5000 visiteurs à CéraMystic

Un trois-pièces signé Sara Mills a été vendu... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

Agrandir

Un trois-pièces signé Sara Mills a été vendu pour 1900$. Jacques Marsot, organisateur de CéraMystic, avait disposé l'oeuvre à côté d'une table où trônaient des créations plus abordables de l'artiste.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Mystic) Le terrain de Jacques Marsot s'est transformé en musée à ciel ouvert à l'occasion de la treizième édition de CéraMystic. Une belle occasion de découvrir et - pourquoi pas - d'acquérir, sur l'herbe et sous les arbres, le travail de trente artistes professionnels et de la relève.

Les 10 jours de l'événement se sont conclus sous un plafond de ciel bleu, dimanche, alors que déambulaient les derniers des 5000 visiteurs estimés. Satisfait, Jacques Marsot n'avait pas de mal à s'imaginer la réaction des céramistes lorsqu'ils allaient apprendre la vente de telle ou telle pièce, fonctionnelle ou décorative, dimanche soir. C'est le cas de la jeune Elsa Lavoie, une artiste de la relève invitée par l'organisateur. Elle figure parmi les bonnes vendeuses.

Chaque année, «je choisis une, deux ou trois personnes qui commencent à faire de la céramique et ça leur permet d'exposer avec leurs pairs qui ont plus de métier, explique M. Marsot. La relève est sur l'affiche et sur les 5000 cartons d'invitation et elle a toujours un emplacement spécialement identifié.»

Sous un grand drap tiré entre les arbres du terrain étaient exposées des oeuvres s'inscrivant dans la thématique Blanc sur blanc. Tout autour, tables et présentoirs accueillaient les créations des différents céramistes professionnels sélectionnés minutieusement.

Professionnalisme, authenticité et créativité sont des critères essentiels pour qu'un artiste céramiste soit invité. «Quand quelqu'un a une production authentique qu'on reconnaît, c'est que cette personne a travaillé tellement fort qu'elle a développé ses intérêts, sa philosophie, sa culture et elle arrive avec un produit différent des autres. Ça, on appelle ça l'authenticité.»

Par ailleurs, M. Marsot s'assure que quel que soit le budget des visiteurs, ceux-ci puissent acheter tasse, assiette, bol ou objet décoratif. «Une théière à 300 $, on n'en prend pas, lance-t-il. Dans un événement comme ça, ça prend une palette large. Il faut qu'une bonne partie de la production soit à des prix convenables pour la majorité de nos visiteurs. Et il faut aussi qu'il y ait des pièces qui demandent plus de recherche et de création, plus des pièces structurales et décoratives, mais qui font la démonstration que ce matériau peut se prêter à ce genre d'exercice.»

Des pièces dans les trois et quatre chiffres étaient disponibles à la vente autant que des pièces à 12 $. D'ailleurs, de tout a été vendu. C'est le cas d'un trois-pièces où des chevaux se font la course, une oeuvre signée Sara Mills affichée à 1900 $, qui a trouvé preneur, comme l'organisateur l'avait promis à l'invitée. Il en était visiblement fier. «C'est un trois-pièces extraordinaire. C'est une merveille! C'est du raku (technique japonaise d'émaillage et de cuisson). On voit toutes les tonalités chaudes qui se marient, qui fondent et qui reviennent.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer