Direction l'Angleterre à grands coups de pinceau

Andréa Marquis présentera six toiles de sa collection... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Andréa Marquis présentera six toiles de sa collection Sur le vif au Parallax Art Fair, qui se tiendra à Londres les 22, 23 et 24 juillet.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) L'inspiration naît de tout et partout. Il a suffi que la peintre Andréa Marquis, dans un rare moment de frustration, se défoule à grands coups de pinceau pour que naisse devant ses yeux le style auquel elle aspirait depuis longtemps. Le résultat, qu'elle décrit comme «figuratif abstrait», est un véritable tourbillon de mouvements et de couleurs. Cette nouvelle collection animalière, intitulée Sur le vif, l'amène aujourd'hui aussi loin qu'en Angleterre.

Andréa Marquis aura un petit espace - deux murs de trois pieds de largeur - au Parallax Art Fair, la plus grande foire artistique d'Europe, qui se tiendra au Chelsea Town Hall de Londres les 22, 23 et 24 juillet. Plus de 200 créatifs de la planète s'y donneront rendez-vous pour exposer leurs oeuvres et rencontrer directement le public.

«J'ai reçu un courriel qui m'invitait à soumettre mon dossier. J'avais fait le symposium Montréal en art et ils avaient aimé mon travail. Je l'ai envoyé et, la journée même, j'ai eu une réponse positive», raconte la jeune femme de Shefford.

Elle s'est donc envolée lundi avec sous le bras une grosse boîte marquée «Fragile», à l'intérieur de laquelle reposaient six de ses toiles. «Pour maximiser mon espace, j'ai choisi deux grandes et quatre petites. Elles représentent trois ours et trois hiboux.»

Passionnée par les voyages, Andréa ne voulait pas manquer cette nouvelle occasion de voir du pays. «Londres m'attirait déjà... Là-bas, c'est très avant-gardiste, hyper éclaté. L'esprit artistique y est très ouvert. Je pense que mes tableaux s'intègrent bien dans cette ambiance», croit celle qui fera d'abord un détour par l'Irlande.

Car l'idée de rencontrer des artistes du monde entier et de «voir ce qui se passe ailleurs» ajoute à son bonheur. «En voyage, j'aime aller voir les artistes locaux. Lors d'un séjour à Bali, j'avais même suivi une formation en sculpture.»

On l'a invitée à Londres, mais elle n'est pas reçue par l'organisation du Parallax Art Fair. Elle doit assumer tous les frais. «Si je vends des toiles là-bas, ce sera parfait. Mais même si je les vendais toutes, ça ne paierait pas toutes mes dépenses. C'est d'abord et avant tout un gros voyage de plaisir!», lance-t-elle.

Nouveau style

Andréa Marquis peint à l'huile depuis qu'elle a dix ans. Petit à petit, ses techniques et son style se sont précisés, raffinés. À 32 ans, elle vit désormais de son art, transmettant même son savoir à raison d'une quinzaine d'heures par semaine.

Dans son lumineux atelier du Centre culturel France-Arbour rempli de toiles, son évolution artistique est évidente. Partout, l'humain et l'animal s'exposent, dans des styles variés, mais toujours d'un grand réalisme. Des portraits de femmes stylées, de vieux hommes au visage buriné, mais aussi toute une faune archi colorée.

Puis, au milieu de tout cela, quelques toiles récentes à l'acrylique issues de sa collection Sur le vif réalisée en 2016. Des animaux sauvages et de ferme dessinés à grands traits, puis soulignés de «splashs» éclatants.

«Il y a longtemps que je voulais aller vers ce style. J'avais tellement travaillé le détail avant que j'avais de la difficulté à mettre de côté cette façon de faire, à être plus spontanée. Finalement, ça ne défait pas tout, ça ajoute à l'oeuvre. Et il y a encore beaucoup de couleurs, car c'est la base de tout, c'est inné pour moi.»

Ce qui s'en vient

Outre son incursion londonienne, Andréa Marquis participera à quelques expositions et symposiums au Québec cet été. Un conflit d'horaire l'empêchera d'être présente au Symposium Couleurs urbaines de Granby, mais on pourra la voir à celui de Bromont à la fin d'août.

Et bien que son unique expérience en galerie n'ait pas été concluante, elle n'écarte pas cette avenue pour autant. Deux ou trois galeries d'art de Montréal et Québec sont dans sa mire.

Quant à ses projets créatifs, ils pourraient prendre une orientation toute naturelle: revenir au portrait humain, mais plus abstrait, dans un style semblable à la collection Sur le vif. Cet heureux mariage pourrait lui assurer une signature encore plus distinctive. «En peinture, la pire chose, c'est de se faire dire qu'on ressemble à quelqu'un d'autre. Je veux me démarquer, avoir ma propre identité artistique.»

Elle n'en est pas bien loin!

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