Tocadéo: l'union fait la force

«On voit l'effet qu'on a à quatre et... (Fournie)

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«On voit l'effet qu'on a à quatre et on n'est pas certains de vouloir retourner en solo. Tocadéo, c'est très ancré en nous», affirme Dany Laliberté (troisième sur la photo), qu'on voit ici avec ses trois complices, Benoit Miron, Patrick Olafson et René Lajoie.

Fournie

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Ils sont deux ténors et deux barytons. En choisissant, en 2008, d'unir leurs voix et leurs personnalités, ils ont trouvé la recette gagnante pour s'attirer un public fidèle, multiplier les albums et vendre des billets de spectacle par milliers. Les choses vont bien pour Tocadéo.

Depuis la naissance du groupe, les visages n'ont pas changé. Dany Laliberté, René Lajoie, Benoit Miron et Patrick Olafson sont toujours là. «C'est la même gang qu'au début. On s'aime trop!» , lance Daniel Laliberté en riant.

«En fait, on est plus amis que jamais. On n'aurait jamais pu faire un projet comme ça par audition, parce qu'une telle complicité n'aurait pas été possible.»

Le chanteur le reconnaît: même si chaque membre menait une carrière solo avant leur rencontre, l'idée de se regrouper aura été un pari gagnant. «À quatre, on est drôlement plus forts. L'intérêt des gens s'est établi sans forcer la main. Quand on a un bon produit et les bonnes personnes, tout s'installe naturellement.»

Mais qu'est-ce qui plaît tant au public - dont la majorité est constituée de femmes? Dany Laliberté ne tourne pas autour du pot: «On offre au public ce qu'il veut entendre, c'est-à-dire des chansons qu'il connaît. À quatre voix, ça apporte une autre dynamique aux chansons. Les gens aiment aussi le fait que malgré notre image de gars propres, on ne se prend pas du tout au sérieux. On a des textes rigolos.»

Pas pour rien que les interprètes arrivent sur scène en veston-cravate, pour «s'alléger»  tranquillement et se mettre à danser. «C'est mieux quand un spectacle n'est pas linéaire. On s'amuse!» , dit-il.

Avec le temps, fait-il remarquer, les gens ont pris conscience que le quatuor n'hésitait pas à jouer la carte de l'humour et qu'il ne faisait pas que de l'opéra. «On touche à toutes les époques et à différents styles. Ça nous a permis d'élargir notre public petit à petit.»

Ils chantent elles

Les gens de la région auront l'occasion de constater tout cela samedi soir, lors du spectacle Ils chantent elles que Tocadéo présentera au Palace de Granby. Leur toute première visite dans cette salle en huit ans.

Accompagné du pianiste Marc-André Cuierrier et de la violoniste Nathalie Bonin, le groupe livrera 25 numéros, dont plusieurs pots-pourris, couvrant les années 50 à aujourd'hui. Comme le titre l'indique, ils reprendront plusieurs succès de voix féminines célèbres.

«Après environ 80 spectacles, on est rodés. C'est construit sur une ligne émotionnelle. Les gens vont rire, pleurer et ils vont être surpris», assure Dany Laliberté.

Hyperactifs

Depuis 2008, Tocadéo a maintenu un tempo impressionnant avec d'innombrables spectacles et la production de pas moins de six albums. De là l'avantage d'être des interprètes, affirme Dany Laliberté. «On n'a pas à attendre pour créer. On n'arrête jamais, c'est ce qui explique notre succès. C'est un rythme un peu épuisant, mais c'est stimulant. On n'est pas dans nos pantoufles. À chaque nouveau projet, c'est comme s'il nous fallait reconquérir le public.»

La preuve en est que dès la fin de la tournée actuelle, cet automne, ils amorceront une nouvelle série de concerts de Noël. «Et tant qu'à faire un nouveau show, on s'est dit "Pourquoi pas un nouvel album de Noël live en studio devant public? " On l'enregistrera au mois d'août.»

Ce dernier assure que pour lui et ses complices, cette enfilade de projets n'est pas une question d'argent. «On a fait le choix d'être présents longtemps et on prend les moyens pour y arriver. Il faut se réinventer.»

Manifestement, il n'est pas question pour eux de mettre fin à l'aventure. «On voit l'effet qu'on a à quatre et on n'est pas certains de vouloir retourner en solo. Tocadéo, c'est très ancré en nous.»

Mais malgré leur horaire chargé, les artistes tiennent à conserver leurs intérêts personnels. Un est propriétaire d'une boîte de production, l'autre possède un resto, le troisième fait du doublage et de la mise en scène, un autre a une compagnie de lettrage. «On pourrait vivre de Tocadéo, mais on conserve tous nos activités connexes. Ça nous ramène sur terre avec le vrai monde.»

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