Portrait idéal pour le symposium Couleurs urbaines

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Le beau temps a sans doute contribué à favoriser l'achalandage au 19e symposium Couleurs urbaines de Granby.

Jérôme Roy, La Voix de l'Est

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Granby) Ils sont nombreux à avoir profité du soleil radieux, ce week-end, pour faire le plein d'art au 19e symposium Couleurs urbaines. Le site de l'église Notre-Dame, au centre-ville de Granby, fourmillait de monde, dimanche après-midi.

«On est tous de bonne humeur! Autant les artistes que les organisateurs et les bénévoles. Trois journées de beau temps de même, on ne pouvait pas demander mieux», résume Mathieu St-François, membre du comité organisateur de l'événement.

Selon lui, le symposium attire habituellement entre 10 000 et 12 000 visiteurs. Les entrées ne sont pas contrôlées, mais M. St-François assure avoir observé un excellent achalandage pour cette édition.

«Cette année, c'est une belle année! Je serais curieux d'avoir des clickers et pouvoir compter parce que vendredi, on a remarqué qu'il y avait plus de gens que d'habitude. [...] Hier [samedi] après-midi, c'était noir de monde et puis aujourd'hui, il y a plus de monde qu'à l'habitude pour un dimanche. Ça fait qu'on est vraiment très satisfaits. Les gens répondent, les gens aiment le symposium, les gens aiment venir visiter et puis parler avec les artistes», affirme l'organisateur.

Artistes comblés

Ils étaient 52 artistes, réunis à l'extérieur de l'église Notre-Dame, à offrir le fruit de leur passion aux visiteurs. Parmi eux, la peintre de Lévis, Isabel Picard, disait avoir fait de belles rencontres et bénéficié de belles retombées. Mme Picard, qui expose habituellement dans le coin de Québec, ne regrette donc pas d'avoir fait le trajet jusqu'à Granby.

«C'est important de s'ouvrir, d'aller voir les amateurs d'art d'un peu partout en région, explique l'artiste. [...] C'était ma première édition, mais je trouve qu'il y a eu un très bel achalandage.»

Francine Brodeur n'a pas eu quant à elle à rouler pendant de longs kilomètres pour participer à Couleurs urbaines, mais elle se montrait tout aussi satisfaite que sa consoeur. L'artiste-peintre et auteure de Granby était même ravie, elle qui revenait au symposium après quelques années d'absence.

«C'est certain qu'il faut aller ailleurs pour se faire connaître, mais j'ai revu plein de gens que je n'avais pas vus depuis plusieurs années. Alors ç'a été vraiment, vraiment extraordinaire», s'exclame l'artiste granbyenne.

Pour une troisième année, les organisateurs avaient réservé une place à la relève. Dix artistes, comme Caroline Brousseau de Granby, ont obtenu la chance de vivre une première expérience. La jeune femme a pleinement apprécié son baptême, qui lui a permis d'obtenir des contacts intéressants.

«C'est vraiment l'fun! [...] Ça fait longtemps que je peins, mais ça fait quatre ans que je fais de l'art abstrait. Et puis là j'ai décidé de sortir ça de mon salon. [...] Je sors de mon cocon», résume Mme Brousseau, qui aimerait répéter l'expérience.

Nouveautés réussies

Pour la 19e présentation du symposium, les organisateurs avaient prévu quelques nouveautés et selon Mathieu St-François, ils ont visé juste.

«Je m'amuse souvent à dire que la base du symposium est solide, que les artistes qui viennent sont solides et que ce qu'on aime, c'est faire des petits extras, des petits wow à côté. Cette année, je pense qu'on a réussi fort!»

M. St-François souligne particulièrement les prestations de Marie-Linda Bluto, qui travaillait avec du sable à l'intérieur de l'église. À la lumière des commentaires qu'il a reçus, il affirme que le public était «ravi et conquis» par l'artiste, qui a attiré des centaines de curieux à elle seule.

«C'est un effet wow, un coup de coeur! On l'avait vue avant et on espérait que ça allait donner le résultat auquel on s'attendait. C'est au-delà de nos attentes», affirme M. St-François.

Il souligne également au passage les autres nouveautés comme les photos de visages modifiables, la coccinelle en Post-it - un clin d'oeil à Voitures anciennes de Granby -, l'anamorphose - une image donnant l'illusion qu'il y a un trou dans le sol - devant le Palace et les pochoirs sur le trottoir de la rue Principale.

«Ça amène de la couleur au centre-ville, au-delà de l'espace où les artistes sont», explique l'organisateur.

Des gagnants

Quelques artistes ont quitté le symposium avec une récompense. Sylvie Brodeur a ainsi reçu le convoité prix du public, Charles-Alexis Grenier a remporté le prix Artbangbang, alors que Pascal Normand a été retenu pour le prix du comité organisateur.

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