Plaire et se faire plaisir

Maxime Landry raconte que, tout jeune, il était... (Fournie)

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Maxime Landry raconte que, tout jeune, il était le seul guitariste de sa famille, et qu'il apprenait des chansons country pour faire plaisir à ses grands-parents. «Et je me suis fait prendre au jeu!»

Fournie

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Chassez le naturel, il revient au galop. Depuis qu'il est tout petit, Maxime Landry s'est fait bercer par le country. Comme dans une grosse doudou réconfortante. Instinctivement, ses pas l'ont donc ramené vers cet univers où il se sent si bien.

Depuis la sortie, en 2014, de 3e rue Sud - l'adresse de la maison de son enfance -, l'auteur-compositeur-interprète s'amuse comme un fou. «Je me gâte. Cette tournée, je voulais que ce soit un gros party de famille. Je fais notamment une demi-heure de vieilles chansons que tout le monde connaît. Ça nous fait revivre des souvenirs, au public et à moi.»

Il raconte que, tout jeune, il était le seul guitariste de sa famille, et qu'il apprenait des chansons country pour faire plaisir à ses grands-parents. «Et je me suis fait prendre au jeu!»

L'artiste fait d'ailleurs remarquer que tous ses albums précédents portaient déjà une certaine sonorité country. Pour 3e rue Sud, «ce sont les chansons qui ont décidé au fur et à mesure en studio», dit-il.

Une vie publique

Né dans l'oeil du public en 2009 à l'émission Star Académie, Maxime Landry assure s'être rapidement acclimaté à la popularité. «C'est ma vie. J'ai toujours fait des métiers publics. Je chantais dans les bars à 12 ans, j'ai travaillé dans des restaurants. Je suis bien avec le monde. Les gens viennent me voir et ils sont toujours gentils avec moi!», lance-t-il en riant.

Forcément, cette aisance transparaît sur scène. «Je carbure aux shows et aux gens. C'est naturel pour moi», dit-il. Cette tournée, ce n'est donc pas du travail, «c'est du bonbon». «Je ne me tannerai jamais de faire ça.»

Selon lui, la formule de ce spectacle convient parfaitement à sa personnalité. Tellement qu'en coulisses, le trac n'a même plus sa place. «Le stress est complètement absent. Il y a eu comme un déclic au début de la tournée...»

La présence sur scène de la chanteuse Amélie Veille et du duo Mountain Daisies (Ariane Ouellet et Carl Prévost) y est peut-être pour quelque chose. En leur compagnie, Maxime Landry a développé un spectacle intime qui, dit-il, «tourne souvent au délire».

À 28 ans, sa voix a-t-elle gagné en assurance et en qualité? «C'est ce qu'on me dit. Si je compare les albums aussi, je remarque que ma voix est plus mature. Il y a une évolution depuis mes débuts», laisse-t-il entendre en avouant qu'il n'a pas de mérite; les leçons de chant et les longs préparatifs ne font pas partie de sa routine! Là aussi, tout lui vient de façon naturelle.

Pour ceux que cela intéresse, Maxime Landry est en pleine écriture de son prochain album, qu'il espère sortir en 2017. Après lui avoir un peu tiré les vers du nez, on peut vous dire qu'il s'agira d'un album de pièces originales, qui viendra combler ses talents de raconteurs. Quant à savoir s'il sera encore une fois de facture country, ça reste à voir. «On verra la direction qu'il prendra une fois en studio...»

Auteur passionné

Entre écrire des chansons et écrire des romans, il n'y avait qu'un pas que Maxime Landry a osé franchir. Son premier livre, Journal d'un disparu, lancé en février 2015, était, dit-il, une chanson à la base. Le problème, c'est qu'il avait trop de choses à dire sur le sujet. «Elle est restée dans mes tiroirs longtemps, et elle a fini en livre.»

Ceux qui ont apprécié ce premier livre auront bientôt de quoi se mettre sous la dent, car le prochain, intitulé Tout mon temps pour toi, sort dès le 20 avril prochain. Son éditeur lui ayant fixé un échéancier, il a dû s'atteler à la tâche. «Dès la fin de ma mini-tournée en août dernier, je suis allé écrire dans ma maison en Beauce. C'était intense. J'ai parfois travaillé jour et nuit.»

Comme dans le cas de Journal d'un disparu, Tout mon temps pour toi est aussi une chanson «qui s'éternisait» et qui est devenue un bouquin. Le sujet: l'urgence de vivre. «Le temps a toujours été important pour moi. J'ai un peu une fixation là-dessus... J'ai tout le temps peur de manquer de temps.»

On sent que le chapeau d'écrivain lui plaît désormais autant que celui de chanteur. «Oui, j'ai vraiment découvert quelque chose. D'ailleurs, mon troisième livre est déjà en écriture.»

Mais comment fait-il pour mener tant de projets à la fois? «Je ne manque de rien dans ma vie, sauf de temps!»

On y revient toujours.

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