Dépasser les frontières

Philippe Leduc, Jérôme Beaulieu et William Côté de... (Lepetitrusse)

Agrandir

Philippe Leduc, Jérôme Beaulieu et William Côté de MISC.

Lepetitrusse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Jérôme Beaulieu fait son bonhomme de chemin dans l'univers du jazz. À seulement 28 ans, le Sheffordois d'origine multiplie les prestations, les voyages et les belles rencontres. Avec son trio MISC, il dépasse déjà les frontières.

Jérôme et ses deux complices, William Côté et Philippe Leduc, se sont produits au Festival de jazz de Montréal samedi dernier devant une salle comble et enthousiaste. «Ça s'est très bien passé. On joue plus à l'extérieur ces temps-ci, alors revenir jouer chez nous, devant nos familles et nos amis, c'était super agréable», fait remarquer Jérôme Beaulieu, en précisant que c'était la quatrième présence du trio au Festival. Avec un plaisir chaque fois renouvelé.

«C'est quand même le plus grand festival de jazz au monde. C'est vraiment très cool. Il fait beau, c'est l'été... Il y a une effervescence de fou! On y rencontre des gens de partout dans le monde. J'aime y jouer, mais aussi aller voir des spectacles.»

Mais le pianiste/claviériste existe aussi sans MISC - le nom que l'ancien Trio Jérôme Beaulieu a adopté l'hiver dernier. Cette semaine, il se produit au Festival au sein d'autres formations, puis il sera à Québec dimanche.

Il retrouvera toutefois son trio rapidement pour prendre la direction de la France où une tournée de deux semaines les attend. «C'est la quatrième fois qu'on s'y rend. On a compris assez vite qu'il fallait étendre notre territoire pour vivre du jazz. Ça prend une grande concentration de population pour avoir un public et faire des shows. En France, il y a un paquet de beaux lieux pour jouer. On réussit de plus en plus à s'y tailler une place.»

Celui qui refuse d'apposer une étiquette sur le style de MISC - «On fait ce qu'on a envie de faire», dit-il - affirme que le son du trio est influencé par ses goûts musicaux éclectiques. Et que sa formation travaille comme un groupe rock ou pop. «On répète, on peaufine, sans partition. Tant qu'une pièce ne sonne pas comme on veut, on ne la joue pas. Et il y a toujours une section ouverte à l'improvisation», laisse entendre Jérôme Beaulieu.

Pour bien marquer son changement de nom, MISC a lancé un album éponyme en mars dernier. Ce troisième opus, indique le musicien, a reçu de bonnes critiques et permis d'élargir encore plus les horizons du groupe.

Soutenu par l'étiquette Bonsound au Canada, représenté par une agente en France et ouvert sur le monde, MISC caresse de belles ambitions. Quelques dates de spectacles sont prévues au Québec pour 2016-2017, mais Jérôme Beaulieu confie qu'une tournée en Allemagne est dans sa mire pour l'an prochain. Le Portugal et la Suisse lui font aussi de l'oeil. Il travaille même sur une éventuelle présence en Australie.

Déménager ses pénates en Europe pour se rapprocher de ce marché lui a-t-il déjà effleuré l'esprit?

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer