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Prix littéraire des collégiens: le plaisir de lire et d'en parler

Dominic Marcil, enseignant en littérature, les étudiants Kaïna... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Dominic Marcil, enseignant en littérature, les étudiants Kaïna Davignon et Maxime Lusignan-Laplante, ainsi que l'enseignante Madeleine Poulin sont tous engagés dans le Prix littéraire des collégiens 2016.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Quel auteur québécois gagnera, cette année, le coeur des étudiants des cégeps de la province? D'ici le dévoilement, en avril, du Prix littéraire des collégiens 2016, plus de 700 jeunes sont en plein blitz de lecture pour déterminer leur ouvrage préféré. Des cégépiens de Granby y participent.

Neuf jeunes lecteurs passionnés ont levé la main quand est venu le temps de s'inscrire à cette activité parascolaire. Recrutés en décembre dernier pour leur permettre de lire durant les vacances des Fêtes, ils se seront rencontrés à cinq reprises durant la session d'hiver pour échanger sur leurs découvertes.

Pour cette 13e édition, cinq oeuvres leur sont imposées. L'année la plus longue de Daniel Grenier, Ce qu'il reste de moi de Monique Proulx, Demoiselles-cactus de Clara B.-Turcotte, La nageuse au milieu du lac de Patrick Nicol et Six degrés de liberté de Nicolas Dickner.

«L'idée, c'est de développer leur sens critique, les inviter à argumenter. La sélection n'est pas faite en fonction des goûts, mais plutôt en fonction de la qualité littéraire», explique Dominic Marcil, professeur de littérature qui s'occupe de l'activité au Cégep de Granby avec sa collègue Madeleine Poulin.

«On est des guides. On n'est pas là pour les influencer, mais plutôt pour alimenter les discussions, fait-il remarquer. Ça amène chez eux une façon différente de lire.»

«Il n'y a pas de travaux ou d'examens liés à ça. On n'est pas dans un contexte de cours. On est ici parce qu'on partage tous la même passion pour la lecture», ajoute Mme Poulin.

Quand La Voix de l'Est est allée à leur rencontre récemment, les lecteurs avaient lu trois des cinq ouvrages. Ces jours-ci, ils ont le nez plongé dans le livre de Monique Proulx.

Deux d'entre eux assistaient à la rencontre. Pour Kaïna Davignon, cet exercice permet notamment de mieux connaître ce qui s'écrit au Québec. «Parfois, c'est complètement en dehors de notre univers. Mais même si ce n'est pas mon genre, je suis capable d'apprécier l'oeuvre et de reconnaître ses qualités. En même temps, on découvre des auteurs», fait remarquer l'étudiante.

«Cette activité facilite la route vers le livre. On comprend mieux les différents styles littéraires. Ça nous force à ouvrir nos horizons», croit pour sa part Maxime Lusignan-Laplante, qui lit «pour entrer dans un autre univers, pour vivre un peu à l'écart du monde l'espace d'un moment».

Un coup de coeur à ce jour? «C'est un peu tôt pour se positionner», laisse entendre M. Marcil.

«À la fin, on devra s'entendre sur une sélection locale. Un étudiant d'ici sera ensuite envoyé à la sélection nationale pour défendre notre choix», ajoute l'enseignant.

Le Prix littéraire des collégiens, doté d'une bourse de 5000$, sera décerné lors du Salon international du livre de Québec le 15 avril.

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