Le géant du country Merle Haggard est décédé

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Maître de la guitare, du violon et de la composition, Merle Haggard a connu une carrière de plus de 40 ans et enregistré des dizaines d'albums et de succès.

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Kristin M. Hall
Associated Press
Nashville

Le géant du country Merle Haggard, qui célébrait les hors-la-loi, les sous-estimés et sa fierté nationale dans des succès comme «Okie From Muskogee» et «Sing Me Back Home», est décédé mercredi, jour de son anniversaire, à l'âge de 79 ans.

Le gérant du chanteur, Frank Mull, a confirmé que la légende du country était décédée d'une pneumonie à Palo Cedro, en Californie. La maladie l'avait d'ailleurs empêché de présenter plusieurs spectacles de son ambitieuse tournée, cette année.

Maître de la guitare, du violon et de la composition, le chanteur intronisé au panthéon de la musique country a connu une carrière de plus de 40 ans et enregistré des dizaines d'albums et de succès.

La Maison-Blanche a qualifié Merle Haggard de «légende» et a indiqué que le président Barack Obama était en prières et en pensées avec la famille du chanteur.

Merle Haggard, en compagnie d'une autre vedette country californienne, Buck Owens, a développé le Bakersfield Sound, un genre contrastant avec les sonorités alors populaires à Nashville, dans les années 1960.

Dans ses chansons, Haggard poussait la réflexion sur son enfance, le mariage et les difficultés du quotidien, racontant des histoires de honte et de rédemption. Ses chansons les plus appréciées incluent la balade «Sing Me Back Home», les hommages à sa mère «Mama Tried» et «Hungry Eyes», la romantique «Today I Started Loving You Again» et les chroniques d'un col bleu «If We Make It Through December» et «Workin» Man Blues».

Un artiste engagé

Le public général l'a surtout connu grâce à «Okie From Muskogee», un hymne patriotique lancé en 1969, pendant la guerre du Vietnam. La chanson, dont les paroles s'opposaient aux prétentions antiguerre du mouvement hippie, a fait de lui un héros auprès des conservateurs.

L'opinion du musicien envers la culture hippie s'est toutefois adoucie au fil du temps et il a enregistré «Big Time Annie's Square», un hommage à une jeune hippie et son «monde de fous». Plus récemment, il a appuyé des politiciens démocrates bien connus. En 2007, il a dévoilé une chanson appuyant Hillary Clinton et deux ans plus tard, il a écrit «Hopes Are High» pour commémorer l'inauguration de Barack Obama. Dans «America First», il s'est même opposé à la guerre en Irak.

En 2008, les médecins ont remarqué une tache sur un de ses poumons, mais le chanteur a annoncé qu'il ne voulait pas se faire soigner. Ses amis et les membres de sa famille ont cependant réussi à lui faire changer d'avis. Sa tumeur a donc été retirée et il a promis de continuer à donner des spectacles.

«Lorsque j'arrêterai de faire (des tournées), le prochain gros événement sera mes funérailles, avait-il déclaré à l'Associated Press en 1990. Elles me gardent jeune.»

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