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Palme d'or: Dolan a eu espoir «pendant une fraction de seconde»

En plus d'avoir décroché le Grand prix -... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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En plus d'avoir décroché le Grand prix - considéré comme la deuxième place du palmarès après la Palme d'or -, Xavier Dolan est reparti de la Croisette avec en poche le Prix du jury oecuménique.

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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Magdaline Boutros
La Presse Canadienne
Montréal

Après avoir remporté le Grand prix du Festival de Cannes pour son film Juste la fin du monde, le réalisateur québécois Xavier Dolan était de retour à Montréal lundi après-midi.

En point de presse à son arrivée à l'aéroport Montréal-Trudeau, il a dit avoir été très affecté par les critiques négatives qui sont sorties après la projection de presse, mercredi dernier.

«Ce n'est pas dur d'accepter la critique, mais c'est dur d'accepter la cruauté, et Cannes est un endroit très passionné et qui peut être très cruel parfois», a-t-il noté d'entrée de jeu en répondant aux questions des journalistes.

Le jeune réalisateur a toutefois compris, dès la projection publique de jeudi, que son film avait «trouvé sa place» dans le coeur des spectateurs et, éventuellement, du jury.

Xavier Dolan - qui n'a jamais caché son ambition de décrocher un jour la Palme d'or - a assuré ne pas avoir été déçu de quitter la Croisette avec le Grand prix, la deuxième place du palmarès.

«Ce n'est une pas une déception pendant une fraction de seconde, c'est un espoir d'une fraction de seconde, a-t-il expliqué. L'espoir de se dire ''ben, si le prochain c'est pas nous, on vient de gagner la Palme''.»

Puisque l'organisation du Festival avait sollicité sa présence pour la remise des prix, Xavier Dolan savait qu'il remporterait un honneur, sans toutefois savoir lequel.

Le Grand prix étant l'avant-dernière récompense décernée, s'il n'était pas nommé, il gagnait de facto la Palme d'or.

«Je n'ai pas besoin de Palme d'or dans la vie, a-t-il certifié. J'ai besoin de sentir que les films que je fais et la façon dont je les fais et la façon dont je raconte mes histoires, que tout ça, est compris, apprécié et a un destinataire.»

Premier Québécois

En décrochant le Grand prix dimanche, le réalisateur de 27 ans a marqué l'histoire en mettant la main sur la plus haute distinction jamais remportée par un Québécois à Cannes.

En 1997, le cinéaste canadien Atom Egoyan avait également remporté le Grand prix pour son long métrage De beaux lendemains (The Sweet Hereafter).

«Juste la fin du monde» - qui sortira en salles à l'automne - est une adaptation cinématographique de la pièce du dramaturge français Jean-Luc Lagarce, mort en 1995.

Le film, tourné à Laval, raconte l'histoire d'un homme qui retourne dans son village natal pour annoncer sa mort prochaine aux membres de sa famille.

«Tout refait surface en un après-midi», soutient le réalisateur, parlant d'un film «très chargé», qui «crie le désespoir».

«C'est un film à fleur de peau. Il y a des cris, des frustrations, et oui bien sûr, des éclats, mais en-dessous et entre les lignes, il y a énormément de souffrance», explique-t-il.

Une oeuvre dans laquelle les silences, la tension, les secrets «racontent l'histoire mieux que n'importe quelle phrase du film».

La fin d'un cycle

Ce sixième long métrage de Xavier Dolan jouit d'une distribution prestigieuse. Les acteurs français Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Vincent Cassel, Léa Seydoux et Marion Cotillard s'y donnent la réplique.

Celui qui avait remporté le prix du Jury pour Mommy en 2014 voit dans son prochain film, The Death and Life of John F. Donovan, le point d'orgue d'un cycle de son oeuvre.

«Ça va être la fin d'un cycle où j'ai été très intime, ensuite très personnel et maintenant, j'ai envie de m'ouvrir à quelque chose de plus hasardeux, d'un peu plus inconnu», mentionne-t-il.

Xavier Dolan souhaite explorer les films de genre ou encore les films d'horreur, mais pas avant d'avoir tenté sa chance à la télévision. Le jeune réalisateur a révélé avoir deux projets de série télé en marche.

Cette expérience cannoise aura donc été «tout en contraste» pour Xavier Dolan. Parions que «le boss de la Croisette», tel que l'a surnommé le magazine français Les Inrockuptibles, n'a pas encore dit son dernier mot à Cannes.

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