son dernier tour de piste au Festival de la chanson. Mais qu'elle atteigne ou non la finale, elle sera heureuse d'avoir montré à la face du monde l'essence de sa personne et de son talent.

On la sent déterminée à vivre de sa musique, coûte que coûte. «Après le Festival, j'aimerais écrire et m'enfermer en studio!»

Ce qu'elle chantera au Festival

«Le Festival, c'est une vitrine en trois chansons. Ces pièces doivent avoir un lien entre elles, tout en montrant bien qui on est et ce qu'on fait.»

La peau qui pleume, extrait de son mini-album Trophée de chasse lancé en 2014. «Je l'ai choisie par intuition. C'est une chanson d'abandon et sur le fait d'accepter d'être vulnérable.»

Point de fuite. «J'y parle de l'importance de se retrouver, de se reconnecter à son étincelle.»

Glaçons brûlants. «C'est une personne qui a trop bu et qui se rend compte qu'elle doit affronter ses problèmes. Mais ce n'est pas autobiographique!»

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