Granby: tout l'été à pianoter

La saison des pianos publics est ouverte à... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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La saison des pianos publics est ouverte à Granby. L'artiste Olivier Chagnon en a profité.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Ils sont accessibles tous les jours de beau temps, du matin au soir, et n'attendent que vous. Après une première expérience concluante l'été dernier, les pianos publics sont de retour cette année. Sept instruments sont installés à Granby depuis quelques jours.

Le principe est bien simple: les passants qui en ont envie n'ont qu'à s'y asseoir et à pianoter. Ils peuvent même chanter si le coeur leur en dit. Il n'est pas rare que ces petits récitals spontanés provoquent un attroupement de badauds, attirés par la musique.

«Il y a quelque chose de magique avec ces pianos publics. Il y a toujours quelqu'un qui a un moment à raconter à ce sujet», laisse entendre la directrice de Vie culturelle et communautaire de Granby, Valérie Brodeur. Elle et son équipe ont un piano public installé juste devant leur bureau. Ils sont aux premières loges pour constater que le concept a du succès.

Olivier Chagnon peut aussi en témoigner. L'an dernier, après s'être mis au piano, il a vu un itinérant s'approcher pour chanter Amazing Grace avec lui. Une rencontre improbable qu'il n'est pas près d'oublier. «Des pianos en ville, c'est essentiel!», croit-il.

L'an dernier, trois pianos avaient apporté une jolie touche au Zoo de Granby, au Centre d'exposition en arts visuels Boréart et en face de l'église Notre-Dame. Il n'en fallait pas plus pour convaincre l'équipe de Vie culturelle et communautaire de Granby d'en mettre quatre de plus à la disposition des passants.

L'organisme a donc ciblé des endroits clés où les gens sont les plus propices de s'arrêter pour jouer: la place Johnson, le pavillon Roger-Bédard, le parc Pelletier et le parterre de l'église St. George. Une housse les recouvre? Suffit de l'enlever.

L'affaire de tous

Tout un réseau s'est créé autour du projet de pianos publics. À commencer par les citoyens - de Granby et même d'ailleurs en région - qui font don de leur piano, mais aussi par ceux qui ont fourni les housses de protection, et par la contribution de Jeysen Chartier à l'accord et à l'entretien des instruments.

Quant à l'allure «funky» des pianos, elle est l'oeuvre de Patrick Verrier, Frédéric Ferland et Guillaume Fortin. Ces artistes locaux ont fait de chaque instrument une oeuvre unique et colorée.

«Finis comme ça, je vous garantis qu'il n'y en a pas beaucoup! On se démarque», fait remarquer Valérie Brodeur. Bien qu'assez nouvelle, mentionnons que la formule des pianos publics est offerte dans d'autres municipalités québécoises, dont Montréal, Trois-Rivières, Drummondville et Valleyfield.

Mme Brodeur souligne fièrement qu'à Granby, on arrive «à faire les choses simplement à petits frais», avec un budget de moins de 6000$ par année.

Et parce que son équipe ne peut être partout à la fois, l'engagement de partenaires comme le Zoo, la Caisse Desjardins et la Casa du spaghetti est plus que bienvenu pour garder un oeil sur les pianos, affirme Jean-Olivier Grégoire-Filion. Des jeunes de la Maison La Barak s'assureront aussi de mettre à l'abri certains pianos.

On fait d'ailleurs appel à la vigilance de la population pour recouvrir, au besoin, les instruments de leur housse.

Installés depuis vendredi seulement, les sept pianos ont déjà commencé à résonner aux quatre coins du centre-ville, et à semer des moments d'émotions. Daniel Lacombe de la Casa du Spaghetti l'a vécu pas plus tard que lundi. Une famille en deuil sortait du restaurant après avoir négocié des services pour les funérailles du père décédé. En voyant le piano extérieur, la mère s'est spontanément mise à jouer, entourée de ses quatre enfants. «C'était un très beau moment...», confie M. Lacombe.

Parce qu'ils sont à Granby pour de bon, on rêve déjà à la prochaine saison estivale des pianos publics. Le nombre dix a été avancé, mardi. «Il y a encore des lieux disponibles», a rappelé Jean-Olivier Grégoire-Filion. Et il y a encore des pianos qui n'attendent qu'à sortir au grand air... Dont un piano mécanique!

«Il y a quelque chose de magique avec... (Alain Dion, La Voix de l'Est) - image 2.0

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«Il y a quelque chose de magique avec ces pianos publics. Il y a toujours quelqu'un qui a un moment à raconter à ce sujet», laisse entendre la directrice de Vie culturelle et communautaire de Granby, Valérie Brodeur. 

Alain Dion, La Voix de l'Est

Où sont-ils?

- Devant l'église St. George

- À la Place Johnson

- Chez Boréart

- En face de l'église Notre-Dame

- Au parc Pelletier, près de la Casa du Spaghetti

- Au pavillon Roger-Bédard du parc Daniel-Johnson

- Au Zoo de Granby

Des spectacles

Les pianos serviront aussi à quelques prestations plus organisées.

Olivier Chagnon et son école de musique présenteront les Mercredis Chantés, en juillet et août, à 19h en face de l'église Notre-Dame.

Le musicien Jean Wiedrick y sera également à l'oeuvre les 29 juillet à 19h et 31 juillet à 15h45 dans le cadre du symposium Couleurs urbaines.

Le 18 août, sur le coup de midi, tous les pianos publics de la ville retentiront au diapason.

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