Indomptable Sally Folk

Sally Folk aime écrire et chanter «sur l'amour,... (photo Philippe S. Daaboul)

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Sally Folk aime écrire et chanter «sur l'amour, le désamour et les relations personnelles».

photo Philippe S. Daaboul

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Coquine, coquette, pétillante, théâtrale... Depuis son arrivée sur la planète musique, Sally Folk inspire les compliments et brasse joliment les conventions.

Sous ses airs ingénus, l'auteure-compositrice-interprète, qui sera de passage à l'église Emmanuel de Cowansville ce soir, cache cependant une artiste bosseuse et ambitieuse.

Son succès, fait-elle remarquer, elle le doit d'abord à son équipe. «Il faut trouver chaussure à son pied. Et j'ai une très bonne boîte - le Groupe Entourage - qui me supporte. Ils sont très forts en marketing; ça fait une différence. Sinon, c'est la réponse du public et des radios à la chanson Heureux infidèles qui a fait la différence. Le reste, je suis allée le chercher une personne à la fois.»

La jeune trentenaire avoue néanmoins être arrivée dans le milieu de la chanson «très naïvement». «C'était un exutoire pour moi, un projet à côté de mes autres occupations. Je voulais que ça fonctionne, mais je n'aurais pas pu prédire ce succès. Mais pour moi, ce n'est pas encore réglé; j'ai encore plein de choses à faire!»

Disciplinée, Sally Folk écrit une heure chaque jour, en puisant son inspiration dans ce qui se passe autour d'elle. «Et quand ma vie est plus tranquille, je m'inspire de celle de mes copines!», dit-elle. «Je suis une fille qui réfléchit et qui lit beaucoup. Je peux passer toute une journée dans le silence.»

De cette introspection émergent des chansons. Beaucoup de chansons.

Suite logique

Sorti il y a presque un an, son album Deuxième acte, dit-elle, était la suite logique de son premier, qui portait son nom. «Plusieurs chansons étaient écrites avant l'éponyme. Tout se suit. Je parle d'amour, de désamour, de relations personnelles. Je suis contente que Deuxième acte soit bien reçu. Et ça me permet de faire un show encore plus complet.»

Chose certaine, Sally Folk assume complètement son matériel. Cet album, elle n'y changerait rien.

«Je n'efface jamais rien. Ce qui est fait est fait, et ça fait partie de mon histoire. On ne revient pas sur une oeuvre. En début de carrière, on cherche la sécurité et l'approbation, mais je me suis rapidement rendu compte que je ne pouvais pas plaire à tout le monde.»

Même son «comité d'écoute» - composé de ses proches -, ne reçoit pas toujours ses chansons de la même manière. «Les gars et les filles n'aiment pas les mêmes choses. À l'écoute de Les rideaux clos par exemple, leurs réactions étaient bien différentes.»

Si on la connaît déjà impertinente, sachez que son prochain opus - bien avancé et qu'elle espère lancer en octobre - adoptera un ton encore plus caustique. «Il est méchant!», lance-t-elle en riant. «Le premier album parlait de vulnérabilité, le second d'affirmation féminine. Là, il y a comme un besoin de vengeance. C'est plus vindicatif, encore plus affirmé.» Et à prendre encore plus au second degré, pourrait-on ajouter.

Sur scène

En attendant, le spectacle qu'elle promène depuis quelques mois comprend ses chansons les plus populaires qu'elle parsème à travers son répertoire, et auquel s'ajoutent quelques reprises inspirantes, comme Mon mec à moi.

Mais elle ne fait pas que chanter, Sally Folk, elle jase aussi beaucoup sur scène. Pour créer un lien avec son auditoire, et pour bien lui faire comprendre le sarcasme et l'ironie qui teintent son art.

Ce qu'elle cherche à créer sur scène, c'est une impression de légèreté, explique-t-elle. «Je veux de la coquetterie aussi. On parle souvent de l'amour comme quelque chose de tragique, mais il y a une ironie derrière ça. J'y mets une grosse dose d'autodérision.»

L'auteure-compositrice-interprète se défend par ailleurs d'être prisonnière de son style vintage très typé, devenu en quelque sorte sa marque de commerce. «Dans Deuxième acte, il y a de la chanson française, de la bossa-nova, du rock des années 80... Oui, je tripe sur les Supremes, les Beatles et Elvis, mais je me permets aussi d'aller vers d'autres styles.» Quant à son allure des sixties, elle le conservera tant et aussi longtemps qu'il lui plaira. «Je n'ai aucune crainte de changer, mais pour l'instant, je suis bien là-dedans.»

 

Le spectacle à Cowansville affiche complet. Sally Folk reviendra cependant dans la région le 30 mars prochain, cette fois au Palace de Granby.

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