Combat des villes: l'expérience en valait la peine

Antoine Bossé et François Côté rateront la finale... (Ici Radio-Canada)

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Antoine Bossé et François Côté rateront la finale du Combat des villes.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) L'aventure de François Côté et Antoine Bossé à l'émission Le Combat des chefs a pris fin lundi soir, de justesse. Les deux Granbyens ont baissé pavillon en demi-finale devant l'équipe de Saguenay. Une expérience qui, pourtant, n'a laissé aucun arrière-goût de regret.

«Je ne suis pas déçu, car on a fait bonne figure. Oui, il y avait un certain stress de compétition, mais c'était avant tout une compétition amicale. On a eu beaucoup de plaisir», a laissé tomber le chef et copropriétaire du restaurant L'Impérial, François Côté, au lendemain de l'élimination.

Granby, Chelsea, Sainte-Adèle, Québec, Montréal et Saguenay se battaient pour les trois places en finale. Le tandem Côté-Bossé a lancé les hostilités à la suite d'un premier défi qui consistait à accorder le plus harmonieusement possible deux plats déjeuners à diverses moutures de café. En remportant cette épreuve de goût, les deux chefs ont mis la main sur 2000 $, tout en obtenant la chance de choisir leurs adversaires. François Côté et Antoine Bossé ont pris le pari d'affronter les représentants de Saguenay.

Deux autres épreuves les attendaient. Primo: en seulement 20 minutes, les deux équipes devaient inventer un nouveau plat à partir des ingrédients d'une des assiettes déjeuners dégustées plus tôt dans la journée. Sous les mains du duo granbyen, un gâteau de morue salée, servi avec sauce hollandaise, chips de pommes de terre, cresson et paprika fumé est devenu une omelette soufflée à l'espagnole surmontée d'une salade fraîcheur.

Un défi technique, compliqué par le manque de temps, qui a empêché les chefs de présenter une omelette parfaitement cuite.

«C'était très audacieux, peut-être trop. Ça aurait pu être un plat magnifique, mais c'est un peu raté», a commenté le juge Daniel Vézina avant d'accorder une note de 7 sur 10, tout comme son confrère Normand Laprise.

Secundo, les demi-finalistes ont eu à sélectionner un légume vert en le déclinant en trois différentes versions. Tout le monde a opté pour les asperges, les Granbyens choisissant de les servir en accompagnement avec un sabayon, en soupe et avec du ris de veau. Tout cela en 45 minutes.

Ces trois plats n'ont pas fait craquer les juges suffisamment pour leur assurer la victoire.

Le résultat final a été serré: Granby a obtenu une note moyenne de 7,2, alors que Saguenay a terminé la lutte avec un pointage de... 7,3.

Juste avant de quitter le plateau de tournage, François Côté et Antoine Bossé ont été qualifiés par les juges et animateurs de bons techniciens et «d'adversaires redoutables pour chaque ville» participante.

Critères

François Côté aurait d'ailleurs souhaité qu'on accorde plus d'importance aux qualités techniques des cuisiniers tout au long de la compétition. «De dire que l'émission ne comptait que des chefs aguerris, ce n'est pas vrai. Le côté technique n'a pas été assez souligné», avance-t-il, en avouant qu'il a fallu du temps avant que les participants connaissent vraiment les critères des juges. «Mais c'était une première expérience pour tout le monde», précise-t-il.

Quand on lui demande s'il regrette d'avoir choisi de braver les chefs de Saguenay, ce dernier tient à remettre les choses en contexte. «Avec des tournages de 12 à 16 heures par jour, il y a de la fatigue, des longueurs. On n'a pas vraiment pu se consulter. Saguenay nous est apparue comme une valeur sûre, en pensant qu'on avait de bonnes chances de gagner. Mais tout cela dit sans aucune condescendance. C'était d'ailleurs notre stratégie à Antoine et moi, de ne jamais être condescendants face aux autres équipes.»

Certains téléspectateurs ont peut-être eu l'impression que les deux compères communiquaient peu entre eux et que l'aîné volait la vedette. Or, il n'en était rien, assure François. «On tourne durant des heures, mais ils ne doivent garder que quelques minutes. Le montage peut être trompeur par rapport à la réalité.»

Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires d'Antoine Bossé mardi.

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