Spectacle de l'ÉNCG: des talents à découvrir

Les 14 finissants de l'École nationale de la... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Les 14 finissants de l'École nationale de la chanson de Granby se donneront en spectacle les 8 et 9 juin.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Ils sont 14, ils sont bourrés de talent et ils trépignent d'impatience à l'idée de monter sur scène pour montrer à la face du monde de quel bois ils se chauffent. Les finissants 2015-2016 de l'École nationale de la chanson de Granby présenteront leur spectacle de fin d'année les 8 et 9 juin, en rêvant de faire salle comble.

Depuis la rentrée de septembre, Félix Belliveau, Tania Cardinal, Marion Cousineau, Yvonne Daigle, Alicia Deschênes, Valéry Gagné, Nicolas Gemus, Catherine Girard, Nicolas Lalonde, Stéphane Croteau- (Lesquault), Francis Poulin, Michaëlle Richer, Sandrine Royer et Josélise Surprenant ont vécu une expérience intense, où chacun a pu peaufiner son art. Et en apprendre beaucoup sur leur future carrière.

Au terme de ces dix mois d'apprentissage - où la cohorte s'est transformée en un clan tissé serré -, les auteurs-compositeurs--interprètes sont fin prêts à envahir la place publique, un soir à Granby et un autre à Montréal.

«Même s'il n'y a pas que ça, ce spectacle, c'est le point culminant, l'aboutissement de leur apprentissage», fait remarquer le directeur de l'École, Bruno Robitaille, qui aimerait éventuellement que cette prestation de fin d'année déborde de Granby et Montréal pour se promener- un peu plus au Québec.

L'une des finissantes, Tania Cardinal-, explique que la période précédant les Fêtes a été axée sur la théorie, alors que les derniers mois ont mis l'accent sur le côté pratique du milieu artistique, menant tranquillement l'équipe vers ce spectacle- ultime.

«Ici, on a appris tellement de choses nécessaires à la pratique du métier. On a emmagasiné tellement de trucs, d'expertise, que j'ai l'impression que l'École est une porte qui s'ouvre pour nous», confie l'artiste qui décrit son style musical comme «folk new age actuel».

«C'est pas imaginable le nombre d'heures qu'on a consacrées à la préparation du show. Recherche de commandites, relations de presse..., ça nous donne la chance de voir d'autres facettes du métier, à part la musique. C'est très formateur», ajoute son confrère acadien Félix Belliveau.

«J'avais entendu dire qu'en venant à l'École nationale de la chanson, on devenait deux fois  meilleur comme artiste. C'est vrai.»

Un constat que M. Robitaille partage, naturellement. «Après ces dix mois, c'est certain que tu vas être plus fort et que tu auras cet outil pour toute ta carrière.»

14 voix et Tire le coyote

Mais revenons au spectacle. Chacun des 14 auteurs-compositeurs-interprètes livrera une chanson créée en cours d'année. Une seule. Inutile de dire que le choix de la pièce n'a pas été laissé au hasard. «On a eu une audition devant les profs pour trouver la composition qui nous représentait le mieux. On est très respectés dans nos styles respectifs. Ça donne une couleur particulière», laisse entendre Félix Belliveau, qui nage dans le folk.

«On veut qu'ils soient eux-mêmes et qu'ils expriment ce qu'ils ont à exprimer, renchérit Bruno Robitaille-. Je préfère un show diversifié, voire éclaté, que d'unifier la patente pour faire quelque chose au milieu...» Bref, l'ordinaire n'a pas sa place dans une telle soirée, peut-on lire entre les lignes.

Pour s'en assurer, la gang a fait appel à un «band de feu» - composé de Christian Martin et Jean-Luc Éthier, qui enseignent tous deux à l'École, Karl Surprenant et Marc-André Larocque -, mais aussi à l'auteur-compositeur-interprète Tire le Coyote.

L'artiste à la voix particulière, qui viendra partager la scène avec les finissants, a d'ailleurs fait grand effet sur eux. «Il est tellement fin! , confie Tania Cardinal. On l'a rencontré durant trois heures. C'est quelqu'un de groundé, profond et généreux. C'est une belle âme.»

Tire le Coyote a pourtant mis du temps à percer le marché de la musique, ce qui en fait une inspiration pour les jeunes de l'École. «Il nous a dit de ne pas perdre espoir», glisse Félix Belliveau.

Mis en scène par Gaële, qui est aussi professeur à l'École, le spectacle fera place à la pop, au folk, au new age, au pop-rock, au progressif et même au slam, dans une moindre mesure. En plus de leur prestation individuelle, les finissants chanteront ensemble, accompagneront Tire le coyote et assureront les choeurs pour tout un chacun. Le tout, assure-t-on, lié par un beau fil conducteur.

Le grand patron de l'École résume l'événement en ces mots. «Pour le public, c'est l'occasion de venir voir de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes en émergence. En soi, c'est un super spectacle avec 20 personnes sur scène. Qui sait, parmi les 14 finissants, il y a peut-être de futurs Salomé Leclerc, Alex Nevsky, Lisa LeBlanc ou Damien Robitaille, qui sont tous passés par l'École avant eux? Ça permet de voir les artistes avant tout le monde!»

Tout est en place. Pour boucler la boucle de cette riche aventure, il leur reste maintenant à croiser les doigts pour que le public se pointe à la fête.

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