Carmen Belzile: écrire pour faire du bien

L'auteure granbyenne Carmen Belzile.... (photo Alain Dion)

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L'auteure granbyenne Carmen Belzile.

photo Alain Dion

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

En écrivant son deuxième roman, Comme l'envol des oies, Carmen Belzile était bien loin de se douter qu'elle figurerait aux côtés de romancières d'envergure internationale comme Jackie Collins. La Granbyenne est devenue récemment la première auteure québécoise publiée dans la collection Charleston aux éditions Guy Saint-Jean.

Ouvertement destinée «aux femmes avides d'émotions et d'évasion», cette collection leur propose des livres qui rendent heureuses, peut-on lire dans la note de l'éditeur. Comme l'envol des oies rejoignait ce public cible.

«Je n'avais pas envoyé le manuscrit pour cette collection en particulier, mais on m'a dit que l'histoire répondait aux critères. Ils m'ont fait étoffer un peu l'histoire d'amour, mais elle était déjà présente. Ce livre est avant tout une histoire de reconstruction. J'aime écrire sur la capacité des gens à rebondir», explique Carmen Belzile.

Anne, son personnage principal, faisait partie de son premier ouvrage, La Maison aux lilas, paru chez JCL en 2012. Mais il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier pour entamer Comme l'envol des oies, indique Mme Belzile. «Ce n'est pas une suite, c'est juste un clin d'oeil.»

Anne, donc. Riche et auréolée de succès, elle perd tout du jour au lendemain et décide de reprendre sa vie en main, dans un petit village surplombant le Saint-Laurent. Sa renaissance passera par des retrouvailles, de nouvelles rencontres et la restauration d'une vieille bicoque abandonnée.

«Pour moi, les maisons sont le reflet des gens qui les habitent. En rénovant ce vieux chalet, elle reconstruit son existence, résume la travailleuse sociale à la retraite. Je voulais prendre un personnage qui était dans le paraître, l'avoir et le flafla pour l'amener doucement vers l'être.»

Certains éléments vécus par des gens croisés dans sa carrière en travail social lui servent d'ailleurs d'inspiration, dans une certaine mesure. «Ce n'est pas l'histoire de quelqu'un en particulier. C'est plus un point de départ.»

Dans son petit carnet à idées, la dame prend constamment des notes pour ses prochains romans. Le prochain est terminé et déjà remis à son éditeur. Un autre est sur le feu. «Mais je ne tiens rien pour acquis», précise-t-elle.

Cette occupation de retraite - née d'un besoin et perfectionnée à travers des ateliers et des camps littéraires - prend beaucoup de son temps. Elle refuse toutefois de la voir comme une obligation.

«Je ne veux pas écrire sous pression. Je veux juste être dans le plaisir. Je ne me sens pas non plus obligée d'écrire pour la collection Charleston...»

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