Un air de camp de vacances!

Plusieurs festivaliers s'installent sur le site pour le... (Cindy Boyce)

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Plusieurs festivaliers s'installent sur le site pour le week-end et dorment sous la tente.

Cindy Boyce

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Béthanie) Rares sont les festivals qui, à peine nés, séduisent autant le public que les artistes. Les 12 et 13 août, le Festival La Grosse Lanterne s'installera pour une troisième année au milieu d'un boisé de Béthanie. Bien loin de la grande ville... Pourtant, des centaines de spectateurs y afflueront, tout comme plusieurs grands noms de la musique.

Dead Obies, Groenland, Lisa LeBlanc, Klô Pelgag, Safia Nolin, Saratoga, Chocolat et plusieurs autres musiciens ont tous levé la main pour prendre part à cette immersion en pleine nature.

Selon le fondateur et organisateur de l'événement, Matthieu Pontbriand, le bouche-à-oreille fait des merveilles pour La Grosse Lanterne. «Je suis super fier de la programmation. Parce que c'est différent, on réussit à attirer de gros noms. Les artistes en parlent entre eux. Nous avons une bonne réputation depuis l'an 1 et ça paraît», affirme-t-il en soulignant que le partenariat avec la compagnie de musique Bonsound y joue pour beaucoup. Plusieurs artistes présents à La Grosse Lanterne sont liés à cette boîte. «Ils ont bien compris mon concept», dit-il.

Justement, comment décrit-il La Grosse Lanterne? «C'est un festival en pleine forêt. Comme directeur de tournée, j'ai fait tous les festivals au Québec depuis 10, 15 ans. Je voulais imaginer quelque chose de différent axé sur la culture émergente, la bonne bouffe, le camping... L'esthétique du site était importante pour moi. Je souhaitais ajouter un côté visuel à l'événement», fait savoir Mathieu Pontbriand.

Pour atteindre l'atmosphère dont il rêvait, l'organisateur a tout de suite fait appel au pouvoir de la lumière, une véritable passion chez lui. Quand le soleil se couche, le site s'illumine de mille feux. «Ça crée une expérience magique», dit-il en rappelant que le nom du festival en est directement inspiré.

Et pourquoi un lieu aussi éloigné que Béthanie? «J'ai découvert ce terrain en parlant à un ami qui le connaissait déjà pour grandeur nature. Je n'imaginais pas un festival médiéval, mais c'était tellement super comme site! Il y avait le boisé aménagé avec la rivière. Ça créait une belle ambiance.»

Quant au volet musical, Mathieu Pontbriand refuse de le confiner à un style en particulier. «Je n'aime pas étiqueter un festival. On garde l'essence indie, mais le spectre est très large. Il y en a pour tous les goûts.»

Entre 1000 et 1500 festivaliers se donnent habituellement rendez-vous à La Grosse Lanterne. La plupart ont entre 20 et 35 ans, apprécient la nature, la musique et le plaisir de bien manger, décrit le promoteur. Pour cette troisième année, il rêve d'accueillir 3000 personnes. «On aimerait atteindre 5000, mais la capacité du site est limitée. Il faudra voir...»

À la base, rappelle-t-il, l'idée était de faire de La Grosse Lanterne un rassemblement convivial, favorisant les rencontres, un peu à l'image d'Osheaga. «C'est comme une espèce de colonie de vacances. Il faut garder cette essence, en ne devenant pas trop gros.»

À faire

Aux nombreux spectacles viennent se greffer du karaoké, du cinéma en plein air, des camions de bouffe de rue, des bars et autres activités ludiques.

L'esprit de camp de vacances est également magnifié par la possibilité pour les gens de dormir sur place dans des tentes en bordure de la rivière.

Consciente de la distance entre Béthanie et la métropole, l'organisation prévoit chaque année un système de transport aller-retour à la journée ou pour tout le week-end. Divers forfaits sont d'ailleurs offerts pour accommoder l'ensemble des festivaliers.

L'événement est encore tout jeune, mais Mathieu Pontbriand espère atteindre la rentabilité. Bien sûr, les commanditaires, la vente d'alcool et de billets permettent au festival de revenir d'une année à l'autre. Mais rien pour devenir riche. «On travaille fort. Ça peut prendre plusieurs années avant d'être rentable. Pour l'instant, ma paye, c'est le sourire des gens!», lance le jeune homme en rêvant à d'éventuelles subventions.

 

Pour consulter l'ensemble de la programmation et réserver des billets, on consulte le site www.grosselanterne.com

Entre 1000 et 1500 personnes assistent aux spectacles... (Le Petit Russe) - image 2.0

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Entre 1000 et 1500 personnes assistent aux spectacles offerts à La Grosse Lanterne.

Le Petit Russe

Une première pour Lisa LeBlanc

Parmi les artistes invités, Lisa LeBlanc en sera à sa première présence à La Grosse Lanterne. «Beaucoup de monde m'en a parlé en bien. Il y a un line-up de fou! En plus, c'est ma fête ce jour-là», affirmait la populaire chanteuse, qu'on a jointe dernièrement alors qu'elle se trouvait sur le traversier entre Vancouver et Victoria, où elle s'apprêtait à donner un tour de chant.

À Béthanie, elle promet d'offrir un «full show».

La jeune femme ne savait pas encore si elle resterait à dormir sur place, mais elle avait bien l'intention d'assister à quelques spectacles de ses covedettes. Dont celui des Dead Obies, qu'elle apprécie particulièrement.

Elle sera d'ailleurs en territoire connu, car la plupart des artistes invités font partie de ses connaissances.

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