Des artistes aux petits oiseaux

À l'oeuvre sur la photo, Yves Ayotte était... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

Agrandir

À l'oeuvre sur la photo, Yves Ayotte était très heureux d'avoir accepté la présidence d'honneur du symposium.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Waterloo) L'ambiance était à la bonne humeur au Symposium Waterloo et l'Art d'aimer, ce week-end, dans le parc du Carré Foster. Clairement, aucun détail n'a été négligé pour rendre l'expérience la plus agréable possible à la soixantaine d'artistes sur place.

La présidente du comité organisateur de l'événement, Cécile Hamel, était tout sourire samedi, lorsque La Voix de l'Est l'a rencontrée.

«Nous, en ayant un parc comme ça, ce qui fait notre force - notre couleur - c'est qu'on est une soixantaine, mais c'est suffisant. Je ne veux pas en avoir 150. Les artistes aiment bien être dans le parc, parce que c'est convivial, pense-t-elle. [...] Les commentaires qu'on a des peintres, c'est qu'ils trouvent que le parc est le fun. La plupart ont de l'ombre, c'est estival, les gens circulent pour faire un petit pique-nique, ou il y a la piste cyclable qui passe tout près. C'est bien apprécié des gens: des visiteurs et des artistes-peintres aussi.»

Un président d'honneur comblé

Cette année, c'est Yves Ayotte qui a été invité à titre de président d'honneur.

«C'était notre dixième anniversaire, je voulais avoir quelqu'un de spécial, quelqu'un qui est capable de nous montrer ce qu'il est capable de faire. Qui est aussi coloré en tant que peintre qu'en tant que personnage», se réjouit, Mme Hamel.

Le peintre de Kamouraska - qui participe à une bonne douzaine de symposiums au Québec et au Nouveau-Brunswick annuellement - semblait ravi à son tout premier passage à Waterloo.

«Les organisateurs et les bénévoles sont fantastiques», s'est exclamé l'artiste.

Il aimerait bien revenir et à ses yeux, Waterloo se démarque par un facteur bien particulier.

«La couleur des humains, mon ami! C'est la plus belle peinture au monde! C'est ça qui est enrichissant dans un symposium, c'est que tu rencontres un paquet de gens, un paquet de peintres. Ils viennent tous te dire que t'es beau, t'es grand, tu ressembles à Elvis, t'as une dent en or, imagine-toi!», lance-t-il avec un humour pince-sans-rire.

Il apprécie l'accueil réservé à lui et à son art, mais également l'emplacement extérieur, l'ambiance intimiste, de même que la liberté offerte dans le cadre de l'événement. Ce qui ne serait pas toujours le cas ailleurs, selon ses propos.

«Souvent, ils ont eu certains succès avec l'événement et puis là, ils font l'événement pour avoir du succès. Pour eux autres. Ils ne font pas un événement pour les artistes. Ils oublient l'essence [...] Et puis là ils embarquent dans des contraintes de rentabilité, de faisabilité, et tout ça. À un moment donné, ça devient restrictif et on ne s'y retrouve plus.»

Plusieurs avaient de bons mots pour l'organisatrice du... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est) - image 3.0

Agrandir

Plusieurs avaient de bons mots pour l'organisatrice du symposium, Cécile Hamel.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

Des échos sur le terrain

Une habituée du symposium, Fern St-Hilaire, apprécie également le traitement réservé aux artistes à Waterloo.

«Cécile, c'est une personne vraiment chaleureuse, et puis elle s'occupe bien des artistes. Elle nous gâte, on est vraiment bien reçus ici. Parce que j'en fais plusieurs symposiums, pis ici c'est la crème.»

Pour la peintre de Saint-Jean-sur-Richelieu, l'événement est un incontournable. C'est également le cas pour certains de ses amis, des bénévoles d'Orford qui viennent stationner leur motorisé près du parc du Carré Foster année après année. Maryse Ross et son conjoint ne rateraient pour rien au monde ce rendez-vous.

«On a du fun, c'est un bel endroit ce parc-là. C'est le plus bel endroit pour tenir un symposium.»

Des mots qui font chaud au coeur de la présidente du comité organisateur, Sylvie Hamel.

«C'est toujours plaisant d'avoir des comebacks disant que les gens apprécient. On les gâte. Moi, étant peintre, je veux gâter les artistes peintres. Parce que s'il n'y avait pas de peintres, il n'y aurait pas d'événements. Ce sont eux qui font l'événement, donc il faut les gâter, il faut les chouchouter, il faut leur donner des petites douceurs qui font en sorte qu'ils se sentent bien ici, ils sont à l'aise et ça déteint sur les gens qui se promènent. Les gens qui viennent trouvent que les artistes sont relax, sont détendus. Je pense que c'est important.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer