Les beaux rôles de Danny Gilmore

L'année 2016 démarre en force pour le comédien... (Fournie)

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L'année 2016 démarre en force pour le comédien Danny Gilmore.

Fournie

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Qu'il incarne un clown fantasque à la télé, qu'il déclame de longues tirades classiques au théâtre ou qu'il tourne un suspense haletant, Danny Gilmore «prend son pied», pour reprendre sa propre expression. En fait, cette variété de registres nourrit profondément l'artiste natif de Farnham. La Voix de l'Est a voulu prendre de ses nouvelles. «J'adore les rôles tout en contrastes. Je déteste la routine. Travailler dans une usine durant 50 ans, ce n'était pas pour moi», lance-t-il d'entrée de jeu.

On peut donc le voir à TVA dans Les Jeunes loups dans le rôle de Philippe St-Pierre, jeune journaliste qu'il décrit comme «brillant, ambitieux et charmeur».

À Télé-Québec, il s'éclate complètement sous les traits du cowboy Djingo dans l'émission pour enfants Salmigondis. «Notre mandat, c'est de divertir les enfants, de les déstresser. On tourne la deuxième saison et on espère une troisième, dit-il. La machine est de plus en plus huilée. Je le connais mon Djingo. Je lui trouve des couleurs différentes. C'est un clown, alors tout est permis!»

Depuis ses débuts en 1994, Danny Gilmore a exploré tous les domaines, du cinéma aux planches, en passant par le petit écran. Et il s'insurge contre les barrières qu'on érige parfois entre les genres. «Il y a un public pour tout et j'espère continuer à toucher à tout. Même si le jeu est différent, je prends mon pied autant comme acteur au cinéma qu'au théâtre et à la télé.»

Ce besoin de diversité est d'ailleurs assez fort pour lui faire dire qu'il serait prêt «à accepter les creux pour pouvoir jouer des rôles différents».

Occupé

Pour l'instant, toutefois, sa carrière et sa vie l'occupent à plein. L'année 2016 va bien. Tellement qu'il a dû, récemment, refuser des offres. «Certains comédiens qui font des émissions pour enfants ne prennent pas d'autres engagements. Moi j'ai fait d'autres choses. Et j'ai un bébé en plus. Ça commence à faire beaucoup!», dit-il.

Le comédien a fait quelques apparitions dans la peau de Bertrand dans Unité 9. Il sera également de la distribution du thriller psychologique Séquelles, présenté à compter du 6 avril à Séries+. Dans cette minisérie - adaptée du roman Le Cri du cerf et tournée dans la région -, Danny Gilmore incarne l'inspecteur Todd Dawson, qui veille sur sa collègue Kate McDougall, jouée par Céline Bonnier. «Céline, c'est la crème de la crème des actrices au Québec», laisse-t-il tomber avec admiration.

Artiste dans l'âme

Celui qui partage aujourd'hui les plateaux de tournage avec les plus grands noms du milieu s'est pourtant cherché un moment avant de trouver sa vocation artistique. «J'étais pas mal indécis sur ce que je voulais faire dans la vie. Je n'avais pas une très grande culture. C'est en faisant de l'impro au secondaire, à la polyvalente Jean-Jacques Bertrand, que les portes se sont ouvertes.»

Devenir comédien a comblé un besoin plus grand que lui, un contour de sa personnalité qu'il n'arrivait pas à saisir. «J'ai toujours eu l'impression d'être différent... De ne pas avoir la même sensibilité, la même vision des choses. La beauté, je la voyais dans les arts. Quand j'ai pu monter sur une scène, c'est venu répondre à quelque chose.»

Le comédien est né à Farnham et l'a quittée à l'âge de 17 ans pour explorer cette vocation. Son passage en théâtre au Cégep de Saint-Hyacinthe a toutefois été bref. Après une seule session, il s'est fait jeter «joyeusement» dehors, raconte-t-il. «Je ne travaillais pas assez bien. Et j'ai toujours eu de la difficulté avec l'école et l'autorité», confie-t-il.

C'est plutôt grâce à son talent naturel, ses amitiés et ses contacts qu'il s'est rendu où il est aujourd'hui. Et ce n'est pas terminé. «Je ne suis pas juste comédien. J'écris aussi des courts-métrages et des longs-métrages.»

Son rêve ultime? «Écrire une série, refiler ça à un réalisateur et jouer dedans!»

Racines

Le père de Danny Gilmore habite encore à Farnham. Il ne retourne pas très souvent dans son patelin natal, mais ses souvenirs de l'endroit, assure-t-il, sont impérissables.

«On avait un grand sentiment de liberté. On prenait des lifts de train jusqu'au centre-ville! Je ne laisserais jamais faire ça à mes enfants aujourd'hui!», lance-t-il, un sourire dans la voix. «En même temps, on était très protégés. Tout le monde se connaissait et on savait qu'on pouvait aller cogner à n'importe quelle porte si on était mal pris.»

«Chaque fois que je vais à Farnham, poursuit-il, je revois des gens que je connais et j'adore ça. Et ce que j'aime encore plus, c'est quand mes amis Facebook que j'ai connus à Farnham m'envoient des commentaires.»

«Il y a une phrase que j'aime beaucoup du groupe The Milk Carton Kids qui dit: ''Partout où on va, on est l'enfant d'où on vient''(''Wherever we go we are the child of where we came''). C'est tellement vrai!»

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